Date de la Halacha: 2 Cheshvan 5776 15 octobre 2015
Cette Halacha est dédiée à la prompte et totale guérison de mon beau père Its'hak Ben ‘Aisha (BENICHOU) d’Ashdod, de Charly Israël Ma’hlouf Ben ‘Aisha (BENICHOU) d’Ashdod, de Ménou’ha Eliana Bat Esther (Réfouat Ha-Néfesh Ou-Rfouat Ha-Gouf), et de Eliahou Ben Myriam (LASRY), Caroline Elasri Bat Emma, Judith Yéhoudit Bat Méssa’ouda, Karine Fré’ha ‘Haya bat Ma’ha, Réphaël Chalom Ben Turkya, Serge Shim’on Ben Feïgle et de Maurice Moshé Ben ‘Aïsha (BENICHOU)
parmi tous les malades d’Israël.
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Demain vendredi 3 Mar-‘Hechvan est le jour anniversaire de la disparition de notre maitre, de notre père, de notre berger, Rabbénou Ovadia YOSSEF z.ts.l, et nous devons rappeler ses paroles, car nous buvons tous avec soif ses enseignements.
Dans l’éloge funèbre que notre maitre le Rav z.ts.l prononça lors de la disparition de son maitre le Gaon Rabbi ‘Ezra ‘ATTIE z.ts.l, qui fut le Roch Yéchiva de PORAT YOSSEF à Jérusalem, notre maitre le Rav z.ts.l cita les propos de nos maitres dans la Guémara Sanhédrin (92a) : « Celui qui enseigne la Torah dans ce monde-ci, méritera de l’enseigner dans le monde futur, comme il est dit : celui qui étanche la soif, lui aussi enseignera. »
Notre maitre le Rav z.ts.l posa une question sur cet enseignement :
A priori, quelle est donc la grandeur particulière pour un homme d’avoir le mérite d’enseigner la Torah dans le monde futur ?
Notre maitre le Rav z.ts.l expliqua à partir des propos de nos maitres dans la Guémara ‘Avoda Zara (5a) : « Rech Lakich dit : venons rendre hommage à nos ancêtres, car s’ils n’avaient pas commis la faute du veau d’or, nous aurions été considérés comme des êtres jamais venus au monde. » Rachi commente : si nos ancêtres n’avaient pas fauté dans le désert, ils seraient restés en vie à tout jamais, et comparativement à eux nous ne valons rien du tout, car au sujet de la génération du désert il est dit : « J’ai dis que vous étiez des dieux, des enfants du Très-Haut », ce qui signifie qu’ils ne devaient jamais mourir. Ce n’est qu’à cause de la faute du veau d’or qu’il a été dit ensuite à leur sujet : « Pourtant, vous mourez comme des hommes, et vous tomberez comme n’importe quel prince. »
Toute la grandeur des contemporains dans leurs générations n’est donc que très relative puisque leurs prédécesseurs ont déjà disparus de ce monde.
Lorsqu’un Tsaddik (homme juste) des dernières générations quitte ce monde, son âme se dirige vers les trésors célestes, vers le monde des âmes, et dans la Yéchiva céleste se trouvent tous les saints Tanaïm (sages de la Michna) et Amoraïm (sage du Talmud), ainsi que tous les Guéonim et décisionnaires médiévaux et des derniers siècles, tous se trouvent là-bas. Or, nos maitres enseignent (‘Erouvinn 52a) : « Le cœur des premiers sages de la Torah – comme Rabbi ‘Akiva et ses compagnons – était aussi large (en connaissances) que le Oulam (pièce principale dans le Temple), et celui des derniers sages de la Torah – comme Rabbi ‘Hiya et Rabbi Hocha’ya – était aussi large que le Hé’hal (autre pièce du Temple, moins large que la précédente). Rabbi Yo’hanann ajoute : Et nous, notre cœur est comme le chat d’une aiguille. »
Selon cela, comme peut-on concevoir qu’un sage des dernières générations puisse avoir la force de faire entendre sa Torah en présence des géants de la Torah des générations précédentes ?
Mais en réalité, le Tsaddik qui a œuvré toute sa vie afin d’enseigner la Torah au peuple d’Israël, pour grandir la Torah et la fortifier, lorsqu’il se présente à la Yéchiva céleste, Hachem lui-même dans toute Sa gloire lui enseigne la Torah, comme il est dit : « Moi Hachem ton D.ieu je t’enseignerais de façon utile, je te guiderais dans le chemin que tu emprunteras. » Il élargira son esprit dans la connaissance, au point d’être apte à enseigner lui aussi la Torah, et se réalisera en lui ce qui est dit : « Je parlerais de tes lois devant des rois sans avoir honte ».
Il y a donc une grandeur incommensurable pour celui qui a le mérite d’enseigner la Torah dans le monde futur, et c’est pourquoi le verset dit : « celui qui étanche la soif, lui aussi enseignera », ce qui signifie que même là où se trouvent les géants de la Torah de toutes les générations passées, lui aussi enseignera.
Notre maitre le Rav z.ts.l débuta son parcours dans la décision Halachique et dans la direction du public en installant avant tout la certitude que nous sommes insignifiants devant nos maitres des générations précédentes. De ce fait, lorsqu’on cherche son chemin dans la Halacha ou le comportement, nous devons lever les yeux vers les montagnes, vers les géants de la Torah des générations passées, vers les Tanaïm, vers les Amoraïm, vers les décisionnaires, et écouter leurs paroles qui nous indiquent le chemin à suivre.
C’est pour cela que la plupart des ouvrages de notre maitre le Rav z.ts.l sont remplis du rayonnement du Pilpoul (analyse d’arguments et de contre-arguments) et de la réflexion sur les propos des décisionnaires qui nous ont précédés, et il ne s’est jamais fié à sa compréhension personnelle, ni pour autoriser, ni pour interdire.
Lorsque notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l avait environ 24 ans, son maitre le Gaon Rabbi ‘Ezra ATTIE z.ts.l le fit siéger comme membre du Beit Din qu’il dirigeait, en compagnie du Gaon Rabbi Yéhouda CHAKO z.ts.l qui faisait partie des grands Guéonim de Jérusalem à cette époque. (Ce Beit Din dans lequel notre maitre le Rav z.ts.l a siégé était l’ancien Beit Din de Jérusalem qui fonctionnait encore il y a environ 60 ans, et c’est ce même Beit Din où siégèrent notre maitre le HYDA et d’autres grands Rabbanim de Jérusalem). Lorsqu’il y avait une trêve pendant les débats, notre maitre le Rav z.ts.l en profitait pour faire entendre ses commentaires personnels de Torah et ses décisions Halachiques au Gaon Rabbi ‘Ezra ATTIE et au Gaon Rabbi Yéhouda CHAKO, et ces derniers exprimaient leurs opinions sur ses propos. Notre maitre le Rav z.ts.l dit un jour : « je n’ai jamais tranché une Halacha selon mon opinion et mon analyse personnelle sur un sujet sur lequel Rabbi ‘Ezra ATTIE ne me donna pas son approbation, même lorsque je savais que j’avais raison, j’ai toujours annulé mon opinion Halachique devant la sienne. »
Voilà donc un véritable géant, qui a maitrisé tous les domaines de la Torah, et qui a malgré tout su se faire un maitre et annuler son opinion devant celle de son maitre.
Nous ne devons donc pas se fier à notre opinion, car nos prédécesseurs ont eu le mérite de fréquenter ceux qui les avaient précédés, et leur esprit était beaucoup plus limpide.
Par conséquent, gardons nous de nous considérer comme plus sages dans la Torah que ceux qui nous ont précédés. Au contraire, nous devons toujours les regarder, et marcher pas à pas dans leur voie.
En cette période, où malheureusement l’obscurité recouvre le monde, et où les valeurs élémentaires que nos parents nous ont transmis avec tellement de sacrifices vont en s’estompant, en particulier lorsque certains cherchent à établir des changements et à développer des réformes sur la religion de notre sainte Torah, nous nous devons de nous renforcer. Soyons heureux du mérite d’avoir un père ancien, d’avoir sur qui nous appuyer dans la décision Halachique, d’avoir la lumière nécessaire pour diriger le public. Continuons – avec l’aide d’Hachem – avec toutes nos forces à étudier la sainte Torah dans le droit chemin, d’éduquer nos enfants dans la Torah, de construire une génération bénie de gens droits, et ainsi, nous ferons en sorte que la Torah ne soit jamais oubliée d’Israël.
Avec l’aide d’Hachem, nous aurons le mérite de voir la Rédemption finale et totale, et nous aurons tous le mérite de nous élever de niveau en niveau de façon extraordinaire, et nous mériterons d’étudier la Torah avec une abondance spirituelle prophétique par Hachem lui-même depuis le ciel. Notre maitre le Rav z.ts.l se tiendra vivant parmi nous, et l’univers se rempliera de la connaissance d’Hachem comme l’eau recouvre la mer.
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