Halacha pour lundi 23 Kislev 5775 15 décembre 2014              

La Halacha est dédiée
Pour la guérison totale de Gabriel Ben Sultana (Teboul), Max Mordé'haï Ben Oraïda (Mimouni) parmi tous les malades d'Israël

Date de la Halacha: 23 Kislev 5775 15 décembre 2014

Catégorie: H’anouka


Un endroit où il n’y a pas de juifs à ‘Hanouka – La règle pour une base militaire (israélienne) éloignée

L’étude de cette Halacha est dédiée
aux innocentes victimes sauvagement assassinées en sanctifiant le Nom d’Hachem à l’heure de la prière dans une synagogue du quartier Har Nof à Jérusalem.
Que leurs âmes soient enveloppées du firmament de la vie, qu’ils se tiennent en prière en faveur des rescapés de leur peuple, afin que le crime et le malheur ne frappent plus notre pays, que le Père des orphelins et le Protecteur des veuves prenne en pitié les pauvres familles qui ont perdus leurs êtres chers, et qu’Il venge le sang innocent de Ses serviteurs, Amen.
Cette Halacha est aussi dédiée à la prompte et totale guérison de
mon beau père Its’hak Ben ‘Aisha (BENICHOU) d’Ashdod, de Charly Israël Ma’hlouf Ben ‘Aisha (BENICHOU) d’Ashdod, de Chim’on Ben Méssa’ouda (BENITAH) de Lyon, de Ménou’ha Eliana Bat Esther (Réfouat Ha-Néfesh Ou-Rfouat Ha-Gouf), et de Eliahou Ben Myriam (LASRY),
parmi tous les malades d’Israël,
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Dans les précédentes Halachot, nous avons expliqué que selon l’usage des Séfaradim, seul le chef de maison allume les Nérot ‘Hanouka avec bénédictions, et non les autres membres du foyer. C’est pour cette raisons que les jeunes étudiants en Yéchiva qui séjournent à la Yéchiva durant la fête de ‘Hanouka, s’appuient sur l’allumage effectué dans leurs foyers respectifs, et ils n’allument pas à la Yéchiva. (Selon l’usage des Achkénazim, ils allument les Nérot ‘Hanouka dans les chambres de la Yéchiva)

A présent, nous allons débattre d’une nouvelle notion qui touche l’allumage des Nérot ‘Hanouka.

MARAN écrit dans le Beit Yossef (chap.677) :
« J’ai trouvé écrit au nom de notre maitre Rabbi Its’hak ABOHAB en ces termes :
Il est écrit dans le Oré’hot ‘Haïm : Celui qui se rend dans un village de non-juifs où il n’y a pas de juif, et y passe les nuits de ‘Hanouka, même s’il n’y possède pas de maison particulière, nous avons entendu que le maitre Rabbénou Méchoulam avait dans ce cas l’usage d’allumer en récitant les bénédictions, en souvenir du miracle.
Le Oré’hot ‘Haïm écrit encore que celui qui séjourne dans un foyer non-juif, même si l’on allume à son propre foyer, il doit malgré tout allumer Nérot ‘Hanouka avec bénédictions là où il se trouve. »

Nous allons expliquer :

Le devoir essentiel de l’allumage des Nérot ‘Hanouka repose sur toute personne possédant un foyer, et doit donc allumer. Il est même suffisant pour accomplir ce devoir d’allumer un seul Ner par foyer par nuit, comme nous l’avons expliqué.
Lorsqu’une personne se trouve à l’extérieur de chez elle et que l’on allume à son foyer, elle n’est pas tenue d’allumer là où elle se trouve.

Cependant, Rabbénou Méchoulam nous a délivré ici un enseignement innovant, à savoir qu’une personne se trouvant dans un endroit où il n’y a absolument pas de Nérot ‘Hanouka, même si l’on allume à son foyer, elle doit malgré tout allumer également à l’endroit où elle se trouve, car à cet endroit il n’y a pas de divulgation du miracle de ‘Hanouka, et de ce fait, elle n’est pas acquittée par la divulgation du miracle réalisé à son foyer.

Du point de vue de la Halacha, MARAN tranche dans le Choul’han ‘Arou’h selon les propos de Rabbénou Méchoulam, et par conséquent, celui qui se trouve dans un endroit où il n’y a absolument pas de juifs, allume Nérot ‘Hanouka avec bénédictions.

Les décisionnaires des récentes générations débattent sur ce point, afin de définir si l’on doit réellement agir selon les propos de Rabbénou Méchoulam cité par MARAN dans le Choul’han ‘Arou’h.
Notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l traite lui aussi du sujet dans son livre ‘Hazon Ovadia-‘Hanouka (page 158) et conclut selon les propos de Rabbénou Méchoulam selon qui, celui qui se trouve dans un endroit habité que par des non-juifs sans le moindre juif, même si l’on allume à son foyer, il doit lui aussi allumer à l’endroit où il se trouve.

A partir de là, nous pouvons apprendre la règle pour des soldats se trouvant dans une base militaire. Si quelqu’un allume à leurs foyers, par exemple leurs pères ou leurs épouses, selon notre usage ils n’allumeront absolument pas les Nérot ‘Hanouka à leurs base dans ce cas.
Mais si la base se trouve dans un endroit éloigné où il n’y a absolument pas de juifs qui allument les Nérot ‘Hanouka, dans ce cas un soldat de la base allumera les Nérot ‘Hanouka avec bénédictions, afin qu’il y ait la lumière de ‘Hanouka à cet endroit. (Si une grande distance sépare un groupe de soldats d’un autre groupe de soldats dans la même base, ils consulteront dans ce cas une autorité rabbinique compétente).

 

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