Date de la Halacha: 12 Tishrei 5778 2 octobre 2017
Dans le Kiddouch du soir de Soukkot, le récitant commence par la bénédiction de Boré Péri Ha-Guéfen, puis il récite celle de « … Acher Bah’ar Banou Mikol ‘Am … » qu’il conclut par « …Mékadech Israël Vé-Hazémannim ». Ensuite, il récite la bénédiction de « Lichèv Ba-Soukka », puis celle de « Chéhéh’éyanou », il boit le vin et le donne à goûter aux convives. (comme indiqué dans les Mah’zorim).
Les femmes sont exemptes du devoir de la Torah de siéger dans la Soukka, mais lorsqu’elles s’imposent la rigueur d’accomplir ce devoir, elles réalisent une Mitsva de grande importance en ayant le mérite d’habiter dans la Soukka.
Cependant, selon la tradition des Séfaradim, les femmes ne récitent pas de bénédiction sur l’accomplissement de Mitsvot desquelles elles sont exemptes.
De ce fait, une femme qui désire accomplir la Mitsva du Loulav, ne doit pas réciter la bénédiction de « ‘Al Nétilat Loulav », et de même pour toute autre exemple de Mitsva de laquelle la femme est exempte.
Ainsi, lorsqu’une femme siège et consomme sous la Soukka, elle ne doit pas réciter la bénédiction de « Lichèv ba-Soukka ».
Par conséquent, les décisionnaires écrivent que lorsque la femme entend le Kiddouch de son mari sous la Soukka, et qu’il récite la bénédiction de « Lichèv Ba-Soukka », elle ne doit pas répondre « Amen », car le fait de répondre « Amen » à cette bénédiction constitue pour la femme une interruption entre la bénédiction (de Ha-Guéfen) et la dégustation du vin qui suit le Kiddouch. Elle devra répondre « Amen » à cette bénédiction uniquement par la pensée. Ensuite, lorsque le mari récitera la bénédiction de « Chéhéh’éyanou », la femme répondra « Amen » après cette bénédiction, car « Chéhéh’éyanou » concerne aussi les femmes. (mais selon la tradition des Achkénazim, les femmes récitent la bénédiction sur une Mitsva de laquelle elles sont exemptes, et de ce fait, une femme Achkénazya est autorisée à répondre « Amen » à la bénédiction de « Lichev Ba-Soukka » dans le Kiddouch). (Hazon Ovadia-Soukkot page 149).
Le Or Zaroua’ écrit au nom du Talmud Yérouchalmi qu’il est une Mitsva d’allumer des Nérot la veille de Yom Tov, comme nous le faisons la veille de Chabbat.
Cependant, il ne faut pas réciter la bénédiction de « Chéhéh’éyanou » lors de l’allumage des Nérot de Yom Tov.
Ainsi écrivent de nombreux autres décisionnaires.
Mais ils écrivent aussi que les femmes qui ont malgré tout l’usage de réciter la bénédiction de « Chéhéh’éyanou » lors de l’allumage des Nérot de Yom Tov, leur bénédiction n’est pas considérée comme « bénédiction en vain », car en définitif, il est justifié de réciter cette bénédiction sur le nouveau jour saint qui arrive.
Par conséquent, les femmes qui ont l’usage de réciter la bénédiction de « Chéhéh’éyanou » lors de l’allumage des Nérot de Yom Tov - même s’il est préférable de ne pas agir ainsi – malgré tout, cela ne représente pas un interdit.
Cependant, il est important de savoir qu’une femme qui récite la bénédiction de « Chéhéh’éyanou » lors de l’allumage des Nérot de Yom Tov ne peut pas répondre « Amen » lorsque son mari récitera cette même bénédiction dans le Kiddouch, car elle s’est déjà acquittée de cette bénédiction lorsqu’elle la récitée au moment de l’allumage, et cette bénédiction ne la concerne plus au moment du Kiddouch.
Si la femme répond « Amen » à cette bénédiction alors qu’elle l’a déjà récitée lors de l’allumage, ce « Amen » sera une interruption entre les bénédictions du Kiddouch et la dégustation du vin.
En conclusion: Les femmes ne répondent pas « Amen » à la bénédiction de « Lichèv Ba-Soukka » récitée lors du Kiddouch.
Il est préférable de ne pas réciter la bénédiction de « Chéhéh’éyanou » lors de l’allumage des Nérot de Yom Tov. Une femme qui récite la bénédiction de « Chéhéh’éyanou » lors de l’allumage des Nérot, ne doit pas répondre « Amen » à la bénédiction de « Chéhéh’éyanou » lors du Kiddouch.(Si elle a malgré tout répondu, il est préférable qu’elle ne goûte pas le vin).