Date de la Halacha: 29 Sivan 5783 18 juin 2023
Demain lundi (depuis ce soir dimanche), ainsi que mardi, tombe la date de Roch ‘Hodech Tamouz, et de ce fait, nous traiterons de questions relatives à Roch ‘Hodech.
Question: Une personne qui oublie de dire le passage de « Ya’alé Véyavo » dans la prière quotidienne le jour de Roch H’odech, doit-elle recommencer la ‘Amida ?
Réponse : Nos maîtres ont instauré de dire le passage de « Ya’alé Véyavo » le jour de Roch H’odech dans les prières quotidiennes. Ce passage est inclus dans la Béra’ha de « Rétsé », et il exprime notre demande auprès d’Hachem afin qu’il renouvelle le mois pour le bien et la bénédiction.
Il est enseigné dans la Guémara Béra’hot (30b) que lorsqu’une personne a omis de dire le passage de « Ya’alé Véyavo » dans la prière quotidienne le jour de Roch H’odech, cette personne est tenue de recommencer la ‘Amida, car le fait de prier sans mentionner Roch H’odech est considéré comme ne pas avoir dit une partie du texte de la prière instaurée par nos maîtres. C’est pourquoi, on est tenu dans un tel cas de recommencer la ‘Amida.
la Guémara explique dans les propos de Rabbi Yoh’anan que lorsqu’on doit recommencer la ‘Amida en cas d’oubli de « Ya’alé Véyavo », il ne s’agit que du particulier et non de l’officiant, car si l’officiant a oublié et devrait recommencer la ’Amida, cela occasionnerait une gêne pour l’assemblé qui devrait l’attendre.
C’est pourquoi, l’officiant qui oublie de mentionner « Ya’alé Véyavo », ne recommence pas, et il se contentera de la mention de Roch H’odech dans la prière de Moussaf. Mais un particulier qui oublie de mentionner « Ya’alé Véyavo », que ce soit un particulier qui prie avec l’assemblé ou bien un particulier qui prie seul chez lui, il doit recommencer la ‘Amida. Il est bon qu’il remette les Téfilin (s’il les a retirés) lorsqu’il recommencera la ‘Amida (comme l’explique longuement notre maître le Rav z.ts.l dans Halih’ot ‘Olam vol.5).
En conclusion: Lorsqu’on a oublié de dire le passage de « Ya’alé Véyavo » dans la prière quotidienne le jour de Roch H’odech, et que l’on s’en rend compte après avoir terminé la ‘Amida, on est tenu de recommencer la ‘Amida.
Si l’on s’en rend compte avant d’avoir terminé la ‘Amida, on recommence depuis « Rétsé » et l’on dira « Ya’alé Véyavo » conformément à la règle, comme expliqué dans les propos de MARAN dans le Choulh’an ‘Arouh’ (chap.126).
Tout ceci uniquement dans la prière de Chah’arit ou de Minh’a, mais si l’oublie se produit dans la prière de ‘Arvit de Roch ‘Hodech, on ne recommence jamais la ‘Amida.