Halacha pour lundi 23 Tammuz 5773 1 juillet 2013              

Pour la guérison totale de :
Gabriel Ben Simha
Nissim Ben 'Hanna (Roubach)
Azar Ben Lisa Kamouna (Cohen)
Maxime Moché Ben Sarah (Amar)
Michelle Bat Daisy Esther (Amar, née Madar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Jacques Jacky Yaakov Ben Chalom (Ben Adiba) z''l
Alain Chélomo Ben Avraham (Sebban) z"l
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Yoël (Bouhnik) z"l
Ethan Eliyahou David Ben Fredj (Arfi) z"l
Georges Jojo Nissim Ben Moché (Hadjadj) z"l
Yvonne Ouarda Bat Sultana (Hadjadj, née Fitoussi) z"l

Date de la Halacha: 23 Tammuz 5773 1 juillet 2013

Catégorie: Ben Ha-Métsarim


Célébrer des mariages pendant Ben Ha-Métsarim (les 3 semaines)

A la demande de nombreuses personnes : Est-il permis de se marier pendant ben Ha-Métsarim ?
 
Certains ont la tradition de ne pas célébrer de mariages depuis le 17 Tamouz jusqu’au 9 Av, qui correspond à la période de « Ben Ha-Métsarim », comme nous l’avons déjà expliqué. Tel était la tradition dans les pays Achkénazes.
 
La tradition de la sainte ville de Jérusalem autorise la célébration de mariages pendant cette période, jusqu’au jour de Roch H’odech Av. Mais au-delà de cette date, même si selon le stricte Din on pourrait autoriser pour un homme qui n’a pas encore accomplit le devoir de procréer, malgré tout, nous avons l’usage de s’en abstenir puisqu’il n’est pas de très bonne augure de célébrer une joie dans une période où l’ensemble du peuple d’Israël se trouve dans une lourde affliction.
 
Lorsque notre maître le Rav Chlita fut nommé Grand Rabbin de la ville de Tel Aviv, en 5729 (1969), l’usage dans toutes les villes d’Israël était de n’inscrire aucun couple à l’ouverture d’un dossier de mariage si le couple désirait célébrer leur mariage pendant les 3 semaines de Ben Ha-Métsarim. Lorsque le Gaon Rabbi Ya’akov Moché TOLEDANO fut nommé Grand Rabbin de Tel Aviv (avant notre maître), il essaya d’abolir cet usage de ne pas inscrire aux dossiers de mariages les couples désirants se marier en cette période, mais il ne pouvait pas lever la tête et abolir cet usage, face aux instructions du Grand Rabbin Achkénaze de la ville, le Gaon Rabbi Isser Yéhouda ONTERMAN, car dans toutes les villes du pays, les Rabbanim Séfaradim se soumettaient dans toutes leurs décisions publiques aux Rabbanim Achkénazim plus respectés en ces temps.
Jusqu’au jour où notre maître le Rav Chlita accéda à la grandeur. Notre maître le Rav Chlita fit savoir de façon très claire qu’il n’avait pas été nommé seulement pour « commémorer » un vague souvenir des traditions Séfarades, et qu’il exigeait dorénavant et de façon ferme que l’on modifie les institutions du Grand Rabbinat, et d’instaurer que l’on donne la possibilité à tout couple Séfarade désirant se marier pendant Ben Ha-Métsarim en l’inscrivant à l’ouverture d’un dossier auprès du Grand Rabbinat, conformément à la Halah’a.
Grâce à D., ses efforts furent couronnés de succès, il réussi à abolir l’usage en vigueur, qui contredisait la Halah’a. Malgré tout, quelques Rabbanim Séfaradim s’élevèrent contre lui en prétextant « l’unité du peuple » et d’autres arguments, et demandèrent que l’on se soumette aux traditions Achkénazes. Mais notre maître le Rav Chlita n’écouta pas leurs propos, car selon l’usage de la Torah, chaque communauté du peuple d’Israël possède ses propres traditions, et il ne faut pas unifier les traditions en les faisant plier face aux traditions d’une autre communauté.
Toute personne qui modifierait la tradition adoptée par les Séfaradim de la ville de Jérusalem durant de nombreuses générations, n’aurait pas l’avantage, car en annulant un mariage ou en le repoussant, on cause un grand malheur au monde. 
 
C’est l’occasion de rappeler que ce n’est pas seulement cette tradition qui aurait totalement disparue si notre maître le Rav Chlita ne s’était pas dressé avec force pour ramener nos valeurs à leur véritable place, mais toutes les traditions des Séfaradim, dans toutes leurs décisions Halah’iques émanant des décisions de MARAN l’auteur du Choulh’an ‘Arouh’, si notre maître le Rav Chlita n’avait pas mené une véritable guerre de la Torah en luttant avec toute sa force et sa grandeur incontestables pour ramener les valeurs spirituelles Séfarades à leur juste place, en affirmant à juste titre que les Séfaradim tranchent la Halah’a selon leur usage, aussi bien dans le domaine restrictif que permissif, il est certain que les Halah’ot et les traditions des Séfaradim auraient totalement disparues, quelles que soient leurs origines, irakienne, marocaine, yéménite ou autre…
Car grâce à la grande force de notre maître le Rav Chlita, la position du Grand Rabbin Achkénaze devint égale à celle du Grand Rabbin Séfarade.
En effet, jusqu’à cette époque, le Grand Rabbin Achkénaze était appelé « chef des Rabbanim d’Israël », alors que le Grand Rabbin Séfarade était seulement appelé « Grand Rabbin d’Israël ». Mais depuis que notre maître le Rav Chlita fut élu « Richon Lé-Tsion » et Grand Rabbin d’Israël, plus personne n’osa qualifier le Grand Rabbin Séfarade d’Israël d’un titre inférieur à celui du Grand Rabbin Achkénaze.
 
De plus, depuis que les décisions de notre maître le Rav Chlita se sont diffusées, tous les Rabbanim Achkénazim savent que lorsqu’une personne Séfarade vient les consulter, ils mettent tout en œuvre pour clarifier le Din afin de trancher selon l’usage des Séfaradim, alors qu’en d’autres temps, les Rabbanim Achkénazim tranchaient systématiquement et très simplement selon les décisions et les traditions des Achkénazim, dans le restrictif comme dans le permissif, comme de nombreuses personnes en ont attestés.
 
Même si l’on a l’usage de ne plus célébrer de mariages après Roch H’odech Av, et les Achkénazim durant toute la période des 3 semaines de Ben Ha-Métsarim, malgré tout, un homme qui a divorcé de sa femme, et que des intermédiaires se sont impliqués afin de ramener la paix entre eux, s’ils désirent se remarier, il est permis de célébrer leur remariage même après le jour de Roch H’odech Av, car ce type de mariage n’est pas une véritable grande réjouissance, et au contraire, il arrive parfois que le fait de repousser une date de mariage peut mettre en péril la paix qui règne entre eux à présent, et peut entraîner l’annulation du remariage.

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