Date de la Halacha: 18 Tammuz 5772 8 juillet 2012
Aujourd’hui, nous observons le jeûne du 17 Tamouz.
Puisqu’en réalité, la date du 17 Tamouz tombait hier Chabbat et puisqu’il nous est interdit de jeûner pendant Chabbat, le jeûne est reporté à aujourd’hui, dimanche 18 Tamouz.
Les règles relatives au jeûne du 17 Tamouz sont expliquées sur notre site dans une Halah’a qui traite de ce sujet.
Cette année (5772), la rigueur du jeûne est diminuée vis-à-vis des autres années, puisque le jeûne n’est pas observé à sa date réelle, mais repoussé au dimanche.
Par exemple, si une Bérit Mila est célébrée aujourd’hui dimanche, les 3 Ba’alé Bérit (le père de l’enfant ; le Sandak ; le Mohel), même s’ils doivent jeûner lors des autres jeûnes, malgré tout, lorsque le jeûne est repoussé, ils en sont exempts.
Les jours de « Ben Ha-Métsarim »
Les jours entre le 17 Tamouz et le 9 Av se nomment les jours de « Ben Ha-Métsarim », en correspondance au verset de Eih’a (chap.1 verset 3) « Tous ses poursuivants l’ont atteinte (Jérusalem) dans la détresse… ».
Or, nos maîtres enseignent qu’il s’agit là des jours entre le 17 tamouz et le 9 Av, pendant lesquels les ennemis ont pénétrés notre sainte et glorieuse ville de Jérusalem, et ont réalisé les pires destructions au sein d’Israël, jusqu’à la date du 9 Av où ils ont détruit le Beit Ha-Mikdach (le Temple de Jérusalem).
Le degré de deuil durant cette période, et la semaine dans laquelle tombe le 9 Av cette année
Dans les prochaines Halah’ot, nous expliquerons les règles de « Ben Ha-Métsarim ».
Ces règles sont divisées, car à partir du 17 Tamouz jusqu’à Roch H’odech Av, nous observons quelques usages de deuil, et à partir de Roch H’odech Av, nous ajoutons d’autres usages de deuil. Ensuite, durant la semaine dans laquelle tombe le jeûne, d’autres usages de deuil entrent en vigueur.
Cette année (5772), les règles de la semaine dans laquelle tombe le jeûne n’entrent pas en vigueur car le 9 Av tombe cette année un Chabbat, et le jeûne est repoussé au dimanche. Par conséquent, toutes les règles de la semaine dans laquelle tombe le jeûne ne sont pas en vigueur cette année, conformément à la décision Halah’ique de MARAN l’auteur du Choulh’an ‘Arouh’ (chap.551).
Seuls les Achkénazim ont l’usage de s’imposer certaines restrictions depuis Roch H’odech Av, comme nous l’expliquerons en son temps avec l’aide d’Hachem.
« Tikoun H’atsot »
Puisque ces jours sont des jours de deuil pour le peuple d’Israël, nous respectons différentes coutumes de deuil durant cette période.
Les gens d’un haut niveau de piété, ainsi que les personnes très scrupuleuses du moindre de leurs actes, ont pour tradition de dire le « Tikoun H’atsot » (lamentations sur la destruction du Beit Ha-Mikdach et l’exile, que nous disons chaque nuit à la moitié de la nuit) après la moitié de la journée durant la période de Ben Ha-Métsarim.
Ils ne disent – à ce moment-là – uniquement le « Tikoun Rah’el » (2ème partie du Tikoun H’atsot) qui contient des versets de pleurs et de peine sur la perte du Beit Ha-Mikdach.
Cette tradition est très ancienne, puisqu’elle est déjà rapportée par notre maître le HYDA dans son livre Moré Beetsba’, et il écrit même que telle est la coutume en Erets Israël, selon les enseignements de notre maître le ARI zal. C’est aussi ce qu’il écrit dans un autre de ces livres, le Chou’t Yossef Omets. Il écrit que nous avons l’usage de dire le Tikoun Rah’el car il est basé sur des versets de pleurs et d’oraisons funèbres sur la perte du Beit Ha-Mikdach.
Il cite encore d’autres enseignements de notre maître le ARI zal qui écrit aussi qu’il est un très bon usage pour toute personne possédant une conscience religieuse, de s’asseoir à la façon des endeuillés après la moitié de la journée chaque jour de la période de Ben Ha-Métsarim, et de pleurer véritablement la perte du Beit Ha-Mikdach. Fin de citation.
Il est certain que le fait de dire le Tikoun H’atsot, ne peut que stimuler chacun à s’affliger sur la perte du Beit Ha-Mikdach, ainsi que pour tous les malheurs qui se sont abattus sur nous comme sur nos ancêtres durant cet exile amère.
Tel est l’usage de notre maître le Rav Ovadia YOSSEF chalita, de stimuler le public à dire leTikoun H’atsot au moment précis de la moitié de la journée, pendant la période de Ben Ha-Métsarim. (Le Tikoun Rah’el est imprimé dans les livres de prières).
C’est ainsi qu’ils agissaient à la Yéchiva de Porat Yossef à Jérusalem.
Certains ont aussi la tradition de dire le Tikoun H’atsot tout au long de l’année, à la moitié de la nuit, et ses gens méritent la Bénédiction.