Date de la Halacha: 16 Iyar 5786 3 mai 2026
Qu’est-il arrivé le 33ème jour du ‘Omer ?
Après-demain mardi (dès lundi soir) est le jour de Lag Ba’Omer, qui est un jour de joie pendant lequel on ne récite pas le Ta’hanoun, car c’est en ce jour que les secrets de la Thora ont été dévoilés. De plus, Rabbi Chimon Bar Yo’haï a été sauvé de la mort ce jour là, et c’est aussi ce jour où Rabbi ‘Akiva a commencé à enseigner la Thora à ces derniers 5 élèves, qui ont par la suite diffusé la Thora dans le monde entier, comme nous l’avons déjà expliqué longuement dans le passé, à partir des propos des décisionnaires, de notre maître le ARI Zal et de notre maître le ‘HYDA.
Les usages de deuil le jour de Lag Ba’Omer
Il existe une divergence d’opinions parmi les décisionnaires concernant les usages de deuil pratiquées durant le ‘Omer (sur la mort des 24 000 premiers élèves de Rabbi ‘Akiva), comme ne pas se marier ainsi que ne pas se couper les cheveux ni se raser. Les décisionnaires débattent afin de définir si ces coutumes doivent être pratiquées seulement jusqu’au soir de Lag Ba’Omer (jusqu’à ce lundi soir), ou bien s’il faut les poursuivre jusqu’au lendemain de Lag Ba’Omer, c'est-à-dire jusqu’au 34ème jour du ‘Omer au matin (ce mercredi matin) ?
Selon la tradition des Achkénazim, on peut se marier dès le soir de Lag Ba’Omer (dès ce lundi soir), car ils sont d’avis que les élèves de Rabbi ‘Akiva ont cessés de mourir en ce jour, comme le tranche le RAMA dans ses annotations sur le Choul’han ‘Arou’h (chap. 493), et tel est l’avis de plusieurs décisionnaires médiévaux (dont l’auteur du Séfer Ha-Manhig). Et dès le soir de Lag Ba’Omer, certains Achkénazim ont l’usage de s’autoriser à célébrer des mariages.
Mais selon la tradition des Séfaradim et des originaires des communautés moyen-orientales, on ne se marie pas et l'on ne se coupe pas les cheveux avant le 34ème jour du ‘Omer au matin, c'est-à-dire cette année 5786, jusqu’à mercredi matin.
La raison pour laquelle les Séfaradim attendent jusqu’au lendemain de Lag Ba’Omer provient du fait qu’il est écrit dans le livre du MANHIG (page 72b) [ce livre a été rédigé par Rabbi Avraham Bar Rabbi Nathan Ha-Yar’hi, le RAAVAN qui a vécu à Lunel en France, et qui est décédé en l’année 4975 – 1215] au nom du Rabbénou Zéra’hya Ha-Lévy (le RAZA auteur du Maor), qui a trouvé dans un vieux livre originaire d’Espagne que les élèves de Rabbi ‘Akiva sont morts entre Péssa’h et « Péross ‘Atsérett ».
Le terme « Péross » signifie « moitié ». Cela signifie qu’il faut prendre les jours proches de Chavou’ott (c'est-à-dire les 30 jours qui précèdent Chavou’ott, puisque nous considérons toujours les 30 jours avant une fête comme étant « proches » de la fête, comme l’enseignent nos maîtres au sujet de Péssa’h : « On commence à questionner au sujet des règles de Péssa’h 30 jours avant »), et c’est à la moitié de ces jours – 15 jours avant Chavou’ott – que les élèves de Rabbi ‘Akiva ont cessés de mourir. Ainsi écrivent d’autres décisionnaires médiévaux, et ils expliquent que si l’on retire 15 jours des 49 jours qui séparent Péssa’h de Chavou’ot, on obtient précisément 34.
Mais dès le matin du 34ème jour, il est permis de célébrer des mariages, de se couper les cheveux et de se raser, puisque selon le principe dans les règles de deuil « une partie de la journée équivaut à toute la journée ».
Or, puisqu’une partie (même infime) de la journée du 34ème jour s’est écoulée, il n’est plus nécessaire d’observer les règles de deuil.
Ecouter la musique le jour de Lag Baomer
Notre maître le Gaon et Richon LéTsion Rabbi Its’hak YOSSEF Chlita écrit qu’il est permis – même pour les Séfaradim - d’écouter de la musique dès le soir de Lag Baomer (dès ce lundi soir), que ce soit dans le cadre de la Hiloula, ou même lorsqu’on écoute de la musique chez soi à titre personnel, puisque ce jour est un jour de joie en l’honneur de Rabbi Chim’on Bar Yo’haï.
Cette autorisation est valable également la journée du 33ème jour du ‘Omer (mardi), ainsi que le soir du 34ème jour du ‘Omer (mardi soir).
Pour plus de détails, voir Yalkout Yossef-Séfiratt Ha’omer & Chavou’ott chap.493-21 page 451.
Qu’il en soit la volonté d’Hachem, que le mérite de Rabbi Chim’on Bar Yo’haï et de son fils Rabbi El’azar nous protège et protège tout le peuple d’Israël, et que nous ayons le mérite de faire un sincère et total repentir, afin d’être tous délivrés rapidement, Amen.