Halacha pour dimanche 26 Av 5783 13 août 2023              

Pour la guérison totale de :
Gabriel Ben Simha
Nissim Ben 'Hanna (Roubach)
Azar Ben Lisa Kamouna (Cohen)
Maxime Moché Ben Sarah (Amar)
Michelle Bat Daisy Esther (Amar, née Madar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Jacques Jacky Yaakov Ben Chalom (Ben Adiba) z''l
Alain Chélomo Ben Avraham (Sebban) z"l
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Yoël (Bouhnik) z"l
Ethan Eliyahou David Ben Fredj (Arfi) z"l
Georges Jojo Nissim Ben Moché (Hadjadj) z"l
Yvonne Ouarda Bat Sultana (Hadjadj, née Fitoussi) z"l

Date de la Halacha: 26 Av 5783 13 août 2023

Catégorie: Berachot


Les voyageurs par la route

Dans les précédentes Halachot, nous avons traité des 4 personnes qui doivent réciter le Gomel (en présence de 10 hommes), et que l’une d’elles est celle qui traverse le désert, nous allons maintenant clarifier ce Din.

Nos maitres enseignent dans le Yérouchalmi, traité Bérah’ott (chap.4 règle 4) :
« Toutes les routes sont considérées comme dangereuses. »
Nous apprenons de là non seulement le danger pour celui qui traverse véritablement le désert où se trouvent des bêtes sauvages ou des brigands, mais aussi pour celui qui prend la route pour voyager d’une ville à l’autre (car il est évident que celui qui marche en ville n’est pas en danger), lorsqu’on arrivera à bon port, on se doit de réciter le Gomel.

Ceux qui traversent le désert ou ceux qui empruntent les routes ?
Notre maitre le Roch écrit dans ses commentaires sur le traité Béra’hott (sect.3) qu’en Allemagne et en France la coutume est de réciter le Gomel seulement après un voyage d’un pays à un autre, mais pas d'une ville à une autre, car nos maitres ont instaurés de réciter le Gomel seulement pour celui qui traverse le désert du fait que les bêtes féroces et les brigands y sont fréquents, et ce qui est mentionné dans le Yérouchalmi (cité précédemment) - que toutes les routes sont dangereuses - ne concerne pas le Gomel mais le fait qu’il faut réciter avant tout voyage la Téfilatt Ha-Déreh’ (prière pour le bon déroulement du voyage). Tel est également l’avis des Tossafott.

Mais notre maitre le RAMBAN écrit dans son livre Toratt Ha-Adam (Cha’ar Ha-Mi’houch ‘Inyan Ha-Réfoua) qu’il faut réciter le Gomel pour tout voyage d’une ville à une autre car dans le Talmud Yérouchalmi il est enseigné que toutes les routes sont dangereuses, et le TOUR écrit sur les propos du RAMBAN que « tel est l’usage en Espagne ».

MARAN dans le Choulh’ann ‘Arouh, après avoir rapporté la coutume Achkénaze (d’Allemagne et de France) et Séfarade (d’Espagne), dit que tout cela est valable uniquement pour un voyage qui dure au moins 72 minutes, sauf si c’est une route particulièrement dangereuses (par exemple celui qui s’égard et entre dans un lieu où se trouvent des terroristes), car dans un tel cas, peu importe la durée du voyage, on devra réciter le Gomel.

Il en ressort que selon la Halacha, les Séfaradim doivent réciter le Gomel après un voyage de ville en ville, à condition que le temps du voyage entre les deux villes soit d’au moins 72 minutes. Mais l’usage Achkénaze veut qu’uniquement après avoir traversé un endroit comme le désert, - ou après avoir voyager d’un pays à un autre -   où il existe des dangers constants, on doit réciter le Gomel.

Les voyageurs de notre époque
D’après l’usage Séfarade, il semble que bien qu’aujourd’hui il n’y ait pas de danger concret en prenant la route, car il n’y a pas de bêtes féroces ni de brigands, malgré tout, puisque nos maitres ont instauré cette bénédiction après un voyage, on doit réciter cette bénédiction dans de telles conditions même si la raison n’est plus d’actualité, comme nous l’avons expliqué dans la précédente Halacha au nom des décisionnaires.

Le Gaon Rabbi Moché FEINCHTEIN z.ts.l ajoute à cela, que la raison pour laquelle les Séfaradim récitent le Gomel après avoir voyagé d’une ville à l’autre bien qu’il n’y ait pas de bêtes ni de brigands, repose sur le fait que nous remercions Hachem de donner à l’esprit des bêtes féroces de ne pas s’aventurer sur la route que l’on empreinte.
Une autre raison s’ajoute à cela.
En effet, il existe un danger concret aujourd’hui avec les accidents de la route qui causent des milliers de victimes tous les ans, qu’Hachem nous en préserve, Amen.

Dans la prochaine Halacha, nous expliquerons – avec l’aide d’Hachem – d’autres détails liés à cette Halacha.

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