Halacha pour jeudi 18 Cheshvan 5787 29 octobre 2026              

Dédicaces
Merci de nous signaler par mail si un nom de cette liste n'a plus lieu d'y figurer (malade guéri, défunt dont les 12 mois sont achevés).
Pour une Azkara, merci de nous prévenir une semaine avant la date.

Pour la guérison totale de :
Nissim Ben 'Hanna (Roubach)
Mickaël Ben Louise Emouna
Oria Malka Bat Linda Suzanne
Michelle Bat Daisy Esther (Amar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Clotilde Lucienne Messaouda Ora Bat Myriam
Rav Ron Moché Ben Aviva (Chaya) z''l
Ra'hamim Ben David (Abi'hsira) z"l
Jacques Jacky Yaakov Ben Chalom (Ben Adiba) z''l
Alain Chélomo Ben Avraham (Sebban) z"l
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Yoël (Bouhnik) z"l
Ichaï Ben Sa'adya (Levi) z''l
Mordé'haï Ben Moché (Bensadoun) z''l
Germaine Rivka Bat Rachel Léa (Atlani) z''l

Date de la Halacha: 18 Cheshvan 5787 29 octobre 2026

Catégorie: Chabbat


Erreurs dans les prières du Chabbat

Question : Si l’on se trompe lors de la ‘Amida de vendredi soir, et à la place d’entamer le paragraphe de « Ata Kiddachta », on entame la bénédiction de « Ata ‘Honen », comme nous le disons lors de la ‘Amida des jours de semaine, comment doit-on agir ?

Réponse : Comme toute personne habituée à prier le sait, nous récitons au quotidien 19 bénédictions dans la ‘Amida. Nous commençons par celle de « Maguen Avraham », puis celle de « Méh’ayé Ha-Métim », et ensuite celle de « Ata Kadoch ». Les jours de semaine, nous poursuivons avec la bénédiction de « Ata ‘Honen », alors que les jours de Chabbat, nous poursuivons avec la bénédiction relative à Chabbat, « Ata Kiddachta » (‘Arvit de vendredi soir), ou « Isma’h Moché » (Cha’harit de Chabbat matin), ou encore « Ata E’had » (Min’ha de Chabbat après-midi).

La réponse donnée par Rabba Bar Abouh dans la Guémara
Il est enseigné dans la Guémara Béra’hot (21a) :
Rav Na’hman dit : « Lorsque j’étais auprès de Rabba Bar Abouh, des gens sont venus un jour le consulter et lui ont demandé comment devaient-ils agir lorsqu’ils se sont trompés et ont poursuivi la ‘Amida de Chabbat par la bénédiction de « Ata ‘Honen » comme ils le font les jours de semaine, puisqu’il semble apparemment qu’ils doivent immédiatement interrompre cette bénédiction, et revenir à la bénédiction relative au Chabbat, comme « Ata Kiddachta » par exemple pour le vendredi soir.

Mais Rabba Bar Abouh leur répondit qu’ils doivent malgré tout terminer la bénédiction qu’ils ont entamée par erreur, et seulement ensuite revenir à la bénédiction relative au Chabbat (« Ata Kiddachta » pour l’exemple du vendredi soir).
Cette réponse s’explique par le fait que la bénédiction de « Ata ‘Honen », ainsi que toutes les autres bénédictions de la ‘Amida des jours de semaine, sont en réalité relatives même au Chabbat. Nos maîtres ont simplement préféré nous exempter de les réciter un jour de Chabbat, par honneur envers le Chabbat, afin de ne pas imposer exagérément une prière longue et constituée de demandes diverses.
Mais selon la stricte exigence du Din, il aurait été souhaitable de réciter le jour de Chabbat dans la ‘Amida toutes les bénédictions dites les jours de semaine.

Par conséquent, lorsqu’on se trompe un jour de Chabbat et que l’on entame la bénédiction de « Ata ‘Honen », on doit terminer cette bénédiction intégralement en concluant de façon habituelle par les termes « Barou’h Ata A.D.O.N.A.Ï ‘Honen ha-Da’at ». Ensuite, on poursuivra avec la bénédiction « Ata Kiddachta » (‘Arvit de vendredi soir), ou « Isma’h Moché » (Cha’harit de Chabbat matin), ou encore « Ata E’had » (Min’ha de Chabbat après-midi).

Erreur lors de l’office de Moussaf
Cependant, lorsqu’on se trompe lors de l’office de Moussaf de Chabbat, et qu’on entame la bénédiction de « Ata ‘Honen », dans ce cas, MARAN tranche dans le Choul’han ‘Arou’h (chap.268) qu’on ne doit pas terminer cette bénédiction entamée par erreur, on doit dans ce cas s’interrompre immédiatement et revenir au texte de la prière du Moussaf de Chabbat (« Tikanta Chabbat »), car les bénédictions de la ‘Amida des jours de semaines ne sont absolument pas relatives à l’office de Moussaf. C’est ainsi que tranche le RAMBAM, ainsi que Rabbénou Yona et d’autres décisionnaires médiévaux.

En conclusion : Lorsqu’on se trompe dans la ‘Amida de Chabbat après « Ha-El Ha- Kadoch », et qu’on poursuit avec la bénédiction de « Ata ‘Honen », on doit poursuivre et achever intégralement la bénédiction de « Ata ‘Honen », et revenir ensuite à la bénédiction relative au Chabbat, « Ata Kiddachta » (‘Arvit de vendredi soir), ou « Isma’h Moché » (Cha’harit de Chabbat matin), ou encore « Ata E’had » (Min’ha de Chabbat après-midi).
Si cette erreur se produit lors de la prière de Moussaf, on doit s’interrompe immédiatement et revenir au texte de la ‘Amida de Chabbat, sans poursuivre ni achever la bénédiction des jours de semaine entamée par erreur.

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