Date de la Halacha: 22 Tevet 5786 11 janvier 2026
La semaine dernière, nous avons traité du cas de la personne qui a oublié de prier l’une des 3 ‘Amidott journalières, et nous avons établi que cette personne est tenue de rattraper la ‘Amida journalière manquée, en priant 2 fois la ‘Amida lors de la prière journalière suivante, en considérant la première comme étant celle qu’il doit prier à ce moment, et la deuxième comme étant la ‘Amida journalière précédente, qui a été manquée.
Négliger une ‘Amida
Il est interdit de négliger une ‘Amida pour cause de perte d’argent.
Quelqu’un occupé par son travail, qui craint de perdre de l’argent s’il abandonne momentanément son travail pour prier, est malgré tout tenu de tout abandonner afin de prier avant l’heure limite, afin de ne pas s’occasionner la lourde perte d’une prière manquée.
Cependant, Bédi’avad (à postériori), si l’on a perdu une ‘Amida journalière pour des raisons professionnelles car on craignait une perte d’argent en s’arrêtant pour prier, on peut encore la rattraper lors de la prière journalière suivante, car ce cas n’est pas celui d’une personne qui a volontairement et intentionnellement négligé la prière de façon répugnante. Et même si cette personne n’a pas agi correctement en négligeant la prière pour se protéger d’une perte d’argent, Bédi’avad, elle peut quand même la rattraper dans ce cas.
Toutefois, notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l écrit qu’il est bon dans ce cas d’émettre au préalable une condition verbale en disant avant de dire la ‘Amida de rattrapage : « Si je suis tenu de prier de nouveau la ‘Amida, qu’elle soit considérée comme une ‘Amida obligatoire, sinon, qu’elle soit considérée comme une ‘Amida offerte à titre personnel. »
Condition verbale le Chabbat
Le Chabbat, on n’émet pas de condition verbale de prière offerte, car on ne prie pas de prière offerte le jour de Chabbat (et de Yom Tov).
Par conséquent, tous les cas sur lesquels les décisionnaires ont statué qu’il faut émettre une condition verbale de prière offerte avant de prier la ‘Amida de rattrapage, si l’un de ces cas se produit un Chabbat, il ne faut pas rattraper la ‘Amida manquée, puisqu’il s’agit d’un doute et il est impossible d’émettre une condition verbale de prière offerte le jour de Chabbat.
Mais concernant le dernier cas traité précédemment, au sujet de celui qui a manqué une ‘Amida journalière par crainte de perte d’argent s’il s’arrêtait de travailler, la décision Halachique est très claire sur ce point, et cette personne est véritablement tenue de recommencer une ‘Amida pour rattraper la précédente ‘Amida journalière qui a été manquée. Notre maître le Rav z.ts.l a seulement suggéré dans ce cas d’émettre au préalable une condition de prière offerte.
C’est pourquoi, quelqu’un qui a manqué la ‘Amida de Minh’a un vendredi afin de ne pas perdre de l’argent (même s’il lui était interdit d’agir ainsi), doit prier 2 fois la ‘Amida de ‘Arvit de vendredi-soir dans ce cas précis, afin de rattraper la ‘Amida de Min’ha manquée.
Même si l’on ne peut pas émettre une condition verbale de prière offerte puisqu’on se trouve vendredi-soir, malgré tout, puisque l’approbation majoritaire des décisionnaires exige très clairement dans ce cas de dire une deuxième ’Amida en guise de rattrapage, on peut s’appuyer sur leur opinion et prier une ‘Amida de rattrapage même sans condition verbale préalable.
Quelqu’un qui ne pouvait absolument pas prier
Si l’on a manqué une ‘Amida journalière pour une totale raison de force majeure, par exemple lorsqu’on se trouvait dans un endroit qui n’était pas propre, ou bien dans le cas d’un malade ou autre, selon certains décisionnaires, on est exempt du devoir de rattraper cette ‘Amida, puisqu’Hachem exempt totalement du devoir de prier les personnes se trouvant en cas de force majeure total.
Selon d’autres décisionnaires, on est malgré tout tenu de rattraper la ‘Amida journalière manquée même dans un cas de force majeure total, et telle est l’opinion de MARAN l’auteur du Choul’han ‘Arou’h.
Cependant, puisque ce cas fait l’objet d’une divergence d’opinion Halachique, il est bon d’émettre au préalable une condition verbale de prière offerte comme mentionné plus haut.
Le Chabbat ou un jour de Yom Tov, où l’on ne peut pas émettre une condition verbale de prière offerte, on rattrapera la ‘Amida journalière manquée pour raison de cas de force majeur sans émettre de condition verbale au préalable, (comme expliqué plus haut au sujet de celui qui a manqué une ‘Amida journalière par crainte de perte d’argent.)