Halacha pour mardi 11 Av 5785 5 août 2025              

Pour la guérison totale de :
Azar Ben Lisa Kamouna (Cohen)
Maxime Moché Ben Sarah (Amar)
Michelle Bat Daisy Esther (Amar, née Madar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Arielle Messa'ouda
Ethan Eliyahou David Ben Fredj (Arfi) z"l
Georges Jojo Nissim Ben Moché (Hadjadj) z"l
Yvonne Ouarda Bat Sultana (Hadjadj, née Fitoussi) z"l

Date de la Halacha: 11 Av 5785 5 août 2025

Catégorie: General


Faire souffrir un juif

« Onaat Dévarim » (L’offense verbale)
Il est enseigné dans une Michna du traité Bava Métsi’a (58b) :
Au même titre qu’il existe l’escroquerie dans le commerce, ainsi il existe l’offense par la parole.
Cela signifie qu’au même titre qu’il est interdit d’escroquer et de tromper son prochain dans le domaine du commerce, ainsi il est interdit de faire offense à une personne par des paroles, comme le fait de la mettre en colère et de la faire souffrir des paroles vexantes.

La sévérité de l’offense verbale
Nos maîtres apprennent cet interdit à partir d’un verset de la Torah :
וְלֹא תוֹנוּ אִישׁ אֶת-עֲמִיתוֹ, וְיָרֵאתָ מֵאֱלֹקיךָ ... (ויקרא כה-יז)

Vous ne vous offenserez pas mutuellement, et tu craindras ton D. … (Vaykra 25-17)

Nos maîtres enseignent également que l’offense par la parole est plus grave que celle que l’on fait par l’argent, car l’une est restituable et l’autre ne l‘est pas.
En effet, l’offense causée par l’argent peut se réparer en restituant la somme possédée illégalement, mais lorsqu’on a causé verbalement du tort à une personne, on ne peut pas réparer la peine causée.

La prière de la victime d’une offense verbale
La Guémara poursuit sur place :
Rav ‘Hassda dit : Toutes les portes sont fermées, excepté la porte de l’offense.
Car celui qui implore Hachem pour la peine qui lui a été causée par d’autres, verra sa plainte entendue par Hachem.

La Guémara poursuit et nous enseigne qu’il faut être particulièrement vigilant vis-à-vis de l’offense causée à une personne convertie au judaïsme, car la Torah nous met en garde sur cela à différentes reprises.
C’est pourquoi, il est interdit de dire à une personne convertie et qui désire apprendre la Torah :
« La bouche qui a consommé toutes sortes de nourritures non Cachères, vient aujourd’hui prononcer les paroles de la Torah qui a été donnée par Hachem ?! » En lui disant de telles choses, la personne convertie sera peinée du fait qu’on l’humilie de la sorte. Un tel comportement nous est interdit à titre de « Onaat Dévarim ».

Offenser son épouse
Tout homme doit être vigilant vis-à-vis de l’offense qu’il peut causer à son épouse, car ayant la larme facile, l’offense d’une épouse est d’autant plus fréquente.
Cela signifie qu’étant donné qu’il est interdit d’offenser quiconque en raison de la peine qui lui sera causée, l’interdiction d’offenser dépend donc de la peine de l’offensé.
Or, la femme est généralement plus sensible que l’homme, et elle peut donc plus facilement en arriver à pleurer en raison de sa profonde peine.
C’est pourquoi, chacun se doit d’être très vigilant et de ne pas causer de peine à son épouse par l’offense verbale, car elle peut facilement souffrir des propos de son mari, et la faute sera imputée au mari. C’est ainsi que tranche le TOUR et MARAN dans le Choul’han ‘Arou’h.

Le châtiment d’un Talmid ‘Ha’ham (un érudit dans la Torah) qui fait souffrir son épouse
Il est de notoriété que la peine et la souffrance d’une épouse sont d’une telle gravité qu’ils peuvent engendrer des choses terribles sans même l’intention de l’épouse offensée.
Nos maîtres enseignent à ce sujet - dans la Guémara Kétouvott (62b) – que Rav Ré’houmé étudiait la Torah auprès de Rava, dont la maison d’étude se trouvait dans la ville de Mé’houza.
Rav Réh’oumé avait l’usage de ne rentrer chez lui qu’une seule fois par an, la veille de Yom Kippour (puisque en ces temps, tel était l’usage de nombreux et très jeunes érudits dans la Torah).

Une année, se laissant emporter par la profondeur de son étude, Rav Ré’houmé tarda à rentrer chez lui. Son épouse l’attendait avec hâte se demandant quand allait-il venir, puisqu’elle se languissait de lui.
Finalement, par la terrible peine qu’elle ressentit en pensant qu’il n’allait plus rentrer, elle versa une larme.
Au même moment, son mari se trouvait dans un endroit en hauteur, et à cause de la souffrance qu’il avait causée à son épouse, il fut décrété dans le ciel qu’il devait mourir. Il tomba et mourut.

Cette histoire nous apprend la force d’une larme versée par la souffrance. (En particulier vis-à-vis de Rav Réh’oumé, car Hachem agit avec les Tsaddikim même sur des actes aussi épais qu’un cheveu. C’est pour cela que la rigueur divine le frappa avec autant de sévérité).

La bénédiction par le mérite de l’épouse
La Guémara poursuit (59a)
Rabbi ‘Helbo dit : L’homme doit toujours se montrer vigilant vis-à-vis du respect de son épouse, car la bénédiction ne réside dans son foyer que par le mérite de son épouse, comme il est dit :
וּלְאַבְרָם הֵיטִיב, בַּעֲבוּרָהּ ... (בראשית יב-טז)

Avram reçu des bienfaits vis-à-vis d’elle (Sarah)… (Béréchit 12-16)
De même, Rava dit aux habitants de la ville de Méh’oza :
« Honorez vos épouses et vous deviendrez riches. »

Dans les prochaines Halachot, nous expliquerons - avec l’aide d’Hachem – des cas pratiques et actuels dans le domaine de l’interdit d’offenser verbalement.

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