Halacha pour jeudi 24 Tevet 5778 11 janvier 2018

Pour la guérison totale de :
Gabriel Ben Simha
Nissim Ben 'Hanna (Roubach)
Azar Ben Lisa Kamouna (Cohen)
Maxime Moché Ben Sarah (Amar)
Michelle Bat Daisy Esther (Amar, née Madar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Jacques Jacky Yaakov Ben Chalom (Ben Adiba) z''l
Alain Chélomo Ben Avraham (Sebban) z"l
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Yoël (Bouhnik) z"l
Ethan Eliyahou David Ben Fredj (Arfi) z"l
Georges Jojo Nissim Ben Moché (Hadjadj) z"l
Yvonne Ouarda Bat Sultana (Hadjadj, née Fitoussi) z"l

Les H’oumrot (Les rigueurs)

Question: Est-ce que chacun est autorisé à s’imposer les H’oumrot (rigueurs) qu’il désire?

Réponse: Nous avons déjà eu l’occasion de mentionner qu’il faut attendre 6 heures entre la consommation de la viande et celle du fromage et des produits laitiers, puisque telle est l’opinion de MARANN l’auteur du Choulh’an ‘Arouh’.
Nous avons également précisé que cette obligation prend sa source dans la Guémara H’oulinn.

Pour répondre à notre question d’aujourd’hui, nous allons citer les propos de la Guémara concernant l’attente entre la viande et le lait:
Mar ‘Oukva dit : « Concernant l’attente entre la viande et le lait, je suis comparable à du vinaigre vis-à-vis du vin (c’est l’expression qu’emploie un fils lorsqu’il n’est pas d’un niveau aussi élevé que celui de son père), car lorsque mon père consommait de la viande, il ne mangeait du fromage que 24 heures plus tard. Alors que moi je me contente d’attendre ce qu’exige le strict Din c'est-à-dire le prochain repas (6 heures plus tard). »

Les commentateurs demandent:
Pourquoi Mar ‘Oukva – qui était réputé pour être un homme H‘assid (d’un très haut niveau de piété) et un homme saint – se qualifie-t-il de « vinaigre fils du vin » pour une chose aussi insignifiante pour un homme de son niveau spirituel ? Ne pouvait-il pas imiter son père et s’imposer lui aussi d’attendre 24 heures pour manger du fromage après la viande?
Notre maître le H’YDA écrit dans son livre ‘Arvé Nah’al que le fait que Mar ‘Oukva ne s’était pas imposé cette rigueur comme son père s’explique par l’enseignement de nos maîtres dans la Guémara Bérah’ott (16b) : « N’est pas autorisé à revendiquer le renom qui le désire. ».
Ce qui signifie que l’on ne doit pas « singer » des gestes religieux que l’on remarque simplement chez des grands Rabbanim sans se soucier si on est réellement au niveau de ce comportement rigoureux ou si l’on est encore bien éloigné d’une telle rigueur.
Cependant, si l’on constate que l’on s’est heurté une fois à un interdit, on est autorisé à s’imposer la rigueur nécessaire pour s’éloigner de cet interdit, comme il est rapporté dans une Tchouva du MAHARAM de ROTTENBOURG qui se moquait de ceux qui s’imposent la rigueur de ne pas manger de viande après le fromage (ce qui n’est pas exigé par le Din, car il n’y a que pour la viande qu’il faut attendre 6 heures pour manger du fromage, mais après le fromage, il n’y a aucune réelle obligation d’attendre et il est suffisant de se rincer la bouche et de se laver les mains), et au contraire, il lui semblait même que cet usage contredit totalement la Torah, puisque cette rigueur n’a aucune source dans le Talmud.
Mais un jour, le MAHARAM de ROTTENBOURG trouva du fromage entre ses dents après son repas, et depuis ce jour il s’imposa d’attendre après le fromage le même délai que l’on doit attendre après la viande.
Le RAMA écrit dans l’une de ses Téchouvott adressée à un H’ah’am qui désirait s’imposer une H’oumra (rigueur) sur une chose qui constituait une totale autorisation selon la Halah’a, et le RAMA lui répondit qu’il n’était pas autorisé selon le Din à s’imposer des H’oumrot car il lui est suffisant d’observer les interdits que la Torah lui a déjà imposés sans pour encore aller s’en imposer davantage.

Malgré tout, de nombreux décisionnaires pensent que l’on est autorisé à s’imposer une H’oumra dans un domaine sur lequel on est sensible, que ce soit par crainte de transgresser, ou que ce soit pour se renforcer afin de ne jamais arriver à la faute.

Il y a environ 20 ans, notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l s’adressa aux étudiants du Kollel Yéh’avé Da’at de Jérusalem en leur disant qu’il est bon pour un Ben Torah de s’ajouter des H’oumrot selon ses possibilités, afin de craindre et de prendre en considération les opinions des décisionnaires qui interdisent certaines choses, même si la Halah’a n’a pourtant pas été fixée selon leur opinion et autorise ces choses par opposition à leurs avis.

Il est évident que ces choses doivent être dirigées avec beaucoup de sagesse, en particulier de notre époque où de nombreuses personnes font l’erreur de s’imposer des rigueurs superflues et exagérées, qui ne leur font rien gagner.
Particulièrement chez les personnes qui se renforcent considérablement dans le service d’Hachem, et même chez de véritables Ba’alé Téchouva motivés par leur forte volonté de s’élever vers de très hauts niveaux spirituels, « sautent les étapes » en faisant acquisition d’un niveau trop élevé pour eux et auquel ils ne se maintiendront pas avec le temps, ce qui peut entraîner des conséquences désastreuses vers une chute spirituelle.
Mais d’autre part, chacun se doit d’aspirer à atteindre le niveau supérieur, et d’augmenter encore et encore les actions des Mitsvot et le service d’Hachem.
« Que le sage écoute et en tire leçon ».

8 Halachot Les plus populaires

La période du ‘Omer

Les jours de la période du ‘Omer sont des jours d’une très grande sainteté, comme l’écrit le RAMBAN dans son commentaire sur la Paracha de Emor, car ces jours du compte du ‘Omer – depuis la fête de Péssa’h jusqu’&agra......

Lire la Halacha

Vaygach

Nous sommes aujourd’hui à la date du 10 Tévet, jour de jeûne public pour tout le peuple d’Israël. Vous pouvez consulter les règles relatives à un jour de jeûne ici, dans une Halacha antérieure consacrée au jeûne du 17 Ta......

Lire la Halacha

Propos en l’honneur de Pourim, prononcés par notre maître - le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l

Il est dit dans la Méguila (après l’ordre donné par Esther à tout le peuple de jeûner durant 3 jours, et en ayant décidé de se présenter devant le roi A’hachvéroch au bout de ces 3 jours afin de l’inviter au festin qu&rs......

Lire la Halacha

Les produits alimentaires pour Péssa’h à notre époque

A partir de 30 jours avant Péssa’h, entre en vigueur le devoir de « destruction du ‘Hamets ». Cela signifie que le nettoyage et la surveillance afin de ne pas trébucher sur l’interdit du ‘Hamets, entrent eux-aussi dans le cadre du devoir de dé......

Lire la Halacha


Bo - Un mauvais comportement et ses conséquences dramatiques

Commentaires rédigés par le Rav David PITOUN, pour Halacha Yomit Il est dit dans notre Paracha : וּמוֹשַׁב בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, אֲשֶׁר יָשְׁבוּ בְּמִצְרָיִם--שְׁלֹשִׁים שָׁנָה, וְאַרְבַּע מֵאוֹת שָׁנָה. (שמות יב-מ) Le séjour des Béné Israël, depuis qu'......

Lire la Halacha

« Le symbole du demi-Chékel » (année 5786)

Le demi-Chékel Dans la Paracha de Ki Tissa que nous avons lue récemment lors du Chabbat Chékalim, nous avons reçu l’ordre d’offrir « le demi-Chékel » que tout Israël offrait à l’époque du Temple. Cette Mitsva ava......

Lire la Halacha

La lecture de la Méguilat Esther – Les bénédictions pour les femmes

Toute personne – homme ou femme - a le devoir d’écouter la Méguila le jour de Pourim. Il faut la lire le soir, et la répéter le lendemain, comme il est dit dans le chapitre de Téhilim que nous lisons à Pourim : אֱלֹקי--אֶקְרָא יוֹמָם, וְלֹא תַע......

Lire la Halacha

Le Don de le Torah : Israël et les Anges

Commentaires rédigés par Rav David PITOUN, pour Halacha Yomit A partir du livre « Kol Yéhouda » de notre maître le Roch Yéchiva de Porat Yossef, le Gaon et Tsaddik Rabbi Yéhouda TSADKA z.ts.l, au nom de notre maître le Gaon et Tsaddik Rab......

Lire la Halacha