Halacha pour dimanche 30 Tishrei 5781 18 octobre 2020

Pour l'élévation des âmes de:
Mme Carlotta (Cathy) FASSI z’’l (de Netanya, et anciennement de Lyon) 
Avraham Ben Avraham FUNK z’’l (de Lyon)
Désiré Ya’akov Ben Sa’ida BENSOUSSAN z’’l anciennement de Lyon 
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l
Odelia Bat Esther (DRAY, fille de Mme MARCIANO z’’l de Lyon
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba EL BAZ z"l de Lyon
Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna Ha-Cohen z’’l
Dan Shlomo Ben Joël Yossef KTORZA z’’l de Sarcelles
Rabbi Its’hak Ben Yehouda (Rabbin ELHADAD) de Lyon z’’l
Mme Frewa’h Bat ‘Hanna BENSAID de Lyon z’’l 
Richard Amram Ben Chélomo AMAR z’’l de Lyon
Betty Rivka Bat Sultana PEREZ (GHOZLAND WEILL) z’’l anciennement de Lyon et Paris

Pour la guérison totale et rapide de:
Sylvie Mazal Esther Bat Régine 'Haya Sim'ha (PITOUN)
Ethan Chlomo Ben Yoni
Jacques Jacky Yaakov ‘Haïm Ben Odette Esther (BENADIBA) de Lyon
Alain Moché Ben Myriam (STEBOUN) de Lyon
parmi tous les malades d'Israël Amen.

Question - Est-il permis de parler entre Mayim Ah’aronim (l’ablution des mains en fin de repas) et le Birkat Hamazon ?

Réponse
Nous avons déjà expliqué qu’il est une totale obligation pour toute personne qui a consommé un repas accompagné de pain, de se laver les mains avec un peu d’eau avant de réciter le Birkat Hamazon (dans la Halah’a au sujet de l’obligation de se laver les mains pour Mayim Ah’aronim à la fin de tout repas accompagné de pain).
Nous avons aussi expliqué que les femmes sont – elles aussi – soumises à l’obligation de se laver les mains pour Mayim Ah’aronim, conformément à la décision Halah'ique de MARAN (Choulh’an ‘Arouh’ O.H chap.181) : « Mayim Ah’aronim (la dernière ablution) est une obligation ».
Concernant l’interruption verbale après Mayim Ah'aronim, il est enseigné dans la Guémara Bérah'ot : « Immédiatement après l’ablution des mains, on récite la Bérah’a. »
C'est-à-dire, qu’il faut faire suivre l’ablution des mains de la Bérah’a, sans la moindre interruption entre elles. Nous avons déjà expliqué (dans la Halah’a intitulée « Est-il permis de parler entre la Nétilat Yadaïm et la Bérah’a de Ha-Motsi » ?), que nos maîtres les Richonim sont en discussion sur le sens de cette Guémara, afin de déterminer s’il s’agit de l’ablution que l’on fait avant le repas (Nétilat Yadaïm), ou bien s’il s’agit de l’ablution que l’on fait à la fin du repas (Mayim Ah’aronim).
En effet, notre maître le RAMBAM explique que les propos de la Guémara concernent l’ablution que l’on fait à la fin du repas (Mayim Ah’aronim), qu’il ne faut pas s’interrompre entre l’ablution de Mayim Ah’aronim et le Birkat Hamazon. Mais entre la Nétilat Yadaïm que l’on fait avant le repas et la Bérah’a de Ha-Motsi, il est permis – selon le RAMBAM – de s’interrompre, même par des sujets sans rapport avec le repas.

Certains expliquent que la Guémara traite de l’ablution des mains que l’on fait avant le repas, et selon eux, il faut faire suivre la Nétilat Yadaïm de la Bérah’a de Ha-Motsi sans aucune interruption ni parole.
MARAN l’auteur du Choulh’an ‘Arouh’ tranche sur ce point selon l’opinion du RAMBAM, selon qui, il est permis de s’interrompre – selon l’essentiel du Din – entre la Nétilat Yadaïm que l’on fait avant le repas, et la Bérah’a de Ha-Motsi (même s’il est souhaitable de veiller à ne pas s’interrompre même à ce moment-là, comme nous allons l’expliqué), mais entre l’ablution de Mayim Ah’aronim et le Birkat Ha-Mazon, il est absolument interdit de s’interrompre.

MARAN écrit dans le Kessef Michné qu’il faut définir l’opinion de Rachi et du RAMBAM, dans le sens où toute l’interdiction de s’interrompre entre Mayim Ah’aronim et le Birkat Hamazon ne concerne qu’une véritable interruption comme manger ou boire entre les deux, mais s’il s’agit de bavardage, il n’y a aucune interdiction de s’interrompre entre les deux.
Cependant, dans le Beth Yossef, MARAN revient sur son opinion et écrit : « Il semble plus juste selon tous les avis que la raison pour laquelle il faut interdire de s’interrompre entre Mayim Ah’aronim et Birkat Hamazon réside dans le fait que dès l’ablution des Mains (Mayim Ah’aronim), on considère que la personne a entamé la Bérah’a, puisque l’ablution des Mayim Ah’aronim est une préparation au Birkat Ha-Mazon. »
C’est pour cela qu’il semble que même une interruption verbale est interdite entre Mayim Ah’aronim et le Birkat Ha-Mazon.

 Par conséquent, selon la Halah’a, il faut s’imposer la H’oumra (la rigueur) de ne pas du tout parler entre Mayim Ah’aronim et le Birkat Hamazon. Si toutefois une personne a parlé entre Mayim Ah’aronim et le Birkat Hamazon, il est souhaitable qu’elle se lave de nouveau les mains pour Mayim Ah’aronim, afin de faire suivre Mayim Ah’aronim du Birkat Hamazon.

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