Halacha pour mardi 7 Tevet 5781 22 décembre 2020

Pour l'élévation des âmes de:
Mme Carlotta (Cathy) FASSI z’’l (de Netanya, et anciennement de Lyon) 
Avraham Ben Avraham FUNK z’’l (de Lyon)
Désiré Ya’akov Ben Sa’ida BENSOUSSAN z’’l anciennement de Lyon 
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l
Odelia Bat Esther (DRAY, fille de Mme MARCIANO z’’l de Lyon
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba EL BAZ z"l de Lyon
Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna Ha-Cohen z’’l
Dan Shlomo Ben Joël Yossef KTORZA z’’l de Sarcelles
Rabbi Its’hak Ben Yehouda (Rabbin ELHADAD) de Lyon z’’l
Mme Frewa’h Bat ‘Hanna BENSAID de Lyon z’’l 
Richard Amram Ben Chélomo AMAR z’’l de Lyon
Betty Rivka Bat Sultana PEREZ (GHOZLAND WEILL) z’’l anciennement de Lyon et Paris

Pour la guérison totale et rapide de:
Sylvie Mazal Esther Bat Régine 'Haya Sim'ha (PITOUN)
Ethan Chlomo Ben Yoni
Jacques Jacky Yaakov ‘Haïm Ben Odette Esther (BENADIBA) de Lyon
Alain Moché Ben Myriam (STEBOUN) de Lyon
parmi tous les malades d'Israël Amen.

Les « Péssouké Dé-Zimra » - La règle pour les femmes

(Afin de mieux comprendre cette Halacha, nous vous conseillons de vous munir du Siddour (rituel de prières), et de l’ouvrir à l’office de Chah’arit (office du matin).

Nos maitres enseignent dans la Guémara Bérah’ott (32a):
On doit toujours dire la louange d’Hachem, et seulement ensuite, prier.
Cela signifie qu’avant de prier et d’adresser des demandes à Hachem, nous devons d’abord dire des paroles de louange à Hachem, à l’instar de Moché Rabbénou qui a  d’abord dit: « Hachem Elokim ! Tu as commencé à montrer à ton serviteur, ta grandeur et la puissance de ton bras, car quel dieu – dans le ciel ou sur la terre – est capable d’agir comme toi et d’égaler ta puissance. » Et ce n’est qu’ensuite que Moché demande: « De grâce ! Laisse-moi passer et voir la bonne terre qui se trouve au-delà du Jourdain … »   

C’est pour cette raison que tout Israël a l’usage de dire des versets de chant et de grâce à Hachem avant de prier la ‘Amida de Cha’harit. Ces versets se nomment « Péssouké Dé-Zimra ».
Nos maitres ont instauré de réciter une bénédiction avant les Péssouké Dé-Zimra – la bénédiction de « Barouh’ Chéamar », ainsi qu’une bénédiction après les Péssouké Dé-Zimra - la bénédiction de « Yichtabah’ ».
Ces deux bénédictions sont donc les bénédictions des Péssouké Dé-Zimra.

Les Péssouké Dé-Zimra font partie de la catégorie des « Mitsvott ‘Assé Chéha-Zémann Guérama », c'est-à-dire des devoirs religieux positifs (qu’il faut exécuter), qui sont aussi dépendants du temps, car il est impossible de réciter les Péssouké Dé-Zimra à n’importe quelle heure de la journée, mais uniquement avant l’heure limite pour la ‘Amida de Cha’harit. Or, nous avons déjà appris précédemment que la ‘Amida de Cha’harit peut être dite uniquement jusqu’à l’heure de « ‘Hatsott » (moitié de la journée) au plus tard. De ce fait, les Péssouké Dé-Zimra ne peuvent être dits au-delà de l’heure de « ‘Hatsott ». C’est également ce qui ressort des propos de Rav Nétrounaï GAON dans une Responsa (citée dans le Siddour du Rav ‘Amram GAON page 200), qu’il n’est absolument pas fondé de dire les Péssouké Dé-Zimra après avoir prié Chah’arit, car les Péssouké Dé-Zimra ont été institués pour être dits avant de prier la ‘Amida de Chah’arit.
C’est d’ailleurs ainsi que tranche MARANN dans le Choulh’an ‘Arouh’ Orah’ H’aïm (chap.52).

De plus, il est enseigné dans une Michna du traité Kiddouchinn (chap.1) que toute « Mitsvatt ‘Assé Chéha-Zémann Guérama » (tout devoir religieux positif dépendant du temps), les hommes y sont soumis mais les femmes en sont exemptes.
De ce fait, les femmes sont donc également exemptes de dire les Péssouké Dé-Zimra puisqu’il s’agit d’un devoir religieux positif dépendant du temps. Les femmes très pieuses qui désirent - malgré tout - les dire, pourront le faire mais elles n’en ont aucune obligation.
Nous savons que selon l’opinion de MARAN l’auteur du Choul’han ‘Arou’h (chap.589), toute Mitsva de laquelle une femme est exempte, si elle désire malgré tout l’accomplir, elle n’est pas autorisée à l’accomplir avec la bénédiction, car elle ne peut pas dire « Acher Kiddéchanou Bémitsvotav Vétsivanou « (qui nous a sanctifiés par ses commandements et nous a ordonné …) alors qu’elle n’en a reçu aucun ordre (de plus, les bénédictions n’ont été instaurées uniquement pour la personne soumise à leur obligation). Elles ne pourront donc pas réciter ces bénédictions avec la mention du Nom d’Hachem. Elle devront dire « Barou’h Ha-E-l Av Hara’hamann … », « Barou’h Méle’h Méhoullal Batichba’hott », et de même dans la bénédiction de Ichtaba’h, « Barou’h Méle’h Gadol Oumhoullal Batichba’hott ».
Chez les Ashkenazim, les femmes ont l’usage de réciter la bénédiction même sur une Mitsva de laquelle elles sont exemptes, en se référant au RAMA (chap.17 et ibid.) qui conteste l’opinion de MARAN sur ce point. (Yé’havé Da’at vol.3 chap.3).

En conclusion: Les femmes ne doivent pas réciter les bénédictions de « Barou’h Chéamar » et de « Ichtaba’h » avec la mention du Nom d’Hachem, mais chez les Achkénazim, les femmes ont l’usage de réciter ces bénédictions, même avec le Nom d’Hachem.

Questionner Le Rav


8 Halachot Les plus populaires

Le sel sur la table – L’usage de notre maitre le Rav z.ts.l

Question: Y a-t-il une obligation selon le DIN, de mettre le sel à table avant de réciter la bénédiction de Ha-Motsi? Cette obligation est-elle aussi en vigueur durant les jours de semaine? Réponse: Il est enseigné dans la Guémara Bérah&rsqu......

Lire la Halacha

Règles relatives à la sortie du 9 Av et au 10 Av

Après la sortie des étoiles le jour du 9 Av, il est permis de manger et de boire. Nous avons l’usage de réciter Birkat Ha-Lévana (la bénédiction à la vision de la lune) après l’office de ‘Arvit à la sortie du 9 Av. Il ......

Lire la Halacha

« Acher Yatsar » et bénédiction finale

Question: Une personne consomme des aliments en quantité suffisante (Kazaït – 27g) pour réciter la bénédiction finale. Avant de réciter cette bénédiction, la personne ressent l’envie d’aller aux toilettes. Lorsqu’elle so......

Lire la Halacha

Règles de la Nétilat Yadaïm ablution des mains) pour le repas

L’institution de la Nétilat Yadaïm  La Nétilat Yadaïm avant de consommer un repas accompagné de pain, est une institution de nos maîtres. Il est enseigné dans une Mishna du traité ‘Edouyot (chap.5) que l’on a excommuni&eacut......

Lire la Halacha


Manger sans se laver les mains (Nétilatt Yadaïm)

Nous avons expliqué dans la Halah’a précédente qu’il n’est pas permis de manger du pain sans se laver les mains (Nétilatt Yadaïm), et cela, même dans le cas où l’on ne touche pas le pain avec ses mains, comme lorsqu......

Lire la Halacha

Havdala le samedi soir où tombe le 9 Av – Règle pour un malade qui mange le jour du 9 Av

Pour une année où le 9 Av tombe un samedi soir – comme cette année 5781 – nos maitres les Richonim (décisionnaires de l’époque médiévale) débattent afin de définir comment faut-il procéder en ce qui concerne la H......

Lire la Halacha

Est-il permis de consommer du pain sans se laver les mains(Nétilatt Yadaïm), lorsqu’on le consomme sans le toucher, par l’intermédiaire d’une serviette ou autre?

La Guémara dans H’oulinn (107b) nous dit: « Les H’ah’amim ont autorisé la serviette ( manger du pain s’en se laver les mains, mais simplement en les entourant d’un tissu) uniquement pour ceux qui consommaient la ......

Lire la Halacha

« Acher Yatsar ou Birkat Ha-Mazon?

Question: Une personne consomme du pain en quantité suffisante (Kazaït – 27g) pour réciter Birkat Ha-Mazon. Avant de réciter Birkat Ha-Mazon, la personne ressent l’envie d’aller aux toilettes. Lorsqu’elle sort des toilettes et qu’elle se lave......

Lire la Halacha