Halacha pour jeudi 9 Adar 5780 5 mars 2020

Pour la guérison totale de:
Jean-Luc Chélomo Ben Zéhira (Azoulay)
Yossef Avraham ‘Haïm Ben Frédérique Léa (Arfi)
Charles Chalom ben Sultana (Nakache)
Noa’am Avraham Chimchon ben Dalia (Ouaknin)
Ariella Téhila Bat Aviva Myriam
Parmis tous les malades d’Israël  

Pour l’élévation de l’âme de:
Mordé’haï (Ma’ha) Ben Avraham (SELLAM) z’’l
Gilbert Sassi Ben Yéhouda (Hadjadj) z’’l

Michloah’ Manott et diabète ou gluten – le « demi-Chékel – Parachatt Za’hor

Question: Une personne envoi des douceurs à son ami en guise de Michloah’ Manott, mais son ami ne peut en consommer, car il souffre de diabète et de ce fait, il lui est formellement interdit par les médecins de consommer des aliments à base de sucre. Est-ce que celui qui a envoyé s’est malgré tout acquitté de son devoir de Michloah’ Manott?

Réponse: Le Gaon Rabbi Yossef COHEN z.ts.l (qui était membre du Beth Din avec notre saint maître le Rav z.ts.l) écrit qu’il y a lieu de s’interroger sur ce sujet, car même si nous considérons que l’on s’acquitte de son devoir de Michloah’ Manott avec de la viande crue (comme le tranche notre maître le Rav z.ts.l), malgré tout, dans ce cas la viande est tout à fait acceptable par celui qui la reçoit, car il pourra – grâce à cette viande – préparer des plats pour le repas de Pourim. Mais en ce qui concerne des aliments à base de sucre, lorsqu’on sait que celui à qui ils sont destinés ne pourra pas en consommer pour des raisons de santé, même s’il s’agit d’aliments tout à fait valables pour le devoir de Michloah’ Manott, malgré tout, on peut considérer que l’on ne peut s’acquitter de son devoir dans un tel cas.

Telle est l’opinion du Gaon Rabbi Yéhochoua’ NOYVIRT z.ts.l (l’auteur du livre Chémirat Chabbat Ké-Hilch’éta), que l’on ne peut s’acquitter de l’obligation de Michloah’ Manott avec de tels aliments qui ne peuvent pas être consommés par le destinataire, car la raison essentielle de la Mitsva de Michloah’ Manott consiste à réjouir les amis, qui pourront se réjouir pour le repas de Pourim avec les aliments reçus. Or, dans ce cas, le destinataire ne peut rien consommer.

Cependant, il est rapporté au nom du Gaon Rabbi Chélomo Zalman OYORBAH’ z.ts.l que l’on peut s’acquitter avec un Michloah’ Manott constitué de tels aliments. Preuve en est, qu’il n’y a pas le moindre doute que l’on s’acquitte du devoir de Michloah’ Manott avec des aliments à base de lait, même si l’on sait que le destinataire a consommé des aliments à base de viande lors du repas de Pourim et ne pourra donc pas consommer des aliments à base de lait jusqu’au soir, et malgré tout, il n’y a aucun doute que l’on s’acquitte de son devoir de cette façon. Nous pouvons donc en déduire que dès l’instant où l’on envoie des aliments consommables, il ne nous importe pas de savoir si le destinataire pourra les consommer ou pas, car puisqu’ils sont qualifiables d’aliments et qu’ils sont consommables pour la majeure partie des gens, on s’acquitte de son devoir en les offrant.

Notre grand maître le Rav z.ts.l écrit qu’il faut différencier les cas, car concernant des aliments à base de lait, le destinataire pourra en définitive les consommer, il en éprouve donc une joie dans son cœur en les recevant, et ce cadeau augmente l’amour mutuel. Ce qui n’est pas le cas lorsqu’on envoi un Michloah’ Manott constitué de choses que le destinataire ne pourra jamais consommer, il n’y pas là de joie particulière.

Cependant, notre maître le Rav z.ts.l conclus que puisque l’envoi de tels aliments exprime de l’amour et de l’affection, puisque les autres membres du foyer pourront en consommer, et puisque l’usage est répandu d’envoyer des douceurs en guise de Michloah’ Manott afin d’exprimer de l’affection et de l’amour, par conséquent, même dans notre cas, il y a lieu de dire que l’on peut s’acquitter par cela de notre devoir, même si le destinataire lui-même ne peut pas en goûter.

La règle est la même pour une personne sensible au gluten, si on lui envoie un Michloa’h Manott fait d’aliments à base de gluten, son statut est le même qu’un malade diabétique, a qui on peut tout à fait envoyer des aliments sucrés, pour les mêmes raisons expliquées plus haut.

Malgré tout, il faut veiller à ne pas causer de peine au destinataire en lui envoyant de tels aliments, par exemple lorsqu’on envoi ces aliments à une jeune personne qui ne peut pas consommer d’aliments à base de sucre, et l’envoi pourrai lui provoquer de la tristesse, car il va de nouveau prendre conscience de son état de santé, dans un tel cas, il faut absolument éviter d’envoyer de tels aliments. Il faudra envoyer des aliments pouvant être consommés par le destinataire, afin de réjouir son cœur par la joie de Pourim.

Rappel: Ce Chabbat est « Chabbat Za’hor » où nous lisons dans un 2ème Séfer Torah le passage de « Za’hor », et il est une obligation ordonnée par la Torah de l’entendre de la bouche de l’officiant dans le Séfer Torah.

Le symbole du demi-Chékel: Ces jours-ci, nous avons l’usage de donner à la Tsédaka « le symbole du demi-Chékel », et la somme qu’il faut donner cette année (5780) selon l’opinion de notre maitre le Rav z.ts.l – et comme nous l’avons expliqué chaque année - est environ 20 nis (en Israël).
En France, il faut donner la somme de 5 euros.

Celui qui ajoute, on lui ajoutera depuis le Ciel!

Questionner Le Rav


8 Halachot Les plus populaires

Règles relatives au jour du 9 Av

Le jour de Tich’a Be-Av (le jeûne du 9 Av), 5 interdits sont en vigueur: Manger et boire; Se laver; S’enduire (le corps avec de l’huile ou de la crème corporelle) ; Porter des chaussures en cuir ; Pratiquer l’intimité conjugale De même, il est inte......

Lire la Halacha

Havdala le samedi soir où tombe le 9 Av – Règle pour un malade qui mange le jour du 9 Av

Pour une année où le 9 Av tombe un samedi soir – comme cette année 5782 – nos maitres les Richonim (décisionnaires de l’époque médiévale) débattent afin de définir comment faut-il procéder en ce qui concerne la H......

Lire la Halacha

Consommation de viande après Roch H’odech AV

Il est expliqué dans une Michna de Ta’anit (26b) qu’il est interdit par décret de nos maîtres de consommer de la viande et du vin, la veille de Tich’a Beav (la veille du jeune du 9 Av) lors de la Séouda Ha-Mafsekete (le dernier repas avant le début......

Lire la Halacha

Les personnes soumises et exemptes du jeûne du 9 Av, ainsi que les règles du 9 AV cette année

Un malade sans danger; une personne âgée; une femme accouchée Un malade (véritablement malade, qui est alité ou autre, même s’il n’est pas en danger) est exempt de jeûner le 9 Av. Dans le cas d’un doute, il faut consulter une autorit&e......

Lire la Halacha


Séouda Mafseket (repas avant le jeûne) cette année (5782)

La veille du 9 Av, nos maîtres ont interdit (selon le strict Din et non selon la tradition) de consommer de la viande et du vin lors de Séouda Hamafseket (le repas que nous prenons avant le début du jeûne, après la moitié de la journée). De même, ......

Lire la Halacha

« Dès le début du mois de Av, nous diminuons la joie » - Année 5782

Ce vendredi, tombe – avec l’aide d’Hachem – le jour de Roch ‘Hodech Mena’hem Av, et la semaine prochaine - Chabbat prochain - tombe le 9 Av, mais puisqu’il est interdit de jeûner le jour du Chabbat (excepté Yom Kippour), le jeûne est repor......

Lire la Halacha

Le jeûne du 17 Tamouz

Aujourd’hui dimanche est observé le jeûne du 17 Tamouz. Le 17 Tamouz est tombé hier Chabbat, mais en raison de la sainteté du Chabbat, le jeûne a été repoussé à aujourd’hui, conformément à la Halacha.  ......

Lire la Halacha

Règles relatives à la sortie du jeûne du 9 Av, et au 10 Av cette année (5782)

Aujourd’hui dimanche, nous observons le jeûne du 9 Av dont la date était hier, et en raison de la sainteté du Chabbat, le jeûne a été reporté à aujourd’hui. La sortie des étoiles – Nétilatt Yadaïm Apr&egra......

Lire la Halacha