Halacha pour mardi 9 Iyar 5782 10 mai 2022

Pour la guérison totale de:
Jean-Luc Chélomo Ben Zéhira (Azoulay)
Yossef Avraham ‘Haïm Ben Frédérique Léa (Arfi)
Charles Chalom ben Sultana (Nakache)
Noa’am Avraham Chimchon ben Dalia (Ouaknin)
Ariella Téhila Bat Aviva Myriam
Parmis tous les malades d’Israël  

Pour l’élévation de l’âme de:
Mordé’haï (Ma’ha) Ben Avraham (SELLAM) z’’l
Gilbert Sassi Ben Yéhouda (Hadjadj) z’’l

Utilisation des Noms Sacrés

Il est enseigné dans les Pirké Avott (chap.1 Michna 13):
Il (Hillel) disait : « Celui qui n’ajoute pas se verra retranché, celui qui n’étudie pas se
condamne à mort, et celui qui utilise la « couronne » passera (il quittera ce monde). »

Rabbénou ‘Ovadia Mi-Barténoura explique: « celui qui utilise la « couronne » passera », il s’agit de celui qui utilise la couronne (le prestige) de la Torah et qui sera puni en « passant » de ce monde, c'est-à-dire en le quittant. En effet, le terme « Taga » utilisé ici signifie en arabe « couronne ».

Le Barténoura cite ensuite d’autres explications sur cela. Il écrit ensuite: « J’ai entendu dire que le sens de cet enseignement désigne en réalité celui qui fait utilisation du Nom Ineffable (Chem Ha-Méforach, le Nom d’Hachem que nul n’est autorisé à prononcer). Une telle personne sera bannie de ce monde et n’a pas droit au Monde Futur. Comme ces gens qui ont appris à travers les livres des Kabbalistes la façon pratique d’utiliser les Noms Sacrés afin de réaliser des choses surnaturelles, ces gens n’ont pas droit au Monde Futur.

Notre grand maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l cite en rapport avec cela les propos du SAMAK (Mitsva 3) qui écrit qu’un jour Rabbénou Yéhouda Hé-H’assid mit en garde ses élèves de ne pas se rendre au mariage de l’un de leurs compagnons de peur qu’il ne leur arrive du mal sur la route qui était male fréquentée. Les élèves n‘écoutèrent pas leur maître et se rendirent au mariage, car ils connaissaient l’utilisation des Noms Sacrés et pensaient pouvoir se protéger en cas de danger en utilisant ses Noms Sacrés. C’est effectivement ce qui arriva. Ils furent attaqués par des brigands qui voulaient les tuer et leur prendre tout ce qu’ils possédaient. Les élèves de Rabbi Yéhouda Hé-H’assid utilisèrent le Chem Ha-Méforach et mirent à mort les brigands en le prononçant devant eux. Lorsqu’ils furent de retour auprès de leur maître, il leur dit: « Qu’avez-vous fait?! Vous venez de perdre votre Monde Futur !! La seule chance qu’il vous reste pour le gagner de nouveau c’est de vous rendre à l’endroit où vous avez été attaqués sans prononcer le Chem Ha-Méforach et de vous sacrifier en vous laissant assassiné par les brigands. » Les élèves exécutèrent les instructions de leur maître et se rendirent à cet endroit où ils se firent tuer.

Cette histoire suscite l’étonnement, car il est formellement interdit de se rendre à un endroit où il y a un tel danger. Le fait de retourner à cet endroit ne constitue non seulement pas une Téchouva sur leur faute, mais constitue plutôt une faute puisqu’ils ont sacrifié leur vie pour cela.

Notre maître le TACHBETS – dans son commentaire sur le traité Bérah’ot (5b) – traite de cette question en faisant remarquer que le fait de retourner à cet endroit constituait un réel danger, quelle sorte de Téchouva peut donc représenter le fait de transgresser un interdit supplémentaire?
Mais il répond en disant que l’essentiel de la Téchouva réside dans le fait d’être de nouveau confronté à l’interdit et de se maîtriser afin de ne pas le transgresser de nouveau. Ils n’avaient donc pas d’autre choix que de se rendre de nouveau à cet endroit afin de surmonter l’épreuve qu’ils n’avaient pas surmontée auparavant.
Mais notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l objecte sur cette explication en disant que les choses sont encore difficiles à comprendre. En effet, comment pouvaient-ils être autorisés à retourner à cet endroit puisqu’il est dit dans la Torah « Afin de vivre des Mitsvot » et non de mourir pour les Mitsvot, car il est interdit à quiconque de se sacrifier pour une telle chose, et il n’existe rien qui puisse se dresser devant la Téchouva. S’ils n’avaient pas la possibilité d’être de nouveau confrontés à cet interdit, leur Téchouva se définissait par le regret et l’engagement sur l’avenir uniquement, il n’était pas nécessaire d’être réellement confronté à cette épreuve.

Notre maître le Rav z.ts.l reste sans réponse à sa question.

On peut également s’étonner du fait qu’à la 2ème fois où ils se sont rendus à cet endroit fréquenté par des brigands, ils avaient probablement le devoir d’utiliser le Chem Ha-Méforach afin de se sauver d’une mort certaine, car rien ne se dresse devant le danger de mort.

Notre maître le H’YDA raconte dans son journal personnel qu’une fois, un arabe l’attaqua sur une route déserte, et puisqu’il ne restait plus d’autre choix, le H’YDA prononça un Nom Sacré devant l’arabe et le tua, car il ne fait pas de doute qu’en cas de danger de mort, il est permis d’utiliser un Nom Sacré.

Par conséquent, l’histoire mentionnée par le SAMAK nécessite grande réflexion afin de comprendre la raison des instructions de Rabbénou Yéhouda Hé-H’assid.

Quoi qu’il en soit, nous devons apprendre à travers ces choses la gravité de l’utilisation de ce que l’on appelle la « Kabbala pratique », car même s’il existe quelqu’un de notre époque qui sait peut-être utiliser les Noms Sacrés à des fins de guérisons ou autre, il faut absolument s’abstenir d’aller consulter de tels guérisseurs qui s’identifient à des Kabbalistes et autres devins. Nous avons déjà eu l’occasion de parler dans le passé de ce sujet en rappelant que celui qui veut préserver sa vie doit s’éloigner de tous ses imposteurs qui se qualifient de Kabbalistes (ceux que l’on surnomme des « Baba »), alors qu’en réalité on ne connaît rien de leur intégrité et de leur droiture. Même s’ils ont réellement certaines connaissances dans le domaine des Noms Sacrés, il est probable que ces gens causent plus de dégâts par l’utilisation qu’ils font des Noms Sacrés, car le fait de mentionner tel ou tel Nom Sacré qui va immédiatement amener la guérison à un malade ou autre n’est pas un jeu d’enfant, mais plutôt un sujet très vaste et profond. Celui qui possède une faible connaissance de ce sujet est plus susceptible de provoquer des dégâts plutôt que des choses bénéfiques.

Sans parler de la gravité de son châtiment et de sa mécréance car il profane le Nom d’Hachem à des fins personnelles.

Si une personne a besoin d’une Bérah’a ou autre pour une délivrance quelconque, elle a plus à gagner en allant consulter de véritables Talmidé H’ah’amim qui connaissent réellement la Torah, qui bénéficient de l’appréciation du public, qui ont des attitudes acceptables, desquels émanent la Torah, et dont les prières sont réellement entendues par Hachem. Celui qui s’attache à de telles personnes et les craint, s’attache réellement à la Chéh’ina (Présence Divine).

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