Halacha pour lundi 27 Sivan 5781 7 juin 2021

Pour l'élévation des âmes de:
Mme Carlotta (Cathy) FASSI z’’l (de Netanya, et anciennement de Lyon) 
Avraham Ben Avraham FUNK z’’l (de Lyon)
Désiré Ya’akov Ben Sa’ida BENSOUSSAN z’’l anciennement de Lyon 
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l
Odelia Bat Esther (DRAY, fille de Mme MARCIANO z’’l de Lyon
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba EL BAZ z"l de Lyon
Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna Ha-Cohen z’’l
Dan Shlomo Ben Joël Yossef KTORZA z’’l de Sarcelles
Rabbi Its’hak Ben Yehouda (Rabbin ELHADAD) de Lyon z’’l
Mme Frewa’h Bat ‘Hanna BENSAID de Lyon z’’l 
Richard Amram Ben Chélomo AMAR z’’l de Lyon
Betty Rivka Bat Sultana PEREZ (GHOZLAND WEILL) z’’l anciennement de Lyon et Paris

Pour la guérison totale et rapide de:
Sylvie Mazal Esther Bat Régine 'Haya Sim'ha (PITOUN)
Ethan Chlomo Ben Yoni
Jacques Jacky Yaakov ‘Haïm Ben Odette Esther (BENADIBA) de Lyon
Alain Moché Ben Myriam (STEBOUN) de Lyon
parmi tous les malades d'Israël Amen.

La Mitsva de Tsédaka – Notre maitre le Rav z.ts.l

Notre maitre le TOUR écrit:
La Mitsva de Tsédaka incombe chaque membre du peuple d’Israël, en donnant de son argent, selon ses possibilités.

Hormis le fait que toute personne qui donne la Tsédaka, accompli une ordonnance positive de la Torah, toute personne qui ne donne pas la Tsédaka transgresse une interdiction de la Torah, comme il est dit (Dévarim 15): « Tu n’endurciras pas ton cœur et tu ne fermeras pas ta main envers ton frère nécessiteux… »

Nos maitres enseignent (Bava Batra 12a):
Toute personne qui se dérobe à la Mitsva de Tsédaka, est comparable à un idolâtre, comme il est dit au sujet de la Mitsva de Tsédaka: « Garde-toi d’avoir une pensée perverse dans ton cœur … » et il est dit également au sujet de l’idolâtrie, « Des gens pervers sont sortis… ». Puisque dans le dernier verset cité, il s’agit d’idolâtrie, il en est de même dans le 1er verset cité.

Toute personne vigilante dans l’accomplissement de la Mitsva de Tsédaka, la Mitsva atteste sur cette personne qu’elle fait partie d’une descendance bénie par Hachem, comme il est dit au sujet d’Avraham (Béréchit 18): « Afin qu’il ordonne à ses enfants et à sa maison après lui, et qu’ils observent la voie d’Hachem pour accomplir la justice (Tsédaka) et le jugement… »

Le trône d’Israël et la religion de vérité ne tiennent que par le mérite de la Mitsva de Tsédaka, comme il est dit (Yécha’ya 54): « Tu seras affermie par la justice (Tsédaka)… ».
Israël ne peut être délivré que par le mérite de la Tsédaka, comme il est dit: « Tsion sera rachetée par le jugement et ses repentants par la justice (Tsédaka). »

On ne devient jamais pauvre à cause de la Mitsva de la Tsédaka, et rien de mauvais ne peut arriver à cause de la Mitsva de la Tsédaka, comme il est dit: « L’acte de la justice (Tsédaka) sera symbole de paix… »

Toute personne qui prend les autres en pitié, sera prise elle-même en pitié depuis le ciel. Chacun doit prendre conscience qu’au même titre qu’il demande auprès d’Hachem qu’il entende ses prières, de même il faut que la personne écoute elle aussi les nécessiteux.
De plus, Hachem écoute les plaintes des nécessiteux.

C’est à tous ceux qui ont la possibilité de les aider, qu’incombe de donner la Tsédaka, car si les nécessiteux se plaignent à Hachem de leur détresse, Hachem accepterai leur prière et se vengerait de tous ceux qui ne les auraient pas renseigné.

L’homme ne doit pas dire, « comment puis-je donner mon argent aux autres », mais en réalité il faut savoir que l’argent ne nous appartient pas, mais il appartient plutôt au véritable possesseur qui est Hachem, c'est-à-dire donner la Tsédaka aux nécessiteux.

Nos maitres enseignent encore (Bava Batra 11a):
Le roi Mounbaz – qui était le fils de la reine Hilani, une femme vertueuse qui se convertie au judaïsme et aida beaucoup les juifs d’Erets Israël – était un homme Tsaddik (juste). Un jour, la famine s’abattit sur le pays lors d’une année de disette. Le roi Mounbaz fit ouvrir les greniers royaux et en fit profiter ses frères juifs. Ses frères et sa famille vinrent le trouver en lui disant:
« Tes ancêtres (non-juifs) ont économisés et conservés les trésors royaux bien plus que la richesse qu’ils possédaient déjà de leurs propres ancêtres, et toi tu te lèves soudainement et tu gaspis ainsi tous les trésors?! »
Mounbaz leur répondit:
« Mes ancêtres ont conservés pour ici-bas, moi je conserve pour le Monde Futur! Mes ancêtres ont conservés en un lieu où la main humaine a de l’emprise, mais j’ai conservé en un lieu où la main humaine n’a pas d’emprise! Mes ancêtres ont conservés une chose qui ne donne pas de fruits, moi j’ai conservé une chose qui donne des fruits! Mes ancêtres ont conservés des trésors d’argent, moi j’ai conservé des trésors d’âmes! Mes ancêtres ont conservés pour les autres, moi j’ai conservé pour moi-même! Mes ancêtres ont conservés pour ce monde-ci, moi j’ai conservé pour le Monde Futur, comme il est dit (Yécha’ya 58): « Ta droiture marchera devant toi, la gloire d’Hachem te rassemblera. »

Combien les paroles du roi sage sont émouvantes, car ses ancêtres ont effectivement conservés des trésors si nombreux, mais ils sont restés sans le moindre souvenir. Alors que lui qui a aidé les autres, en se souvenant des propos de nos maitres, et ses actes intercèdent en sa faveur jusqu’à aujourd’hui, pour une vie dans le Monde Futur.

Dans le livre Avir Ha-Ro’im (du Rav Ya’akov SASSON Chlita, dans le volume 3 à paraître avec l’aide d’Hachem), sont cités de nombreux actes de Tsédaka accomplis par notre maitre le Rav z.ts.l, qui s’adonna énormément à la Mitsva de Tsédaka durant toute sa vie, aussi bien de manière personnelle, en distribuant son propre argent à des œuvres de Tsédaka, aussi bien en s’investissant personnellement pour les nécessiteux. Il existe une liste de sommes d’argent que notre maitre le Rav z.ts.l offrit à diverses œuvres de Tsédaka, pour des veuves et des orphelins.
Il y a environ 70 ans, lorsque notre maitre le Rav z.ts.l se déplaçait lui-même pour solliciter l’aide du peuple d’Israël en faveur des nécessiteux, ou pour les nouveaux émigrants en Israël qui étaient dans des situations matérielles difficiles, et tout était fait par lui dans la discrétion, car il n’y a quasiment personne qui connait précisément ses actes de Tsédaka. Et même si son temps lui était très précieux, il ne lésinait pas ni sur lui-même ni sur son honneur, il œuvra de manière incroyable, afin de soutenir les faibles, heureux soit-il dans sa part et combien est agréable sa destiné!

D’autres cas pratiques de ce sujet seront expliqués avec l’aide d’Hachem dans les prochaines Halachot.

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