Halacha pour mercredi 10 Elul 5781 18 août 2021

Pour l'élévation des âmes de:
Jacqueline Fortunée Bat Nina (Pitoun, de Netanya, et anciennement de Sarcelles)

Pour la guérison totale et rapide de:
L’enfant Ma’yan ‘Hava Bat ‘Aicha

« Ils ferons devant moi cet ordre précis »

Propos de notre maitre le Rav z.ts.l pour les jours du mois d’Eloul

Nous disons dans les Séli’hot les 13 articles de la miséricorde divine « Hachem, Hachem, E-l Ra’houm Vé’hanoun … » (dans le passage du « Vaya’vor »).
Ces 13 articles de la miséricorde divine constituent le centre et l’essentiel des Séli’hot.

Nos maitres enseignent dans la Guémara:
« Une alliance a été établie selon laquelle les 13 articles de la miséricorde divine ne reviennent jamais inexaucés » Il est certain qu’ils seront agréés devant Hachem!
Et pourquoi? Parce qu’il est dit: « Voici! Je conclus un pacte d’alliance »
Hachem a conclu un pacte d’alliance avec nous, selon lequel, si nous prononçons les 13 articles de la miséricorde divine, Hachem se remplira de miséricorde envers nous.

C’est pourquoi, lorsqu’on dit les 13 articles de la miséricorde divine, on doit porter notre attention à ce que l’on dit.
« Vay’avor Hachem ‘Al Panav Vaykra » (Hachem passa devant sa face et s’exclama) Rabbi Yo’hanan dit: ce verset nous enseigne qu’Hachem s’est enveloppé dans un Talit comme un officiant, et indiqua à Moché un ordre précis de prière.
Hachem lui dit: Chaque fois qu’Israël fauteront, ils n’auront qu’à faire devant moi cet ordre là et je leur pardonnerai. » Cela signifie que par la prononciation des 13 articles de la miséricorde divine, les fautes d’Israël sont pardonnées.

Mais nous devons comprendre:
Pourquoi est-il dit: Chaque fois qu’Israël fauteront, ils n’auront qu’à « faire » devant moi cet ordre là? Le terme « dire » aurait été plus approprié (ils n’auront qu’à « dire » devant moi cet ordre là). Quelle est l’explication de cet enseignement?
En réalité, il est dit dans la Torah: « Si tu observe les commandements d’Hachem ton D.ieu, tu marcheras dans ses voies ». Nos maitres expliquent: « tu marcheras dans ses voies » Puisqu’Il est miséricordieux, sois miséricordieux. Puisqu’Il est clément, sois clément. Marche dans les voies d’Hachem. Si un nécessiteux passe et te demande de la Tsédaka, et que tu lui réponds: « Hachem aura pitié », depuis le ciel on dira aussi la même chose, où est ta miséricorde?! Un orphelin passe et te demande de l’aide, et tu ne l’aides pas, où est ta « grande bonté »?! Tu ne te comportes pas avec miséricorde, pourquoi Hachem se comporterait-il avec miséricorde envers toi?! Comme un homme se comporte, ainsi on se comporte envers lui depuis le ciel. « La vérité germe de la terre, la justice est exprimée depuis le ciel. » On exprime à l’homme exactement ce qu’il exprime lui-même!

C’est pour cela qu’Hachem dit à Moché: ils n’auront qu’à « faire » devant moi cet ordre là et je leur pardonnerai » Chaque fois qu’ils se comporteront eux-mêmes selon les qualités d’Hachem, Il leur pardonnera.

Dans les 13 articles de la miséricorde divine, il est écrit « Il est d’une grande bonté, Il est vérité. »
Ilfa - l’un de nos maitres du Talmud – pose une question:
D’une part il est dit « Il est d’une grande bonté », et d’autre part il est dit: « Il est vérité ». Comment concevoir les 2 choses? Si Hachem juge selon la vérité, comment peut-il juger également avec une grande bonté? Il s’agit là de 2 éléments opposés. Mais Ilfa répond: au début, Hachem juge avec « vérité », mais à la fin, il juge avec « grande bonté ».
Cela signifie qu’au début, on juge l’homme selon la vérité, selon ce qu’il mérite, mais on constate que l’homme ne pourra pas surmonter la sentence, alors Hachem le juge immédiatement avec la bonté, avec la miséricorde.

Mais une difficulté persiste dans cette réponse:
S’il en est ainsi, il aurait été plus juste de mentionner dans les 13 articles de la miséricorde divine d’abord la « Vérité » et ensuite la « grande bonté » et pas l’inverse, puisque l’on juge d’abord selon la vérité, et seulement ensuite selon la bonté?

On répond avec une histoire rapportée dans le Midrach Yalkout au sujet d’un roi qui était bon, et qui avait un homme qui lui était proche et qui aimait beaucoup le roi.
Cet homme allait et faisait l’éloge du roi: « Regardez quel roi noble nous avons! Quelle bonté de cœur il a! Combien il se soucie de ses citoyens! » Au point où le cœur du peuple s’attacha au roi, tout le monde adulait le roi.
Le roi savait tout cela, il savait qui lui faisait autant de bien en attirant l’amour du peuple envers lui, et il garda les choses dans son cœur.

Un jour, cet homme bienfaiteur du roi, se heurta à une grave infraction de la loi du pays. Mais puisqu’il était un notable, son jugement fut confié à 5 juges expérimentés. Les juges étudièrent correctement son dossier, et ils déclarèrent:
« Il n’y a rien à faire! Il n’y a pas de favoritisme! Cet homme a commis une grave infraction à la loi, et il faut lui imposer 1 an d’emprisonnement! »

L’un des juges – qui était un ami de l’accusé – se tourna vers les autres juges et leur dit: « Mes amis! Il ne fait aucun doute que la vérité est avec vous, cet homme a commis une infraction et il mérite cette peine. Mais nous pouvons peut-être lui donner une alternative: Ecrivons que s’il paye une amande d’un très gros montant (100 000 dollars par exemple) au trésor du roi, il pourra racheter ainsi son emprisonnement! Nous savons pertinemment que cet homme ne possède pas une telle somme, mais malgré tout, donnons-lui cette possibilité! »
Les juges écoutèrent la proposition et acceptèrent. On écrivit dans la sentence que cet homme doit être emprisonné durant 1 an. S’il paye 100 000 dollars au trésor royal, il pourra ainsi racheter sa peine d’emprisonnement.
La sentence fut signée et prenait effet au bout de 30 jours.

Ce pauvre homme n’avait pas une somme aussi importante, et il essaya de se procurer cette somme à travers des prêts d’organismes de charité, mais chacun lui répondit qu’il ne pouvait lui prêter que 5 000 dollars. Ainsi, il tournait d’un organisme à l’autre en se désespérant car il comprit qu’il n’avait plus d’autre choix que d’aller en prison.

La dernière nuit avant son emprisonnement, tous les membres de sa famille vinrent le trouver pour lui dire au revoir, et tout le monde pleurait, mais vers 22h, chacun s’en alla et le laissa avec sa famille proche.

Cette même nuit, le roi ne trouva pas le sommeil. Il se renseignait au sujet de son ami et savait qu’il n’avait pas réussi à se procurer la somme d’argent pour racheter sa peine d’emprisonnement. Que fit le roi? Il prit une valise et y plaça 1000 billets de 100 dollars. Il appela son fils, l’héritier du trône, et lui dit:
« Mon fils! Comment puis-je abandonner un tel homme qui a donné sa vie pour mon bien?! Comment puis-je me comporter de la sorte?! Je dois me soucier de lui. Mais il est interdit que l’on sache que je lui apporte mon aide. C’est pourquoi, je te demande de prendre cette valise, et à 2h du matin, vas à côté de la maison de mon ami. Brise la vitre d’une fenêtre et jette la valise à l’intérieur.
Ensuite, fuis immédiatement. »

L’héritier du trône se rendit à 2h du matin vers la maison de l’ami du roi. Il vérifia qu’il n’y avait personne aux alentours. Il brisa la vitre d’une fenêtre, y jeta la valise et s’enfuit à toute vitesse.

L’ami du roi et sa famille entendirent le bruit du bris de la vitre au milieu de la nuit.
Ils se levèrent immédiatement de leurs lits et allumèrent la lumière. Ils virent une valise. Dans un premier temps, ils soupçonnèrent un colis piégé. Ils observèrent mais ne virent aucun file ni autre élément suspect. Ils ouvrirent lentement la valise, et là, tout le monde s’exclama: « Waw! Que des billets verts! » Ils comptèrent l’argent et constatèrent qu’il y avait exactement la somme de 100 000 dollars.

Au matin, l’homme se rendit au bureau d’application des peines et donna l’argent qui fut compté. On lui donna immédiatement un reçu en lui disant que si on l’interpellait, il n’avait qu’à montrer ce reçu qui attestait qu’il avait payé son amande et qu’il était à présent complètement acquitté. L’homme retourna chez lui dans la joie et l’allégresse, et il ne lui arriva rien.

Ceci est l’explication de l’ordre des 13 articles de la miséricorde divine. « Il est d’une grande bonté ; Il est vérité » Car même lorsqu’Hachem juge l’homme selon la vérité, en réalité tout n’est que bonté. Hachem envoi la guérison avant la plaie, comme il est enseigné dans la Guémara Péssa’him (118a) sur le verset: « Remerciez Hachem car Il est bon, Car sa bonté est éternelle » Hachem est éternellement d’une grande bonté, même lorsqu’il châtie l’homme, Remerciez Hachem car Il prélève sa dette à travers le bien de l’homme. Un riche à travers son bœuf, un pauvre à travers son agneau, Hachem procure à chacun un bien financier afin de pouvoir ensuite prélever ce qui lui est dû. L’homme se retrouve donc ne manquant de rien. Comme ce roi qui a fait juger son ami selon la vérité, mais en réalité tout n’était que bonté, car le roi paya l’amende à partir de l’argent qu’il lui avait donné.

C’est pour cela que chacun se doit de tout accepter avec amour.
Un homme est gratifié par Hachem et il lui procure une vache laitière.
L’homme se réjouit de cette vache. Mais voilà qu’un matin, il trouve sa vache morte.
Que va-t-il dire?? « La vache Kappara! » (que cette vache soit mon expiation)
Hachem a eut pitié de lui, et c’est pourquoi il lui a d’abord donné une vache, afin de pouvoir la prélever de lui, car ne pas tenir compte des fautes de l’homme est impossible, mais à travers une telle expiation – qui constitue une épreuve d’amour – l’homme peut être expié.

En ces jours, jours du mois d’Eloul, l’homme doit certes dire qu’il accepte tous les décrets et qu’il est reconnaissant envers Hachem pour toutes Ses décisions, mais avant tout, il doit faire devancer l’épreuve par la prière. Il doit se lever et dire les Séli’hot, donner de la Tsédaka, car la Tsédaka expie les fautes. Nos maitres enseignent qu’au lieu de perdre tout son argent, l’homme doit donner la Tsédaka et il obtiendra expiation! L’homme qui donne la Tsédaka, se verra prendre en pitié depuis le ciel.

Il est enseigné dans la Guémara au sujet de Rabban Yo’hanan Ben Zakaï – qui était l’un des plus grands Tanaïm – que ses neveux possédaient un important commerce. Une nuit, Rabban Yo’hanan Ben Zakaï vit en rêve que les autorités allaient bientôt venir chez ses neveux pour leur réclamer d’importants impôts, au point de leur prendre tous leurs biens!

Que fit Rabban Yo’hanan Ben Zakaï? Le matin, il se rendit au magasin de ses neveux et leurs dit: « Mes enfants! Il y a un orphelin et une orpheline qui doivent se marier et ils n’ont rien. Donnez-moi s’il vous plait de la Tsédaka! »
Ils lui dirent: « Combien veux-tu? » Il leur répondit une somme équivalente à 1000 dollars. Ils lui donnèrent la somme. Rabban Yo’hanan Ben Zakaï prit la somme et la donna aux orphelins. Le lendemain, il vint de nouveau les trouver en leur disant:
« Nous montons une Yéchiva et nous n’avons pas d’argent, aidez-nous! »
Ils lui répondirent: « Combien veux-tu? » Il leur dit une somme équivalente à 10 000 dollars. Ils lui donnèrent, et Rabban Yo’hanan Ben Zakaï investit la somme dans la Yéchva. Et ainsi de suite, il vint les trouver chaque jour en leur demandant de l’argent pour de la Tsédaka.

Un mois plus tard, les autorités arrivèrent soudain pour réclamer l’impôt et indiquèrent une très grosse somme aux neveux de Rabban Yo’hanan Ben Zakaï. Pour honorer cette somme, les autorités confisquèrent tous leurs biens!
Les neveux de Rabban Yo’hanan Ben Zakaï se rendirent chez leur oncle et lui dirent ce qui leur était arrivé. Rabban Yo’hanan Ben Zakaï leur dit: « J’avais déjà vu tout cela en rêve, et j’ai voulu sauver au maximum votre argent. A présent, ne vous faites pas de soucis, ils ne vous prendront que 1000 pièces d’or, et ensuite ils vous acquitteront. Si vous m’aviez donné également ces 1000 pièces d’or que je n’ai pas eu le temps de vous réclamer, ils ne vous auraient pas réclamé la moindre pièce! »
C’est évidement ce qui se passa.

Cela signifie que lorsqu’un homme donne de la Tsédaka aux veuves et aux orphelins, aux étudiants de la Torah, on lui déduit ces sommes de ce que d’autres viendront lui prendre. Nos maitres enseignent que lorsqu’un homme est méritant, il se voit réalisé en lui le verset « Partage ton pain avec l’affamé », en donnant la Tsédaka aux nécessiteux. Mais s’il n’est pas méritant, il se verra réaliser en lui la suite de ce même verset: « Tu amèneras à ton foyer des malheureux sans asile », car les gens des impôts sont comparables à des mendiants puisqu’ils réclament toujours sans cesse. Ils viendront donc à son foyer et lui prendront son argent.

C’est pourquoi, un homme sage sait agir en faisant le bon calcul.
« Si tu es sage, tu ne l’es que pour toi ». Il doit agir avec sagesse, en multipliant les actes de Tsédaka. Celui qui est pieux, l’est envers lui-même. « Celui qui prodigue du bien à lui-même, est un homme de bien »!

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