Halacha pour vendredi 24 Tevet 5781 8 janvier 2021

Pour l'élévation des âmes de:
Mme Carlotta (Cathy) FASSI z’’l (de Netanya, et anciennement de Lyon) 
Avraham Ben Avraham FUNK z’’l (de Lyon)
Désiré Ya’akov Ben Sa’ida BENSOUSSAN z’’l anciennement de Lyon 
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l
Odelia Bat Esther (DRAY, fille de Mme MARCIANO z’’l de Lyon
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba EL BAZ z"l de Lyon
Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Mme Esther Bat Sa'ouda MARCIANO z"l de Lyon
Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna Ha-Cohen z’’l
Dan Shlomo Ben Joël Yossef KTORZA z’’l de Sarcelles
Rabbi Its’hak Ben Yehouda (Rabbin ELHADAD) de Lyon z’’l
Mme Frewa’h Bat ‘Hanna BENSAID de Lyon z’’l 
Richard Amram Ben Chélomo AMAR z’’l de Lyon
Betty Rivka Bat Sultana PEREZ (GHOZLAND WEILL) z’’l anciennement de Lyon et Paris

Pour la guérison totale et rapide de:
Sylvie Mazal Esther Bat Régine 'Haya Sim'ha (PITOUN)
Ethan Chlomo Ben Yoni
Jacques Jacky Yaakov ‘Haïm Ben Odette Esther (BENADIBA) de Lyon
Alain Moché Ben Myriam (STEBOUN) de Lyon
parmi tous les malades d'Israël Amen.

Parasha de Shémot

La Torah, oui, mais pas sur le dos des autres!

Lorsqu’ Hashem se révèle à Moshé Rabbenou au buisson ardent, et lui ordonne d’aller délivrer les Bné Israël d’Egypte, Moshé tente, dans un premier temps, de se dérober en prétextant différentes excuses.
Parmi les arguments de Moshé Rabbenou, nous trouvons:
Moshé dit à Hashem: « De grâce Hashem! Je ne suis pas un bon orateur. Depuis hier, depuis avant-hier, depuis le moment même où tu m’as parlé, car j’ai la bouche et la langue lourde. »(Shemot 4)

Le Midrash Rabba (Shemot Rabba Parasha 3) nous apprend que le dialogue entre Hashem et Moshé Rabbenou au buisson ardent, a duré 7 jours, pendant lesquels, Hashem a insisté pour que Moshé Rabbenou accepte la mission d’aller délivrer Israël d’Egypte, et Moshé refusait systématiquement.

Le RAMBAN explique qu’en réalité Moshé Rabbenou craignait de blesser son frère aîné Aharon, en acceptant ce mérite d’être celui qui libèrera Israël.
Moshé pensait que lorsque tout le monde verra que c’est lui et non Aharon qu’Hashem a désigné pour cette mission, on pensera peut-être qu’Aharon n’est pas apte à cette tâche. Moshé considérait que le fait qu’il y ait, ne serait-ce que le moindre soupçon de faute envers son frère Aharon, invalide totalement sa sainte et Divine mission, de libérer Israël d’Egypte.
Jusqu’à ce qu’Hashem lui affirme qu’Aharon se réjouira de cela. Ce n’est que lorsque Moshé Rabbenou est assuré qu’il n’y aura aucune atteinte au respect de son frère aîné, qu’il accepte la mission d’aller libérer Israël d’Egypte.

Nous pouvons tout de même nous demander:
Moshé Rabbenou est investi par Hashem, de la mission d’aller libérer Israël d’Egypte. Pourquoi donc Moshé s’obstine à vérifier si le fait d’accepter cette mission n’entraîne pas le moindre soupçon de faute? N’est-ce pas Hashem lui-même qui lui ordonne cette mission?! Comment peut-on mettre face à face, la faute de porter atteinte au respect d’Aharon, et l’exécution d’un ordre d’Hashem?!

En réalité, cette question n’en est pas une.
En effet, nous avons tendance à croire que lorsqu’une personne accomplit, durant toute sa vie, la Torah et les Mitsvot, elle est au dessus de toute faute.
Cependant, les choses ne sont pas ainsi.
L’individu est tenu, durant toute son existence, à évoluer en ayant une profonde réflexion sur le moindre de ses actes.
On doit toujours s’assurer qu’aucun dégât ne résulte de nos actions. On ne doit agir que lorsqu’on est certain que la volonté d’Hashem sera réalisée à travers notre agissement.
Or, il est certain que la volonté d’Hashem exigeait qu’Aharon ne soit pas vexé.
C’est ce dont Moshé Rabbenou voulait s’assurer avant d’accepter la mission qu’il n’y ait dans ses actes pas le moindre manque.

C’est ainsi que l’on explique ce qui est rapporté dans la Guemara Yoma (72b):
Rava dit aux sages:
« De grâce, n’héritez pas de deux Guehinam!! »
Rava s’adresse ici aux érudits dans la Torah, en leur disant que même s’ils consacrent tout leur temps à l’étude de la Torah, malgré tout, s’ils n’analysent pas le moindre détail de leur comportement et de leurs actes, ils hériteront de deux Guehinam:

  1. Le fait de s’être adonné constamment à l’étude de la Torah, en se privant de toutes les jouissances de ce monde matériel, constitue déjà une « forme de Guehinam ».

  2. Lorsqu’ils arriveront devant Hashem pour être jugés, les négligences de leur comportement et de leurs actes leur feront hériter du Guehinam, malgré toute la Torah qu’ils auront étudiée!!

Nous pouvons constater à quel point Moshé Rabbenou nous apprend à vivre!

Avant de réaliser la moindre Mitsva, si importante soit-elle, nous devons nous soucier de notre entourage.

Personne ne doit « subir » notre accomplissement des Mitsvot!

Nous pouvons citer de nombreux exemples.
Parmi eux, un exemple malheureusement fréquent de notre époque:
De nombreux jeunes ont le mérite de faire Teshouva, et de retrouver le chemin de la Torah, en étant très méticuleux dans leur pratique du judaïsme.
Cependant, ils en arrivent parfois, et sans le vouloir, à transgresser la très lourde faute de manquer de respect aux parents, qui constitue l’une des plus graves transgressions de la Torah. C’est une expérience très difficile, car les enfants savent maintenant qu’ils sont spirituellement supérieurs à leur parents, qui eux, n’ont pas encore eu le mérite de percevoir la lumière de la Torah, et consacrent parfois encore leur existence à des futilités, alors que les enfants ont mérité de venir s’abriter à l’ombre d’Hashem, et élèveront leurs propres enfants dans la Torah.
Ces gens sont susceptibles de transgresser facilement cette faute gravissime, en ayant un sentiment de supériorité sur leurs parents.
Il faut une grande sagesse et beaucoup de réflexion pour s’épargner d’une telle situation d’humilier ses parents, qui est une très grave faute.

La pratique des devoirs religieux vis-à-vis d’Hashem (Ben Adam Lamakom), ne doit pas se faire sur le dos de nos devoirs envers nos semblables (Ben Adam La’havero).

Chabbat Chalom

Dvar Torah rédigé par le Rav David A. PITOUN

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