Halacha pour mercredi 28 Tishrei 5785 30 octobre 2024

Pour la guérison totale de :
Gabriel Ben Simha
Nissim Ben 'Hanna (Roubach)
Azar Ben Lisa Kamouna (Cohen)
Maxime Moché Ben Sarah (Amar)
Michelle Bat Daisy Esther (Amar, née Madar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Jacques Jacky Yaakov Ben Chalom (Ben Adiba) z''l
Alain Chélomo Ben Avraham (Sebban) z"l
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Yoël (Bouhnik) z"l
Ethan Eliyahou David Ben Fredj (Arfi) z"l
Georges Jojo Nissim Ben Moché (Hadjadj) z"l
Yvonne Ouarda Bat Sultana (Hadjadj, née Fitoussi) z"l

Le mépris envers les parents et les maîtres

La faute du mépris envers les parents est une faute gravissime, bien plus grave que ce que l’on s’imagine.

En effet, nos maîtres des derniers siècles se sont longuement étendus afin d’indiquer un moyen de réparation propre à chaque faute commise.
Par exemple : si quelqu’un a prêté un faux serment – faute extrêmement grave comme on le sait – sa réparation consiste à observer 37 jours de jeûne afin d’expier sa faute (mais nous ne n’entrerons pas ici dans la pratique afin de définir comment agir de notre époque où la constitution physique s’est affaiblie).
Les grands kabbalistes (des générations passées) – qui savaient la source de chaque chose, ainsi que le dégât provoquée par chaque faute – étaient à même d’indiquer des réparations aux fauteurs.
Notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l racontait que de nombreuses personnes venaient trouver le Gaon et kabbaliste Rabbi Efraïm COHEN z.ts.l (le père du Gaon Rabbi Chalom COHEN z.ts.l), et il écrivait à chacun la réparation de sa faute.

Concernant le cas de celui qui méprise ses parents, Rabbénou Eli’ezer AZKARI écrit dans Séfer Ha-‘Harédim que sa réparation consiste à observer 60 jours de jeûne !
Nous apprenons de là la gravité de la faute de celui qui n’est pas vigilant vis-à-vis du respect de ses parents, et heureux est celui qui se montre vigilant sur ce devoir, car la mesure positive est plus grande que la mesure négative.

L’attitude de notre maître le Rav z.ts.l
C’est l’occasion de rappeler l’attitude de notre maitre le Rav z.ts.l envers ses parents, qu’il honorait énormément. Et tout particulièrement sa mère, par reconnaissance envers elle, car lorsqu’il était enfant, lorsqu’il étudiait la Torah avec assiduité, c’était elle qui allait travailler à sa place dans le magasin de son père, et elle l’encourageait toujours à étudier la Torah avec assiduité.
Alors que la misère et la difficulté matérielle régnaient à cette époque, elle lui gardait des friandises comme du chocolat ou des bonbons très chers, et les lui offrait à son retour de l’étude.
C’est ainsi qu’il fut motivé à poursuivre avec assiduité son étude de la Torah, alors que ses voisins et ses amis de son âge se consacraient déjà aux affaires et tiraient profit des plaisirs de ce monde.

Lorsque notre maitre le Rav z.ts.l fut nommé Dayan (juge rabbinique) au Beit Din de Péta’h Tikva, ses parents lui offrirent le « Frack » (longue veste des Dayanim), et notre maitre le Rav z.ts.l tenu à le vêtir pour la première fois en présence de sa mère afin qu’elle puisse voir sa grandeur et qu’elle se réjouisse dans son cœur.
De même, il veillait à lui rendre souvent visite chez elle et à la réjouir.
Même après la mort de sa mère, notre maître le Rav z.ts.l la mentionnait avec éloge dans les introductions à ses ouvrages. Heureuse soit-elle et heureuse soit sa part.

La mère du Gaon Rabbi Ya’akov SASSON Chlita (directeur de notre site Halacha Yomit et digne petit-fils de notre maître le Rav z.ts.l) – qui n’est autre que la digne fille de notre maître le Rav z.ts.l – a raconté à son fils Rabbi Ya’akov que lorsqu’elle était enfant, notre maître le Rav z.ts.l l’emmena visiter sa mère.
En les voyant, la mère de notre maître le Rav z.ts.l grimpa sur le plan de travail de la cuisine afin de pendre des bonbons du placard pour les donner à sa petite-fille.
Notre maître le Rav z.ts.l fut terrifié en voyant cela, et il lui dit : « Maman ! Maman ! Je vais monter moi-même ! Ne te dérange pas ! »         

A partir de tout cela, chacun se doit d’apprendre à apprêter son cœur à honorer ses parents. Même si cela est difficile, comme par exemple lorsque les parents sont durs et exigeants, ou bien lorsqu’ils sont – ‘Hass Véchalom – malades et dépendants, on doit avoir la grande vigilance de les honorer comme il se doit.
Celui qui honore ses parents méritera la longévité de la vie, et méritera aussi que ses propres enfants l’honoreront comme il se doit.
Combien sont dignes d’éloges les communautés où les enfants ont l’usage d’honorer leurs parents âgés, et les nourrissent jusqu’à la vieillesse dans leurs propres foyers, en se souciant de tous leurs besoins.
Une telle Mitsva est si grande que par son mérite ils recevront toutes les bénédictions inscrites dans la Torah.

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