Halacha pour lundi 17 Av 5785 11 août 2025

Pour la guérison totale de :
Gabriel Ben Simha
Nissim Ben 'Hanna (Roubach)
Azar Ben Lisa Kamouna (Cohen)
Maxime Moché Ben Sarah (Amar)
Michelle Bat Daisy Esther (Amar, née Madar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Jacques Jacky Yaakov Ben Chalom (Ben Adiba) z''l
Alain Chélomo Ben Avraham (Sebban) z"l
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Yoël (Bouhnik) z"l
Ethan Eliyahou David Ben Fredj (Arfi) z"l
Georges Jojo Nissim Ben Moché (Hadjadj) z"l
Yvonne Ouarda Bat Sultana (Hadjadj, née Fitoussi) z"l

Les femmes et l’obligation de la prière

Nous apprenons d’une Michna dans le traité Béra’hot (20b) que les femmes sont soumises à l’obligation de la prière.
La Guémara fait remarquer qu’il y avait apparemment une raison de les en exempter puisqu’il s’agit d’un « commandement positif lié au temps » (une obligation qui dépend du temps, comme l’obligation du Loulav, dont l’accomplissement ne peut se faire qu’à Soukkot, et de ce fait les femmes en sont exemptes).
Cependant, étant donné que la prière est une demande de miséricorde divine, et que les femmes ont elles-aussi besoin de miséricorde d’Hachem, on ne considère donc pas la prière comme une obligation positive liée au temps, et les femmes sont elles-aussi soumises à ce devoir.

Lorsque nous parlons de « prière », il s’agit de la ‘Amida.

Les décisionnaires débattent au sujet du sens des propos de la Guémara citée.
Selon certains décisionnaires, les femmes sont soumises à l’obligation journalière de prier, comme les hommes, et elles doivent elles-aussi prier au moins la ‘Amida de Cha’harit (matin) et celle de Min’ha (après-midi).
Selon d’autres décisionnaires, les femmes ne sont soumises qu’à une seule ‘Amida chaque jour, car le devoir essentiel de prier Hachem est une seule prière chaque jour, et ce n’est que par institution de nos maîtres que nous prions 3 prières quotidiennes. Or, les femmes ne sont pas soumises à cette institution de prier 3 prières par jour.

Dans la pratique, selon l’usage des Séfaradim et des originaires du Moyen-Orient, ainsi que selon l’opinion de MARAN l’auteur du Choul’han ‘Arou’h, les femmes ne sont soumises qu’à une seule ‘Amida chaque jour : celle de Cha’harit ou celle de Min’ha ou celle de ‘Arvit, au choix.

Il s’agit là d’une sainte obligation qui incombe à la femme, et elle ne doit pas s’en dérober.

Mais selon l’usage des Achkénazim, selon certains décisionnaires, les femmes sont soumises à l’obligation de prier la ‘Amida de Cha’harit ainsi que celle de Min’ha.
Concernant ‘Arvit, on peut se montrer souple même pour des femmes Achkénazes, étant donné que cette prière n’a été acceptée en tant qu’obligation que par les hommes et non par les femmes.

Notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l conseillait que toute femme se fixe une ‘Amida régulière chaque jour, celle de Cha’harit ou celle de Minh’a ou celle de ‘Arvit, la même qu’elle priera chaque jour, afin qu’elle ne néglige pas totalement le devoir de prier.
Il est bon et juste que la femme prie la ‘Amida de Cha’harit, en récitant au préalable les bénédictions du matin – qu’elle est tenue de réciter chaque jour (excepté la bénédiction « Ché’assani Kirtsono » que la femme doit réciter sans la mention du nom d’Hachem), et ensuite les bénédictions de la Torah.
Puis, il est juste qu’elle dise au moins le 1er verset du « Chéma’ Israël », suivi du verset « Barou’h - Chem Kévod Mal’houto Lé’olam Va’ed ». (Si elle en a la possibilité, elle lira l’intégralité des 3 paragraphes du Chéma’).
Ensuite, elle priera la ‘Amida.

Une femme qui en a la possibilité, est autorisée à prier les 3 prières ‘Amidot quotidiennes, celle de Cha’harit, celle de Min’ha et celle de ‘Arvit, même selon l’usage des Séfaradim selon lequel les femmes ne récitent jamais la bénédiction sur des obligations desquelles elles sont exemptes.
En effet, au sujet de la prière, elles sont autorisées à prier et à réciter toutes les bénédictions de la ‘Amida, même 3 fois par jour, comme tel était l’usage de femmes très pieuses qui étaient très vigilantes sur le devoir de la prière chaque jour, et ont eu le mérite d’élever des générations de Tsaddikim.

La Rabbanit Sim’ha TSADKA z’’l – la mère du Roch Yéchiva le Gaon Rabbi Yéhouda TSADKA z.ts.l – qui était une femme d’une très grande valeur spirituelle et qui faisait partie de l’élite de la génération, avait une réelle maitrise des lois et de leurs sources. Elle avait l’usage de venir chaque matin à la synagogue au 1er Minyan de Cha’harit et elle terminait sa prière avec les fidèles du 2ème Minyan !
Elle priait les 3 offices quotidiens avec Minyan !

Nous avons constaté cette pieuse attitude chez d’autres femmes justes, puisqu’avec la vieillesse, elle ne sont plus autant occupées à élever les enfants, elles ont donc plus de disponibilité pour prier avec une telle ferveur, et multiplier les supplications devant Hachem, pour elles, leurs enfants et leurs petits-enfants, heureuses soient-elles, heureuse soit leur part !

Cependant, s’il s’agit d’une femme qui doit élever ses enfants, il lui est interdit de les délaisser et de s’adonner à de longues prières (qui ne lui sont pas exigées), ou de lire des Téhilim (sur le compte du temps qu’elle doit consacrer à ses enfants), ou en écoutant des cours toute la journée, car chaque chose possède son moment exclusif.

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