Recueil de réponses données ces derniers temps
Question: Doit-on interrompre l’étude des sujets de Torah habituels afin de se consacrer à l’étude des lois relatives à Péssa’h?
Réponse: Il est enseigné dans la Guémara (Péssa’him 6a):
« Nous interrogeons au sujet de Péssa’h 30 jours avant. »
Ceci en raison du fait que les lois de Péssa’h sont nombreuses, et c’est pourquoi il faut consacrer du temps pour les étudier.
Cependant, notre maitre le Rav z.ts.l écrit selon les décisionnaires qu’il est permis de poursuivre son étude habituelle même durant les jours avant Péssa’h, et lorsque nos maitres enseignent qu’il faut « interroger sur les lois de Péssa’h », cela signifie qu’il faut certes étudier les lois de Péssa’h, mais qu’il est encore permis de poursuivre l’étude d’autres lois de la Torah même durant ces jours.
Par contre, un Talmid ‘Ha’ham (érudit dans la Torah) qui étudie durant cette période d’autres sujets de la Torah, et que l’on vient consulter au sujet d’une question concernant Péssa’h dans les 30 jours précédents Péssa’h, ce Talmid ‘Ha’ham a le devoir de répondre à celui qui le consulte, car celui-ci est considéré comme « questionnant sur le sujet approprié », même si ce Talmid ‘Ha’ham est présentement occupé dans un autre sujet.
Lorsque notre maitre le Rav z.ts.l était occupé dans son étude, nous lui posions diverses questions complexes, et parfois il répondait qu’il allait se pencher sur la question et il n’interrompait pas son étude pour répondre.
Mais quand il s’agissait de questions sur Péssa’h à l’approche de Péssa’h ou sur Soukkot à l’approche de Soukkot, il interrompait immédiatement son étude et commençait à approfondir le sujet de la question, afin de répondre correctement selon la Halacha.
Question: Je suis une femme âgée et je vis seule. Puis-je demander à mon voisin lorsqu’il fait Kiddouch chez lui, de le réciter à haute voix de sorte que je l’entende depuis chez moi, et que je m’acquitte ainsi de mon obligation de Kiddouch?
Réponse: Si le voisin dit le Kiddouch à haute voix, et qu’il pense à vous acquitter de votre obligation, et que vous avez vous-aussi la pensée de vous acquitter de votre obligation, vous pouvez absolument vous acquitter ainsi de votre obligation de Kiddouch. Même si vous prenez ensuite votre repas chez vous, et que le Kiddouch n’a pas été dit chez vous, malgré tout, puisque vous vous trouviez chez vous au moment où vous avez répondu « Amen » et que vous vous êtes ainsi rendue quitte de l’obligation, ceci est considéré comme un « Kiddouch sur le lieu du repas ».
Qu’Hachem vous fasse mériter la joie et la réussite dans tout ce que vous entreprenez. (‘Hazon Ovadia-Chabbat vol.2 page 145)
Question: Est-il juste que la Résurrection des morts aura lieu au mois de Nissan?
Réponse: Dans les propos de nos maitres, nous trouvons en effet une opinion selon laquelle le mois de Nissan est particulièrement prédisposé à l’accomplissement de la Résurrection des morts prévue dans les Temps messianiques.
Notre maitre le Gaon et Richon Lé-Tsion Rabbi Its’hak YOSSEF Chlita cite dans son livre Yalkout Yossef (chap.429) cette opinion au nom de Rabbi Its’hak IBN GIAT (lois relatives à Péssa’h page 336), ainsi qu’au nom d’autres de nos maitres les décisionnaires médiévaux.
Ils expliquent que c’est pour cette raison que nous lisons lors du Chabbat ‘Hol Ha-Mo’ed Péssa’h la Haftara qui traite de la Résurrection des morts, car c’est au mois de Nissan qu’elle doit justement avoir lieu.
Le mot « Nissan » provient de la racine étymologique « Ness » (miracle), car c’est un mois prédestiné pour toutes les générations – pour le particulier comme pour la collectivité – aux miracles, aux merveilles et aux délivrances.
Si le mois de Nissan est particulièrement propice à la Résurrection des morts c’est parce que c’est aussi le mois de la naissance de notre père Its’hak. Or, lorsqu’il fut ligoté sur l’autel (en vue d’y être sacrifié par son père Avraham sur ordre d’Hachem, sacrifice qui n’eut finalement pas lieu), son âme s’est envolée, et ensuite, une nouvelle âme s’est introduite en lui. Its’hak s’est alors tenu sur ses pieds et a dit:
« Barou’h Ata Hachem Mé’hayé Ha-Métim » (Béni sois-tu Hachem qui fait revivre les morts).