Recueil de réponses données ces derniers temps
Question: Nous partons en vacances dans l’état de l’Illinois (Etats-Unis), où nous devons nous adonner à la chasse (pour le plaisir). La chose est-elle permise?
Réponse: Depuis la nuit des temps, les nations s’adonnent à la chasse en tant que distraction. Cela engendre dans le cœur de l’homme un tempérament cruel, et cela fait partie des usages des non-juifs.
Nos maitres enseignent (Yébamot 79a) : « Israël se caractérise par 3 qualités essentielles: La timidité, la pitié et la pratique du bien. »
De plus, l’interdiction de faire souffrir un animal est un interdit de la Torah (Bava Métsi’a 31a).
Il est expliqué dans la Guémara Chabbat (128b) que nos maitres ont autorisé d’enfreindre un interdit érigé par nos maitres afin de ne pas faire souffrir un animal pendant Chabbat.
Il est rapporté dans la Guémara Bava Métsi’a (85a) qu’il faut avoir pitié (dans la mesure du possible) même sur des rampants impures, comme il est dit:
« Sa miséricorde est sur toutes ses œuvres ». Celui qui prend les créatures d’Hachem en pitié, sera lui-même pris en pitié par Hachem, et sera aussi épargné des souffrances.
Il est également rapporté dans le Zohar Ha-Kadoch (Ytro page 30b) qu’un jour, Rabbi El’azar marchait en chemin (dans un endroit inhabité) et Rabbi ‘Hizkiya marchait derrière lui. Ils virent un serpent, et Rabbi ‘Hizkiya se leva pour le tuer. Rabbi El’azar lui dit : « Laisse-le ! Ne le tue pas ! »
Et il lui expliqua que toutes les créatures créées dans le monde ont une utilité (il s’agit là d’un sujet de piété et non Halachique).
Même s’il y a des exceptions à cela, malgré tout, la chasse par pur plaisir est interdite, et cela représente quelque chose de détestable.
C’est ainsi que tranchent le Gaon auteur du Noda’ Bihouda et d’autres décisionnaires des derniers siècles.
Question: J’hésite entre aller étudier 2 ans dans une Yéchiva ou entrer en faculté de médecine, car être médecin est aussi une Mitsva importante afin de sauver des vies. Que dois-je faire?
Réponse: Etudier la Torah est la plus précieuse de toutes les Mitsvot, comme il est dit: « Tous les désirs ne l’égaleront pas ». Nos maitres expliquent ce verset dans le Talmud Yérouchalmi (début du traité Péa) : il s’agit là de désirs spirituels, c'est-à-dire les Mitsvot, et malgré tout, toutes les Mitsvot n’égaleront jamais l’étude de la Torah.
L’approfondissement de l’étude de la Guémara et des décisionnaires médiévaux (Richonim) dans tous les domaines de la Torah est une chose très élevée et incommensurable.
C’est pourquoi, même si le fait de sauver des vies représente une très importante Mitsva, malgré tout, il te sera davantage bénéfique d’aller dans une Yéchiva pour y étudier la Torah.
C’est ce que conseillait toujours notre maitre le Rav z.ts.l, et ceux qui l’ont écouté ont mérité de nombreuses bontés. Puisse Hachem te guider dans la bonne voie.
Question: J’ai un frère âgé de 27 ans qui n’arrive pas à se marier, mais j’ai moi-même 22 ans et on me propose un Chiddou’h (rencontre en vue d’un mariage). Mon frère me demande d’attendre qu’il se marie pour me marier moi-même car il aurait honte que son jeune frère se marie avant lui. Que dois-je faire?
Réponse: Le mariage représente une Mitsva et un devoir qui incombe sur chaque juif. Etant donné que tu es arrivé en âge de te marier, tu ne peux pas te retarder à cause de ton frère.
Même si cela lui cause – selon ses dires- une certaine honte, le Gaon Rabbi Moché FEINCHTEIN z.ts.l écrit dans Chou’t Iguérott Moché (vol.4 sect. Even Ha-‘Ezer chap.1) qu’il n’est pas approprié d’interdire à un homme d’agir comme il le doit pour vivre, sous prétexte que quelqu’un d’autre va en éprouver une honte du fait que son ami réussi et non lui. Par exemple : Il est permis à un homme de faire des affaires et de réussir, même si les nécessiteux dans le monde souffrent davantage.
De plus, on peut même faire des réclamations à ton frère, car s’il décidait de renoncer légèrement à certaines de ses exigences dans le choix de son épouse,
il est plus que probable qu’il serait aujourd’hui marié.
C’est pourquoi, le plus juste est de lui envoyer des érudits dans la Torah afin de lui parler et de lui demander qu’il te pardonne, et au contraire, cela lui sera d’une grande aide et il aura lui aussi grâce à cela le mérite de se marier.
Mais tu ne dois en aucun cas attendre que ton frère se parier pour te marier toi-même.
Puisse Hachem te faire mériter de fonder un foyer fidèle au sein du peuple d’Israël.