Halacha pour vendredi 3 Adar 5779 8 février 2019

Pour la guérison totale de :
Gabriel Ben Simha
Nissim Ben 'Hanna (Roubach)
Azar Ben Lisa Kamouna (Cohen)
Maxime Moché Ben Sarah (Amar)
Michelle Bat Daisy Esther (Amar, née Madar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Jacques Jacky Yaakov Ben Chalom (Ben Adiba) z''l
Alain Chélomo Ben Avraham (Sebban) z"l
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Yoël (Bouhnik) z"l
Ethan Eliyahou David Ben Fredj (Arfi) z"l
Georges Jojo Nissim Ben Moché (Hadjadj) z"l
Yvonne Ouarda Bat Sultana (Hadjadj, née Fitoussi) z"l

Questions/Réponses Halacha Yomit - Chirurgie plastique pendant Chabbat – L’endeuillé et une Bérit Mila – La bénédiction sur un bâton de cannelle

Recueil de réponses données ces derniers temps

Question: Une jeune fille s’est coupée au visage pendant Chabbat, et a été prise en charge par un médecin (plasticien) expert en micros sutures, afin qu’elle ne garde pas de cicatrice. La chose est-elle permise selon la Halacha?

Réponse: Ce sujet est complexe, et il touche une divergence d’opinion parmi nos maitres les décisionnaires de l’époque médiévale (Richonim)
sur la question suivante:
Est-ce que les interdictions du Chabbat sont « levées » totalement devant une situation de danger de mort, ce qui signifie qu’il serait permis de réaliser plus de transgressions de Chabbat qu’il n’est nécessaire d’en faire pour sauver des vies (comme on le fait librement en jour de semaine dans ce genre de situation), ou bien est-ce que les interdictions du Chabbat ne sont que « repoussées » devant une situation de danger de mort, ce qui signifie qu’il ne serait permis de réaliser que les strictes transgressions nécessaires pour sauver des vies.
Dans notre cas, où il y a une coupure sanglante, il est évidement permis de recoudre la blessure, car cela représente un cas de danger mortel puisque la blessure est susceptible de s’infecter. De plus, la blessée peut perdre du sang.
Cependant, lorsqu’on désire ajouter des micros sutures, afin d’éviter une cicatrice, cela dépend de la divergence d’opinion que nous avons cité.
Dans la pratique, le Gaon Rabbi Chélomo Zalman OYERBACH z.ts.l tranche (Min’hatt Chélomo vol.2 chap.34) que l’on peut autoriser pour différentes raisons.
Notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l traite lui aussi du sujet (‘Hazon Ovadia-Chabbat vol.3 page 273) et conclut lui aussi que l’on peut autoriser étant donné que de nombreux décisionnaires sont d’avis que les interdits du Chabbat sont levées totalement devant une situation de danger de mort.
Même selon les décisionnaires qui ne sont pas de cet avis, dans un tel cas où l’ajout de sutures représente « l’achèvement du sauvetage », il y a matière à dire que la chose est permise selon tous les avis.
En conclusion, on peut autoriser la chose.

 

Question: Quelqu’un qui se trouve dans les 12 mois du décès de son père ou de sa mère, peut-il participer à la réjouissance d’une Bérit Mila?

Réponse: Cela fait l’objet d’une divergence d’opinion parmi les décisionnaires.
En effet, quelqu’un qui est dans les 12 mois de deuil pour son père ou pour sa mère, n’a pas le droit de participer à une festivité, comme un mariage par exemple.
Concernant une Bérit Mila, selon les Tossafot dans le traité Mo’ed Katan (22b) au nom de Rabbénou Chimchon, il est permis à l’endeuillé de participer au repas de la Bérit Mila, puisqu’il y a de la souffrance pour le bébé le jour de la Mila, et de ce fait, il n’y a pas tellement de véritable joie dans ce type repas.
Cette explication est citée dans la Guémara Kétoubott (8a) au sujet de la formule de Zimoun que l’on dit à la fin du repas de la Bérit Mila avant le Birkatt Ha-Mazon, dans lequel on ne doit pas dire la phrase « Ché-Ha-Sim’ha Bim’ono », car il n’y a pas réellement de joie en raison de la souffrance du bébé.
On peut le constater nous même puisque l’on remarque que la joie est davantage atténuée lors du repas d’une Bérit Mila que pour les autres réjouissances, en raison du fait que l’on est préoccupé par les soins du bébé.
Il est vrai que d’autres décisionnaires médiévaux réfutent l’opinion de Rabbénou Chimchon sur ce point.
Dans la pratique, notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l tranche (‘Hazon Ovadia-Avélout vol.2 page 352) que l’on peut autoriser la chose, à la condition où l’endeuillé y participe uniquement lorsqu’il n’y a pas de musique.

 

Question: J’ai l’habitude de consommer lentement un bâton de cannelle, dois-je réciter la bénédiction « Boré Péri Ha-‘Ets »?

Réponse: MARAN écrit dans le Choul’han ‘Arou’h (chap.202) que l’on récite « Boré Péri Ha-Adama » sur la « Canilla », pour différentes raisons.
Il semble que la « Canilla » correspond à la cannelle (Kinamon) de notre temps.
Cependant, le Chibolé Ha-Lekett – un décisionnaire médiéval – écrit que sa bénédiction est « Chéhakol Nihya Bidvaro ».
Le livre Baté Kénéssayott explique qu’il existe une plante odoriférante du nom de « Kinamon » que l’on a l’usage de consommer, et c’est de celle-ci dont parle MARAN dans le Choul’han ‘Arou’h et sur laquelle on doit réciter « Boré Péri Ha-Adama ».
Alors que le Chibolé Ha-Leket parle d’une branche de Kinamon qui est comme une écorce de bois (la cannelle de notre époque).
Quoi qu’il en soit, il n’est plus d’usage de notre époque de consommer la cannelle de façon indépendante, mais uniquement en tant qu’ingrédient que l’on ajoute à un plat. De ce fait, plusieurs décisionnaires des derniers siècles écrivent qu’il faut réciter « Chéhakol Nihya Bidvaro » selon tous les avis si toutefois on la consomme de manière indépendante.

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