Recueil de réponses données ces derniers temps
« Hachem ‘Ima’hem » - Caresser un animal impur – Une personne convertie qui ne pratique pas les Mitsvot
Question: Lorsqu’on monte à la Torah, est-il permis de dire avant la bénédiction la phrase « Hachem ‘Ima’hem » en prononçant véritablement le Nom Divin (A.D.O.N.A.Ï ‘Ima’hem)?
Réponse: Il ne faut pas dire la phrase « Hachem ’Ima’hem » en prononçant véritablement le Nom Divin (il faut dire seulement « Hachem »).
Même s’il est effectivement mentionné explicitement dans le verset au sujet de Bo’az (Livre de Ruth) : « Il dit aux moissonneurs : A.D.O.N.A.Ï ‘Ima’hem (Hachem est avec vous) », malgré tout, il est interdit de débuter une phrase par le Nom Divin.
Il y a plusieurs raisons à cela.
Ce n’est que lorsqu’on était déjà occupé à étudier ou à prier que l’on est dans ce cas autorisé à mentionner le Nom Divin dans la prière.
Bo’az – qui a dit « A.D.O.N.A.Ï ‘ima’hem » - était préalablement occupé à étudier la Torah à cet instant, et c’est pourquoi il dit « A.D.O.N.A.Ï ‘ima’hem » en prononçant véritablement le Nom Divin. (Notre maitre le ‘HYDA au début de son ouvrage Na’hal Kédoumim, ainsi que dans Lé-David Emet chap.22).
Question: Si l’on a caressé un chien ou un chat, doit-on se laver les mains ensuite?
Réponse: MARAN écrit dans le Beit Yossef (chap.4) au nom du Gaon Rabbi Its’hak ABOHAB que lorsqu’on touche un pou, on doit ensuite se laver les mains.
A partir de là, certains en déduisent qu’il en est de même lorsqu’on a touché un animal impur, comme un chien ou un chat, il faut également se laver les mains.
Tel est l’avis du Gaon Rabbi Zalman auteur du Tanya (chap.97).
Mais le Gaon auteur du Yafé La-Lev (chap.4) écrit de manière évidente qu’une telle obligation n’existe pas. Ce n’est que pour un pou - qui est par définition une chose dégoutante – qu’une telle règle existe.
Par conséquent, celui qui s’autorise à ne pas se laver les mains après avoir touché un animal impur, a sur qui s’appuyer.
A moins qu’il ne s’agisse d’un animal qui n’est pas propre, où il faudrait dans ce cas se laver les mains par mesure de propreté.
Question: Une personne qui s’est convertie au judaïsme, mais qui n’avait nullement l’intention de pratiquer les obligations religieuses d’un juif (les Mitsvot) – il en aurait même informé ses amis avant la conversion – et qui – immédiatement après sa conversion - a continué à se comporter comme un non-juif, sa conversion est-elle valable?
Réponse: L’une des conditions impératives à l’acceptation d’une conversion est l’engagement véritable à la pratique des obligations religieuses (Kabbalat Mitsvot). Lorsqu’il est évident que la personne n’a pas l’intention d’accomplir les Mitsvot – comme dans le cas que vous citez – selon l’opinion de notre maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l, la conversion est invalide.
Telle est également l’approbation de tous les grands décisionnaires.
Mais s’il y a un doute après la conversion sur la véritable intention de cette personne avant de se convertir, il faudra dans ce cas traiter chaque cas de manière indépendante par le biais de véritables autorités rabbiniques compétentes dans ce domaine.