Recueil de réponses données ces derniers temps
Les roues d’un vélo – Maquillage pendant Chabbat – les surnoms – Appeler un petit-fils par le prénom de son grand-père
Question: Est-il permis de déplacer une poussette pendant Chabbat (dans les lieux où il est permis de transporter des objets) lorsque les roues de la poussette sont gonflées comme des roues de vélo?
Réponse: La raison essentielle pour laquelle il est interdit de se déplacer à vélo pendant Chabbat réside dans le fait qu’il s’agit d’un acte pouvant exprimer un mépris envers Chabbat. De plus, ce n’est pas une nécessité pour la juste façon de marcher pendant Chabbat, car même le fait de faire des grands pas est interdit pendant Chabbat.
Par conséquent, tous les décisionnaires concluent qu’il est interdit de se déplacer à vélo pendant Chabbat.
Mais cette raison ne s’applique pas à une poussette d’enfant, même si ses roues sont gonflées avec de l’air, il est quand même permis de l’utiliser pendant Chabbat.
Question: J’ai entendu parler d’un maquillage permis pendant Chabbat, est-ce exact?
Réponse: Lorsqu’il s’agit d’un maquillage ordinaire, il est interdit de l’utiliser pendant Chabbat, à titre de « teindre ».
S’il s’agit d’un maquillage fait de poudre sans crème, il est permis de l’utiliser pendant Chabbat, puisqu’il ne pérennise pas.
De même, il est permis d’utiliser un maquillage permanent avant l’entrée de Chabbat.
Question: Y a-t-il un problème dans le fait que certaines personnes portent un prénom courant qui est en réalité un surnom, comme par exemple un homme qui se nomme « Yossef » et que l’on appelle couramment « Yossi » ou autre ? De plus, qu’en est-il de tous les Tanaïm et Emoraïm dont le prénom n’était pas hébreu, comme « ‘Oula », « Rava » ou « Rav Papa »?
Réponse: Par le biais de son prénom, une abondance de bien est attirée sur l’homme. C’est pourquoi, il est bon d’appeler chacun par son vrai prénom de temps en temps.
A l’époque de nos maitres, on connaissait les sources réelles des prénoms, ainsi que chaque lettre et son addition à d’autres lettres. De ce fait, on pouvait innover des prénoms, car les gens savaient qu’ils seraient bons et appropriés à l’enfant.
De même, les prénoms utilisés à l’époque des prophètes, étaient pour la plupart des prénoms nouveaux, car ils connaissaient les sources des prénoms.
Mais en ce qui nous concerne, nous devons utiliser des prénoms connus pour être de bons prénoms, comme le Midrach Tan’houma enseigne sur la Paracha de Haazinou:
« Souviens-toi des jours passés, comprenez les années de chaque génération ». On doit toujours vérifier que le prénom que l’on donne à son enfant soit celui qui correspond à unTsaddik, car parfois, le prénom influe en bien comme il peut influer en mal. Comme nous le constatons chez les explorateurs, dont les prénoms indiquaient qu’ils étaient susceptibles de se heurter à la grande faute qu’ils ont finalement commis.
Question: Est-il vrai qu’il est interdit d’appeler un petit-fils en présence de son grand-père, lorsque le petit-fils porte le même prénom que son grand-père?
Par exemple: Si le grand-père se nomme « Ya’akov », est-il permis d’appeler en sa présence son petit-fils qui se nomme aussi « Ya’akov »?
Réponse: Il n’y a aucune crainte d’interdit à cela, excepté si le grand-père en tient rigueur, car le fait de nommer l’enfant sur le nom du grand-père est une marque d’honneur envers le grand-père, et de ce fait il n’y a pas d’atteinte à son honneur lorsqu’on mentionne son prénom.
C’est ainsi que notre maitre le Rav z.ts.l avait enseigné, car il avait plusieurs petits-enfants qui portaient le prénom de « ‘Ovadia », et notre maitre le Rav z.ts.l avait indiqué de les appeler « ‘Ovadia » même en sa présence, puisque accomplir la volonté d’un homme c’est l’honorer.