Halacha pour lundi 9 Tevet 5786 29 décembre 2025

Pour la guérison totale de :
Gabriel Ben Simha
Nissim Ben 'Hanna (Roubach)
Azar Ben Lisa Kamouna (Cohen)
Maxime Moché Ben Sarah (Amar)
Michelle Bat Daisy Esther (Amar, née Madar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Jacques Jacky Yaakov Ben Chalom (Ben Adiba) z''l
Alain Chélomo Ben Avraham (Sebban) z"l
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Yoël (Bouhnik) z"l
Ethan Eliyahou David Ben Fredj (Arfi) z"l
Georges Jojo Nissim Ben Moché (Hadjadj) z"l
Yvonne Ouarda Bat Sultana (Hadjadj, née Fitoussi) z"l

Une ‘Amida offerte à titre personnel (« Téfilat Nédava »)

Question : Qu’est-ce qu’une « Téfilatt Nédava » (‘Amida offerte à titre personnel), et est- ce valable de notre époque ?

Réponse : Les offices journaliers (‘Amidott) que nous faisons ont été instaurés en correspondance aux sacrifices en vigueur du temps où le Temple existait, comme il est dit : « Nous substituons nos lèvres aux taureaux ». Ce qui signifie que les prières que nous disons sont un moyen de remplacement des sacrifices en vigueur dans le Temple (Bérachott 26b).
Même si à l’époque du Temple les gens priaient déjà, malgré tout, ce n’était pas une véritable obligation avec 3 offices quotidiens et dans le rituel que nous avons aujourd’hui.

Au même titre qu’un particulier était autorisé à venir au Temple et à offrir un sacrifice à titre personnel sans obligation, ainsi nous pouvons dire qu’une personne peut s’autoriser à offrir à Hachem un office (une ‘Amida) à titre personnel non inclus dans les offices quotidiens obligatoires.

C’est pour cela qu’il est expliqué dans la Guémara Bérachott (21a) qu’il est permis à un particulier d’offrir une ‘Amida en « cadeau » personnel à Hachem, et cette ‘Amida lui comptera le même mérite qu’un sacrifice offert à titre personnel.
Une telle personne mérite d’être qualifiée « Nédiv Lev » (généreux de cœur), comme il est dit dans le livre Divré Ha-Yamim :
וַיַּעַן יְחִזְקִיָּהוּ וַיֹּאמֶר, עַתָּה מִלֵּאתֶם יֶדְכֶם לַה', גֹּשׁוּ וְהָבִיאוּ זְבָחִים וְתוֹדוֹת, לְבֵית ה' וַיָּבִיאוּ הַקָּהָל זְבָחִים וְתוֹדוֹת, וְכָל-נְדִיב לֵב עֹלוֹת. (דברי הימים ב' כט-לא)

Puis Yéh’izkiyahou prit la parole et dit : « Maintenant, vous vous êtes consacrés à Hachem, approchez et offrez des sacrifices et des actions de grâces dans le temple d’Hachem », et l’assemblée offrit des sacrifices et des actions de grâces, et, toute personne généreuse de cœur offrit des holocaustes. (Divré Ha-Yamim II 29-31)

Cependant, notre maître le ROCH écrit dans une responsa (règle 4 chap.13) que celui qui prie une ‘Amida offerte « doit se connaître comme quelqu’un de prompt et évaluer ses capacités à se concentrer durant la totalité de la ‘Amida sans la moindre déconcentration, et dans ces conditions il est qualifié de « généreux de cœur ».
Mais s’il ne se concentre pas correctement (et qu’il s’autorise malgré tout une ‘Amida offerte), le texte dit de lui :
לָמָּה-לִּי רֹב-זִבְחֵיכֶם יֹאמַר ה', שָׂבַעְתִּי עֹלוֹת אֵילִים וְחֵלֶב מְרִיאִים; וְדַם פָּרִים וּכְבָשִׂים וְעַתּוּדִים, לֹא חָפָצְתִּי. (ישעיהו א-יא)
Que m'importe la multitude de vos sacrifices ? Dit Hachem. Je suis saturé de vos holocaustes de béliers, de la graisse de vos sacrifices; le sang des taureaux, des agneaux, des boucs, je n'en veux point. (Yécha’ya 1-11) Fin de citation du ROCH.
Le ROCH ajoute qu’il serait déjà souhaitable que l’on se concentre correctement dans les 3 offices quotidiens obligatoires.

Le ROCH vient nous expliquer qu’étant donné qu’une prière dite sans concentration est comparable à un corps sans âme, nous nous devons de veiller en priorité à réaliser correctement les 3 offices quotidiens obligatoires avec toute la concentration possible, mais pour ce qui est d’ajouter des ‘Amidott supplémentaires, dans nos générations où la concentration est très difficile (et le ROCH vivait au moyen âge, à fortiori de nos jours …), pour la plupart des gens la chose ne serait pas souhaitable, et celui qui se l’imposerait se verrait attribuée la citation « Que m'importe la multitude de vos sacrifices ? »

MARAN dans le Choul’han ‘Arou’h (chap.107) tranche ainsi :
« Celui qui désire prier une ‘Amida offerte, est autorisé à le faire, mais il doit ajouter une demande personnelle dans sa prière. » (par exemple, demander la guérison d’une tierce personne dans la bénédiction de Réfaénou, ou tout exemple similaire pour les autres bénédictions de demande).
MARAN écrit encore :
« Celui qui désire prier une ‘Amida offerte doit se connaître comme quelqu’un de prompt et vigilant, et doit évaluer ses capacités à se concentrer durant la totalité de la ‘Amida. Mais s’il ne se concentre pas correctement, on lui attribuera la citation : « Que m'importe la multitude de vos sacrifices ? », et il serait déjà souhaitable que l’on se concentre correctement dans les 3 offices quotidiens obligatoires. » Fin de citation.

Rabbénou Chim’on Bar Tséma’h (le RACHBETS, Algérie il y a environ 600 ans) écrit dans ses commentaires :
« Nous n’avons vu personne dans nos générations ayant l’usage de prier une ‘Amida offerte »
« Dans ces générations, la notion de ‘Amida offerte a totalement disparue, et on ne doit absolument pas l’appliquer. »
C’est également ainsi que tranche Rabbénou ‘Haïm ABOUL’AFIA dans son livre Nichmatt ‘Haïm (chap.4), que « de notre temps, on ne doit absolument pas prier de ‘Amida offerte. »
C’est ainsi qu’écrivent d’autres grands décisionnaires de ces derniers siècles.

Par conséquent, dans la pratique, on ne doit absolument pas prier de ‘Amida offerte de notre époque.

8 Halachot Les plus populaires

La période du ‘Omer

Les jours de la période du ‘Omer sont des jours d’une très grande sainteté, comme l’écrit le RAMBAN dans son commentaire sur la Paracha de Emor, car ces jours du compte du ‘Omer – depuis la fête de Péssa’h jusqu’&agra......

Lire la Halacha

Vaygach

Nous sommes aujourd’hui à la date du 10 Tévet, jour de jeûne public pour tout le peuple d’Israël. Vous pouvez consulter les règles relatives à un jour de jeûne ici, dans une Halacha antérieure consacrée au jeûne du 17 Ta......

Lire la Halacha

Propos en l’honneur de Pourim, prononcés par notre maître - le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l

Il est dit dans la Méguila (après l’ordre donné par Esther à tout le peuple de jeûner durant 3 jours, et en ayant décidé de se présenter devant le roi A’hachvéroch au bout de ces 3 jours afin de l’inviter au festin qu&rs......

Lire la Halacha

Les produits alimentaires pour Péssa’h à notre époque

A partir de 30 jours avant Péssa’h, entre en vigueur le devoir de « destruction du ‘Hamets ». Cela signifie que le nettoyage et la surveillance afin de ne pas trébucher sur l’interdit du ‘Hamets, entrent eux-aussi dans le cadre du devoir de dé......

Lire la Halacha


Bo - Un mauvais comportement et ses conséquences dramatiques

Commentaires rédigés par le Rav David PITOUN, pour Halacha Yomit Il est dit dans notre Paracha : וּמוֹשַׁב בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, אֲשֶׁר יָשְׁבוּ בְּמִצְרָיִם--שְׁלֹשִׁים שָׁנָה, וְאַרְבַּע מֵאוֹת שָׁנָה. (שמות יב-מ) Le séjour des Béné Israël, depuis qu'......

Lire la Halacha

« Le symbole du demi-Chékel » (année 5786)

Le demi-Chékel Dans la Paracha de Ki Tissa que nous avons lue récemment lors du Chabbat Chékalim, nous avons reçu l’ordre d’offrir « le demi-Chékel » que tout Israël offrait à l’époque du Temple. Cette Mitsva ava......

Lire la Halacha

La lecture de la Méguilat Esther – Les bénédictions pour les femmes

Toute personne – homme ou femme - a le devoir d’écouter la Méguila le jour de Pourim. Il faut la lire le soir, et la répéter le lendemain, comme il est dit dans le chapitre de Téhilim que nous lisons à Pourim : אֱלֹקי--אֶקְרָא יוֹמָם, וְלֹא תַע......

Lire la Halacha

Le Don de le Torah : Israël et les Anges

Commentaires rédigés par Rav David PITOUN, pour Halacha Yomit A partir du livre « Kol Yéhouda » de notre maître le Roch Yéchiva de Porat Yossef, le Gaon et Tsaddik Rabbi Yéhouda TSADKA z.ts.l, au nom de notre maître le Gaon et Tsaddik Rab......

Lire la Halacha