Halacha pour lundi 4 Adar II 5782 7 mars 2022

Pour la guérison totale de:
Jean-Luc Chélomo Ben Zéhira (Azoulay)
Yossef Avraham ‘Haïm Ben Frédérique Léa (Arfi)
Charles Chalom ben Sultana (Nakache)
Noa’am Avraham Chimchon ben Dalia (Ouaknin)
Ariella Téhila Bat Aviva Myriam
Parmis tous les malades d’Israël  

Pour l’élévation de l’âme de:
Mordé’haï (Ma’ha) Ben Avraham (SELLAM) z’’l
Gilbert Sassi Ben Yéhouda (Hadjadj) z’’l

Michloah’ Manott avec des fruits de la Chémita

Question: Est-il permis d’offrir un Michloa’h Manott constitué de fruits ou de légumes frappés par la sainteté de la 7ème année?

Réponse: Cette année (5782) est une année de Chémita, comme nous l’avons expliqué antérieurement. Tous les fruits et légumes ayant poussés sur un terrain en Israël appartenant à un juif sont soumis à la sainteté de la 7ème année, comme indiqué sur les fruits dans tous les magasins (en Israël) qui vendent des fruits sous un contrôle rabbinique agréé, où l’on précise explicitement l’origine des fruits et légumes, et s’ils sont soumis ou pas à la sainteté de la 7ème année. (Présentement, la plupart des fruits proviennent de la 6ème année, excepté pour les bananes pour lesquelles on peut déjà trouver de la production de cette année, et donc frappées par la sainteté de la 7ème année).

Une personne possédant un terrain en Israël qui produit des fruits ou légumes pendant la 7ème année, est autorisé à les consommer (il lui est interdit de les vendre), et il lui est permis d’en consommer autant qu’il désire.
Il lui est aussi permis de les offrir à des amis ou à des proches.

Faire du commerce avec des fruits de la 7ème année
Il est dit dans la Torah au sujet des fruits de la 7ème année:
« Ce sera un repos de la terre pour vous, pour la consommation. »
Nos maitres commentent ce verset ainsi dans la Guémara Béh’orott (12b):
« pour la consommation » et non pour le commerce.
Cela signifie que même s’il est permis de consommer des fruits de la 7ème année, malgré tout, il est interdit d’en faire du commerce (excepté en petite quantité ou autre, comme le font les magasins de fruits sous contrôle rabbinique sur les problèmes liés à la 7ème année).

A partir de l’interdiction de faire du commerce avec des fruits de la 7ème année, nos maitres apprennent qu’il est interdit de rembourser ses dettes avec des fruits de la 7ème année.

C'est-à-dire: Une personne qui doit 100 pommes à quelqu’un, n’est pas autorisé à lui rembourser sa dette avec 100 pommes de la 7ème année (en sa possession) , car ce geste est apparenté à faire du commerce avec des fruits de la 7ème année.

Michloah’ Manott avec des fruits de la 7ème année
A partir de là, plusieurs décisionnaires débattent sur le fait d’offrir un Michloah’ Manott constitué de fruits de la 7ème année, car le Michloah’ Manott est une totale obligation qui incombe chacun. De ce fait, en offrant le Michloah’ Manott, on s’acquitte d’une obligation, ce qui s’apparente à s’acquitter d’une dette.
C’est pourquoi, le Gaon Rabbi Guerchon LIBERMAN (Michnatt Yossef vol.1 chap.27) écrit qu’il y a lieu d’interdire d’offrir un Michloah’ Manott constitué de fruits de la 7ème année. C’est également ce qui ressort des propos du Gaon Rabbi Chémouel Ha-Lévy WOZNER Chlita (vol.7 chap.183).
Cependant, ils ne citent pas de véritables preuves à leurs propos, et n’expriment simplement que le fait d’offrir un tel Michloah’ Manott ressemble de façon logique au fait de s’acquitter d’une dette.

En réalité, le Gaon Rabbénou Yossef H’AÏM z.ts.l (l’auteur du Ben Ich H’aï) écrit dans Chou’t Torah Lichma (chap.193) qu’il est permis d’offrir un Michloah’ Manott constitué de fruits de la 7ème année (il traite à cette référence de rendre un tel Michloah’ Manott, mais il ne considère pas le fait d’offrir en premier comme une interdiction).

De même, le Gaon Rabbi Itsh’ak Ya’akov WEISS z.ts.l écrit (Minh’att Itsh’ak vol.10 chap.57) qu’il est logique de dire que le fait d’offrir un Michloah’ Manott constitué de fruits de la 7ème année n’entre pas dans la catégorie du commerce avec des fruits de la 7ème année. Au même titre qu’il est permis d’accomplir toutes les Mitsvot avec des fruits de la 7ème année – comme acheter la Matsa pour le soir de Péssah’, ou bien acheter le Etrog pour Soukkot - , ainsi il est permis d’accomplir le devoir de Michloah’ Manott avec ces fruits, car ce devoir ne s’apparente pas au remboursement d’une dette, puisque les fruits appartiennent totalement à leur propriétaire qui peut les offrir à qui il désire, et ces fruits ne sont soumis aucune contrainte, au point de considérer que les offrir s’apparente au remboursement d’une dette.

Etant donné que de notre époque le devoir de la 7ème année n’est plus un commandement de la Torah, nous devrions trancher dans ce cas vers la souplesse, particulièrement du fait que le Gaon Rabbin Yossef H‘AÏM écrit explicitement que la chose est permise, et que les décisionnaires s’étant exprimés de façon rigoureuse sur ce point, ne citent pas de preuves convaincantes.
Malgré tout, il ressort des propos de notre saint maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l dans son livre ‘Hazon Ovadia-Pourim (page 154), qu’il serait plus juste de s’imposer la rigueur sur ce point, et de ne pas offrir un Michloah’ Manott constitué de fruits de la 7ème année.

Par conséquent, les personnes qui commandent des plateaux de fruits afin de les envoyer à leurs proches le jour de Pourim en guise de Michloa’h Manott, doivent veiller à ce détail, que les fruits ne soient pas frappés de la sainteté de la 7ème année.

Questionner Le Rav


8 Halachot Les plus populaires

Règles relatives au jour du 9 Av

Le jour de Tich’a Be-Av (le jeûne du 9 Av), 5 interdits sont en vigueur: Manger et boire; Se laver; S’enduire (le corps avec de l’huile ou de la crème corporelle) ; Porter des chaussures en cuir ; Pratiquer l’intimité conjugale De même, il est inte......

Lire la Halacha

Havdala le samedi soir où tombe le 9 Av – Règle pour un malade qui mange le jour du 9 Av

Pour une année où le 9 Av tombe un samedi soir – comme cette année 5782 – nos maitres les Richonim (décisionnaires de l’époque médiévale) débattent afin de définir comment faut-il procéder en ce qui concerne la H......

Lire la Halacha

Consommation de viande après Roch H’odech AV

Il est expliqué dans une Michna de Ta’anit (26b) qu’il est interdit par décret de nos maîtres de consommer de la viande et du vin, la veille de Tich’a Beav (la veille du jeune du 9 Av) lors de la Séouda Ha-Mafsekete (le dernier repas avant le début......

Lire la Halacha

Les personnes soumises et exemptes du jeûne du 9 Av, ainsi que les règles du 9 AV cette année

Un malade sans danger; une personne âgée; une femme accouchée Un malade (véritablement malade, qui est alité ou autre, même s’il n’est pas en danger) est exempt de jeûner le 9 Av. Dans le cas d’un doute, il faut consulter une autorit&e......

Lire la Halacha


Séouda Mafseket (repas avant le jeûne) cette année (5782)

La veille du 9 Av, nos maîtres ont interdit (selon le strict Din et non selon la tradition) de consommer de la viande et du vin lors de Séouda Hamafseket (le repas que nous prenons avant le début du jeûne, après la moitié de la journée). De même, ......

Lire la Halacha

« Dès le début du mois de Av, nous diminuons la joie » - Année 5782

Ce vendredi, tombe – avec l’aide d’Hachem – le jour de Roch ‘Hodech Mena’hem Av, et la semaine prochaine - Chabbat prochain - tombe le 9 Av, mais puisqu’il est interdit de jeûner le jour du Chabbat (excepté Yom Kippour), le jeûne est repor......

Lire la Halacha

Prier avec Minyan en plein air

Question: Lorsqu’on sort en promenade  et que s’organise un Minyan de dix personnes pour la prière de Minh’a ou d’Arvit en plein air, est-ce que chaque personne présente compte dans le Minyan, même si tout le monde n’est pas réuni dans un......

Lire la Halacha

Frire du poisson dans une poêle de viande - Cuire du poisson et de la viande dans le même four – L’usage de notre maitre le Rav z.ts.l

Il est une Halacha très connue selon laquelle il est interdit de consommer du poisson avec de la viande, selon ce qui est expliqué dans la Guémara et les décisionnaires. Cuire du poisson dans une marmite viande Bien qu’il soit interdit de cuire un aliment lact&e......

Lire la Halacha