Halacha pour dimanche 2 Adar 5781 14 février 2021

Pour l'élévation des âmes de:
Mess’od ben Ra’hel Vé-Yossef
Mme Carlotta (Cathy) FASSI z’’l (de Netanya, et anciennement de Lyon) 
Avraham Ben Avraham FUNK z’’l (de Lyon)
Désiré Ya’akov Ben Sa’ida BENSOUSSAN z’’l anciennement de Lyon 
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l
Odelia Bat Esther (DRAY, fille de Mme MARCIANO z’’l de Lyon
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba EL BAZ z"l de Lyon
Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna Ha-Cohen z’’l
Dan Shlomo Ben Joël Yossef KTORZA z’’l de Sarcelles
Rabbi Its’hak Ben Yehouda (Rabbin ELHADAD) de Lyon z’’l
Mme Frewa’h Bat ‘Hanna BENSAID de Lyon z’’l 
Richard Amram Ben Chélomo AMAR z’’l de Lyon
Betty Rivka Bat Sultana PEREZ (GHOZLAND WEILL) z’’l anciennement de Lyon et Paris

Pour la guérison totale et rapide de:
Le Tsaddik Rabbi David ‘Hananya Ben Mazal PINTO
Sylvie Mazal Esther Bat Régine 'Haya Sim'ha (PITOUN)
Ethan Chlomo Ben Yoni
Jacques Jacky Yaakov ‘Haïm Ben Odette Esther (BENADIBA) de Lyon
Alain Moché Ben Myriam (STEBOUN) de Lyon
parmi tous les malades d'Israël Amen.

Les jours de Pourim - La règle de « Michloah’ Manott » - 5781

Les jours de Pourim
Dans environ 15 jours, tomberont les jours de Pourim.
Cette année, nous devons expliquer quelques règles spécifiques.
D’abord, parce que le 14 Adar (jour de Pourim) tombe un vendredi.
Ensuite, parce que les habitants de Jérusalem devront cette année observer « Pourim Méchoulach » (Pourim en 3 parties), car le 15 Adar (jour de Pourim pour les habitants de Jérusalem) tombe un Chabbat, et de ce fait, plusieurs règles spécifiques sont en vigueur pour les habitants de Jérusalem.

Le point supplémentaire à éclaircir est les mesures à prendre en raison de l’épidémie du Corona, qui éveillent plusieurs problèmes en lien avec l’accomplissement des Mitsvots de Pourim, et nous essaierons – avec l’aide d’Hachem – de toucher tous les points nécessaires.

Le devoir de « Michloa’h Manott »
Il est dit dans la Méguilat Esther (9 – 22):
« Faire de ces jours, des jours de festin et de joie, et d’échange de mets mutuels, ainsi que de cadeaux aux nécessiteux. »

Il est rapporté dans la Guémara Méguila (7a):
Echange de mets (Michloah’ Manott): 2 mets à au moins 1 personne.
Cadeaux aux nécessiteux (Matanot Laévionim): 2 cadeaux à au moins 2 personnes.
(En effet, le minimum de la forme pluriel du terme « mets » correspond à 2, un met et encore un met. Le minimum de la forme pluriel du terme « cadeaux » correspond à 2, un cadeau et encore un cadeau. De même, le minimum de la forme pluriel du terme « nécessiteux » correspond à 2, car il n’est pas écrit « d’échange de mets mutuels, ainsi que de cadeaux à un nécessiteux. »)

La raison à ce devoir
Lorsqu’on envoie un présent à son ami, on lui exprime par ce geste tout l’amour qu’on lui porte, et ce geste implante aussi dans notre cœur toute l’estime que l’on a à l’égard de notre ami.
De plus, il existe des gens qui vivent dans la plus grande précarité, et qui éprouvent de la honte à aller solliciter la générosité des autres pour pouvoir accomplir le repas de Pourim, et lorsqu’on envoie à son ami de façon très décente, un Michloah’ Manott, il n’en éprouvera aucune honte, et accomplira le repas de Pourim dans la joie et la bonne humeur.

Puisque selon la première explication citée, tout l’objectif de la Mitsva de Michloah’ Manott est d’entretenir l’amour entre l’homme et son prochain, il faut impérativement que celui qui envoie s’identifie auprès du destinataire, car si le destinataire ne sait pas qui lui envoi ce Michloah’ Manott, celui qui l’a envoyé n’est pas quitte de la Mitsva, car le fait d’envoyer anonymement n’entretient aucun amour ni aucune fraternité.

Cette Mitsva diffère de la Mitsva de Tsédaka, car lorsqu’on donne de la Tsédaka durant toute l’année, il est une Mitsva de faire en sorte que le bénéficiaire ne sache pas d’où provient le don qu’il reçoit, et que le donateur ne sache pas non plus à qui il donne. Alors que pour la Mitsva de Michloah’ Manott, il faut absolument que le bénéficiaire sache de qui il reçoit ce cadeau, afin que l’amour pour son prochain pénètre à l’intérieur de son cœur.

Définition du terme « Manott »
Le mot « Manott » signifie « mets ». Autrement dit, 2 aliments différents, ou un aliment et une boisson, comme une pâtisserie et une bouteille de vin.
Aujourd’hui, l’usage est d’envoyer des douceurs pour Michloah’ Manott.
Les femmes sont elles aussi soumises à la Mitsva de Michloah’ Manott, et elles doivent accomplir cette Mitsva avec leurs amies.

Puisque l’une des raisons essentielles de la Mitsva de Michloah’ Manott est de procurer à chacun le nécessaire pour accomplir le repas de Pourim. Par conséquent, une personne qui envoie différents cadeaux en tant que « Michloah’ Manott », par exemple en lui envoyant des vêtements ou des draps ou autre, cette personne n’est pas quitte de son obligation de Michloah’ Manott. Même si on envoie de l’argent à un ami afin qu’il puisse s’acheter de la nourriture, on ne s’acquitte pas de la Mitsva de Michloah’ Manott, car il faut envoyer exclusivement de la nourriture et de la boisson. C’est pourquoi même si on envoie du tabac à priser ou bien des cigarettes à un ami, on ne s’acquitte pas de cette façon de la Mitsva de Michloah’ Manott.

Une personne en isolement
Un homme ou une femme se trouvant en isolement le jour de Pourim (à cause de l’épidémie du Corona), s’ils en ont la possibilité, ils devront demander à un membre de leur foyer d’apporter le Michloa’h Manott au destinataire voulu, et ainsi ils s’acquitteront du devoir de Michloa’h Manott.
Ils devront également donner Matanott La-Evyonim (cadeaux à des nécessiteux).
Mais si aucun membre du foyer ne peut sortir de la maison pour apporter pour eux le Michloa’h Manott, ils devront demander à une personne étrangère au foyer – un voisin juif par exemple – d’être leur délégué pour apporter le Michloa’h Manott à la personne voulue.

Mais nous touchons là une Halacha supplémentaire.
En effet, selon le Din, on doit donner un Michloa’h Manott constitué d’aliments qui nous appartiennent, or les aliments se trouvant chez le voisin n’appartiennent pas à la personne en isolement.
C’est pourquoi, il faudra demander au voisin de préparer un Michloa’h Manott pour la personne en isolement, et avant de l’apporter au destinataire, le voisin devra le faire acquérir à la personne en isolement, puis l’apporter au destinataire désiré par la personne en isolement.
Comment faire acquérir le Michloa’h Manott à la personne en isolement?
Le voisin doit prendre le Michloa’h Manott, le donner à quelqu’un en lui disant : « Prend possession de ce Michloa’h Manott pour untel (la personne en isolement).»   A ce moment là, le Michloa’h Manott devient la possession de la personne en isolement, et le voisin l’apporte ensuite au destinataire désiré par la personne en isolement qui s’acquitte ainsi du devoir de Michloa’h Manott.

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