Halacha pour mercredi 7 Cheshvan 5786 29 octobre 2025

Pour la guérison totale de :
Gabriel Ben Simha
Nissim Ben 'Hanna (Roubach)
Azar Ben Lisa Kamouna (Cohen)
Maxime Moché Ben Sarah (Amar)
Michelle Bat Daisy Esther (Amar, née Madar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Jacques Jacky Yaakov Ben Chalom (Ben Adiba) z''l
Alain Chélomo Ben Avraham (Sebban) z"l
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Yoël (Bouhnik) z"l
Ethan Eliyahou David Ben Fredj (Arfi) z"l
Georges Jojo Nissim Ben Moché (Hadjadj) z"l
Yvonne Ouarda Bat Sultana (Hadjadj, née Fitoussi) z"l

Lorsqu’on oublie de dire Barè’h ‘Alénou

ATTENTION ! Seuls les habitants d’Israël sont concernés par cette Halacha pour le moment.

Dans la précédente Halacha, nous avons expliqué de façon générale le Din selon lequel nos maîtres ont instauré de demander les pluies dans la bénédiction de Birkatt Ha-Chanim de la prière quotidienne, depuis le 7 ‘Héchvan en Israël (en dehors d’Israël, on commence à dire Barè’h ‘Alénou à partir du 4 décembre au soir ou du 5 décembre au soir selon les années) dans la prière de ‘Arvit.
Chacun doit donc être vigilant dans sa prière afin de ne pas oublier de mentionner Barè’h ‘Alénou.
Nous allons à présent expliquer le statut de celui qui oublie de dire Barè’h ‘Alénou dans sa prière.

Il est enseigné dans la Guémara Béra’hot (29a) :
Lorsqu’on s’est trompé et que l’on n’a pas demandé les pluies dans la bénédiction de Birkat Ha-Chanim (on n’a pas dit Barè’h ‘Alénou), on doit recommencer.
C'est-à-dire : une personne qui se trompe et qui ne dit pas Barè’h ‘Alénou, a le statut de quelqu’un qui a omis totalement une bénédiction de la ‘Amida, et qui est donc considéré comme quelqu’un qui n’a pas prié et qui doit recommencer la ‘Amida s’il a achevé la ‘Amida sans avoir dit Barè’h ‘Alénou.

Telle est la décision Halachique du RAMBAM (chap. 10 des règles relatives à la prière) ainsi que celle de MARAN l’auteur du Choul’han ‘Arou’h (chap.117).
Mais plusieurs cas de figure se présentent :

  • On se rend compte de l’oublie de Barè’h ‘Alénou lorsqu’on se trouve encore dans la Birkat Ha-Chanim (la 9ème bénédiction de la ‘Amida de la semaine, qui est Baré’hénou en été, et Barè’h ‘Alénou en hiver), et que l’on n’a pas encore conclu cette bénédiction : dans ce cas, on retourne au début de Barè’h ‘Alénou, puis on poursuit la ‘Amida.
  • On se rend compte de l’oublie de Barè’h ‘Alénou lorsqu’on a déjà prononcé les mots de « Barou’h Ata A.D.O.N.A.Ï » de la conclusion de la bénédiction de Mévare’h Ha-Chanim, mais sans avoir dit « Mévarè’h Hachanim » : dans ce cas, on dit les mots « Lamédéni ‘Houké’ha », et on retourne au début de Barè’h ‘Alénou, puis on poursuit la ‘Amida.
    (EXPLICATION : Les mots « Barou’h Ata A.D.O.N.A.Ï Lamédéni ‘Houké’ha » forment un verset des Téhilim (119). De cette façon, on n’aura pas prononcé le Nom d’Hachem en vain.
  • On se rend compte de l’oublie de Barè’h ‘Alénou lorsqu’on a déjà conclu la bénédiction de Mévare’h Ha-Chanim par les mots « Mévare’h Ha-Chanim », mais sans avoir entamé la prochaine bénédiction, qui est celle de « Téka’ Béchofar Gadol » : dans ce cas, on insert entre Mévareh’’Ha-Chanim et Téka’ Béchofar Gadol, la phrase suivante : « Véten Tal Ou-Matar Livra’ha », puis on poursuit la ‘Amida. (Dans ce cas précis, il est bon de redire cette phrase une nouvelle fois dans la bénédiction de Chéma’ Kolénou, juste avant de conclure par « Ki Ata Chomé’a Téfilatt Kol Pé Barouh’ Ata… »)
  • On se rend compte de l’oublie de Bare’h ‘Alénou lorsqu’on a déjà entamé la bénédiction de Téka’ Béchofar Gadol : dans ce cas, on poursuit la ‘Amida, et lorsque l’on arrive à la bénédiction de Chéma’ Kolénou, juste avant de conclure cette bénédiction par la formule « Ki Ata Chomé’a Téfilatt Kol Pé », on insert la phrase « Véten Tal Ou-Matar Livra’ha ‘Al Kol Péné Ha-Adama ».
  • On se rend compte de l’oublie de Barè’h ‘Alénou lorsqu’on a déjà prononcé les mots de « Barouh’ Ata A.D.O.N.A.Ï » de la conclusion de la bénédiction de Chéma’ Kolénou, mais sans avoir dit « Chomé’a Téfila » : dans ce cas, on dit les mots « Lamédéni ‘Houké’ha » (voir plus haut), puis on reprend au début de la bénédiction de Chéma’ Kolénou en insérant la phrase « Véten Tal Ou-Matar Livra’ha ‘Al Kol Péné Ha-Adama ».
  • On se rend compte de l’oublie de Barè’h ‘Alénou lorsqu’on a déjà conclu la bénédiction de Chéma’ Kolénou, en ayant déjà prononcé les mots « Barouh’ Ata A.D.O.N.A.Ï Choméa Téfila », mais sans avoir entamé la prochaine bénédiction, qui est celle de Rétsé : dans ce cas, on insert entre Choméa Téfila et Rétsé, la phrase suivante : « Véten Tal Ou-Matar Livra’ha », puis on poursuit la ‘Amida.
  • On se rend compte de l’oublie de Barè’h ‘Alénou lorsqu’on a déjà entamé la bénédiction de Rétsé, ou bien lorsqu’on se trouve dans les bénédictions suivantes, ou même lorsqu’on se trouve dans le paragraphe de « Elokaï Nétsor » : tant que l’on n’a pas encore dit le 2ème Yihyou Lératson Imré Fi, on retourne à la bénédiction de Barè’h ‘Alénou, puis on poursuit la ‘Amida.
  • On se rend compte de l’oublie de Barè’h ‘Alénou lorsqu’on a déjà dit le 2ème Yihyou Lératson Imré Fi, même si l’on n’a pas encore reculé (les 3 pas) : on recommence la ‘Amida depuis le début.

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