Halacha pour lundi 14 Tammuz 5783 3 juillet 2023

Pour la guérison totale de :
Gabriel Ben Simha
Nissim Ben 'Hanna (Roubach)
Azar Ben Lisa Kamouna (Cohen)
Maxime Moché Ben Sarah (Amar)
Michelle Bat Daisy Esther (Amar, née Madar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Jacques Jacky Yaakov Ben Chalom (Ben Adiba) z''l
Alain Chélomo Ben Avraham (Sebban) z"l
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Yoël (Bouhnik) z"l
Ethan Eliyahou David Ben Fredj (Arfi) z"l
Georges Jojo Nissim Ben Moché (Hadjadj) z"l
Yvonne Ouarda Bat Sultana (Hadjadj, née Fitoussi) z"l

Embrasser la Mézouza - Une Mézouza en amulette – Une Mézouza pour un non-juif

Question: Est-il permis de se déplacer avec une Mézouza suspendue autour du cou en guise d’amulette? Y a-t-il une notion particulière à embrasser la Mézouza, ainsi que le Séfer Torah ?

Réponse: La Mézouza possède une propriété particulière, puisque par son mérite, Hachem protège les portes des foyers d’Israël de tout mal. C’est pour cette raison que l’on écrit le mot « Ch.A.D.A.Ï » (un des noms divins) au verso du parchemin de la Mézouza, puisque les lettres de ce mot (Chin Dalet Youd) forment la phrase « CHomer Daltot Israël » (IL garde les portes d’Israël).

Le Gaon Rabbi Moché FEINCHTEIN z.ts.l, dans son livre Chou’t Iguérott Moché (sect. Y.D vol.2 page 239), prouve à partir des propos des décisionnaires que le fait de porter une Mézouza en amulette a une propriété protectrice.

A partir de là, nous allons débattre de la question, car en réalité nous sommes face à plusieurs craintes Halachiques, et nous allons traiter deux d’entres elles.

La première de ces craintes nous laisse penser que toute utilisation de la Mézouza peut constituer une humiliation envers la Mézouza (Bizayon), et de ce fait, on ne pourrait permettre que de fixer la Mézouza aux portes des maisons, tel que nous l’ordonne Hachem. Mais porter la Mézouza et la suspendre à une chaîne comme une amulette serait interdit.

Effectivement, le Gaon MAHARY’L refusa de procurer des Mézouzott au gouverneur de la ville pour protéger ses châteaux. Il en ressort apparemment que le MAHARY’L pense que toute utilisation de la Mézouza, autre que celle destinée à la Mitsva de Mézouza, est interdite même s’il s’agit d’une utilisation pour une protection.

Cependant, le Gaon Ya’abets (Rabbi Ya’akov ‘EMDEIN, fils du ‘Ha’ham Tsévi) prouve à partir du Talmud Yérouchalmi qu’il est permis de procurer des Mézouzott à un non-juif pour qu’il les suspende aux portes de sa maison, si l’on sait qu’il préservera le respect de la Mézouza, et ceci ne constitue absolument aucun interdit.
Même si les non-juifs ne sont pas soumis au devoir de la Mézouza, malgré tout, il leur est permis d’utiliser la Mézouza comme protection.
Selon cela, le Gaon Ya’abets s’étonna du refus du MAHARY’L de procurer des Mézouzott au gouverneur de la ville.

Mais dans son livre (ibid.), le Gaon Rabbi Moché FEINCHTEIN z.ts.l explique le refus du MAHARY’L en disant que le MAHARY’L lui-même admet qu’il n’y a pas d’interdiction à procurer une Mézouza à un non-juif, ou bien de l’utiliser en guise de protection comme une amulette, mais il refusa malgré tout de procurer la Mézouza au gouverneur car celui-ci réclama les Mézouzott pour protéger son château contre les voleurs (tel que l’écrit le MAHARY’L lui-même). Or, nous n’avons trouvé aucune source attestant que la Mézouza protège des voleurs (elle protège des « Mazzikim », les Chédim, des êtres spirituels malfaisants), et il y avait donc à craindre que lorsque des voleurs s’introduiraient dans le château du gouverneur, celui-ci se mettrait en colère en constatant que les Mézouzott ne l’ont pas protégé, et il en viendrait à jeter les Mézouzott de façon humiliante.
Dans le cas où il y a à craindre l’humiliation de la Mézouza, il est catégoriquement interdit selon tous les avis de la procurer à un non-juif.

Nous pouvons donc en déduire qu’il est permis d’utiliser la Mézouza comme une amulette.

Le fait d’embrasser la Mézouza est un bel usage très ancien.
Cet usage a une allusion dans la Guémara ‘Avoda Zara (11a), où l’on enseigne que lorsque les soldats romains emmenèrent Onkeloss le converti afin de le juger, celui-ci posa sa main sur la Mézouza et sourit. Les soldats lui demandèrent la raison à ce sourire. Il leur dit :
« En général, le roi est installé à l’intérieur et ses serviteurs veillent sur lui de l’extérieur. Mais pour Hachem, le Roi des Rois, il n’en est pas ainsi. Ses serviteurs sont installés à l’intérieur, et c’est lui qui veillent sur eux de l’extérieur. »
Et même s’il n’est pas question d’embrasser la Mézouza dans cette histoire, mais uniquement de poser la main dessus, malgré tout, ce geste reflète une volonté d’exprimer de l’affection envers la Mitsva et de renforcer la foi.
Mais il n’est pas question « d’obligation » d’embrasser la Mézouza, ce n’est qu’un bel usage pour celui qui l’adopte.

De même au sujet du Séfer Torah, il est un très bel usage pour les personnes se trouvant à proximité du Séfer Torah de l’embrasser avec la bouche, ou avec la main, ou au moyen du Talit par mesure d’hygiène.
Cet usage est répandu au sein de tout le peuple d’Israël.

8 Halachot Les plus populaires

La période du ‘Omer

Les jours de la période du ‘Omer sont des jours d’une très grande sainteté, comme l’écrit le RAMBAN dans son commentaire sur la Paracha de Emor, car ces jours du compte du ‘Omer – depuis la fête de Péssa’h jusqu’&agra......

Lire la Halacha

Vaygach

Nous sommes aujourd’hui à la date du 10 Tévet, jour de jeûne public pour tout le peuple d’Israël. Vous pouvez consulter les règles relatives à un jour de jeûne ici, dans une Halacha antérieure consacrée au jeûne du 17 Ta......

Lire la Halacha

Propos en l’honneur de Pourim, prononcés par notre maître - le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l

Il est dit dans la Méguila (après l’ordre donné par Esther à tout le peuple de jeûner durant 3 jours, et en ayant décidé de se présenter devant le roi A’hachvéroch au bout de ces 3 jours afin de l’inviter au festin qu&rs......

Lire la Halacha

Les produits alimentaires pour Péssa’h à notre époque

A partir de 30 jours avant Péssa’h, entre en vigueur le devoir de « destruction du ‘Hamets ». Cela signifie que le nettoyage et la surveillance afin de ne pas trébucher sur l’interdit du ‘Hamets, entrent eux-aussi dans le cadre du devoir de dé......

Lire la Halacha


Bo - Un mauvais comportement et ses conséquences dramatiques

Commentaires rédigés par le Rav David PITOUN, pour Halacha Yomit Il est dit dans notre Paracha : וּמוֹשַׁב בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, אֲשֶׁר יָשְׁבוּ בְּמִצְרָיִם--שְׁלֹשִׁים שָׁנָה, וְאַרְבַּע מֵאוֹת שָׁנָה. (שמות יב-מ) Le séjour des Béné Israël, depuis qu'......

Lire la Halacha

« Le symbole du demi-Chékel » (année 5786)

Le demi-Chékel Dans la Paracha de Ki Tissa que nous avons lue récemment lors du Chabbat Chékalim, nous avons reçu l’ordre d’offrir « le demi-Chékel » que tout Israël offrait à l’époque du Temple. Cette Mitsva ava......

Lire la Halacha

La lecture de la Méguilat Esther – Les bénédictions pour les femmes

Toute personne – homme ou femme - a le devoir d’écouter la Méguila le jour de Pourim. Il faut la lire le soir, et la répéter le lendemain, comme il est dit dans le chapitre de Téhilim que nous lisons à Pourim : אֱלֹקי--אֶקְרָא יוֹמָם, וְלֹא תַע......

Lire la Halacha

Le Don de le Torah : Israël et les Anges

Commentaires rédigés par Rav David PITOUN, pour Halacha Yomit A partir du livre « Kol Yéhouda » de notre maître le Roch Yéchiva de Porat Yossef, le Gaon et Tsaddik Rabbi Yéhouda TSADKA z.ts.l, au nom de notre maître le Gaon et Tsaddik Rab......

Lire la Halacha