Halacha pour dimanche 25 Cheshvan 5786 16 novembre 2025

Pour la guérison totale de :
Azar Ben Lisa Kamouna (Cohen)
Maxime Moché Ben Sarah (Amar)
Michelle Bat Daisy Esther (Amar, née Madar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Arielle Messa'ouda
Ethan Eliyahou David Ben Fredj (Arfi) z"l
Georges Jojo Nissim Ben Moché (Hadjadj) z"l
Yvonne Ouarda Bat Sultana (Hadjadj, née Fitoussi) z"l

Le Bita’hon (confiance en D.ieu) dans le domaine de la Parnassa

Question : L’homme est-il autorisé selon le Halacha à travailler pour obtenir sa Parnassa (subsistance matérielle) pour un long terme (pas uniquement pour le quotidien), ou bien cela lui est-il interdit car il exprime ainsi son manque de Bita’hon (confiance) en Hachem à pouvoir subvenir à tous ses besoins au quotidien ?

Réponse : On nous enseigne dans le Midrach Cho’her Tov sur Téhilim (sur le psaume 23) :
Rabbi Eli’ezer Ben Ya’akov cite un verset de la Torah :
... לְמַעַן יְבָרֶכְךָ ה' אֱלֹקיךָ, בְּכָל-מַעֲשֵׂה יָדְךָ אֲשֶׁר תַּעֲשֶׂה. (דברים יד-כט)
« … Afin qu’Hachem ton D. te bénisse dans toute œuvre de tes mains que tu entreprendras… » (Dévarim 14-29).
Cela se peut-il même si l’on reste sans rien faire ?
Le texte dit : « que tu entreprendras ». Si tu entreprends, tu es béni, si tu n’entreprends pas, tu n’es pas béni.

Nous apprenons à partir de là que l’homme a un devoir de Hichtadlout (effort personnel) pour obtenir sa Parnassa, mais il doit aussi avoir pleine confiance en Hachem qui récompensera son effort.
Car c’est ainsi qu’Hachem se comporte, de façon générale, avec son monde,
Il ne désir pas le diriger avec des miracles dévoilés, mais tant que possible, de façon naturelle. Il arrive parfois, qu’Hachem décide d’accomplir un miracle dévoilé pour Son peuple ou pour de grands Tsadikim. Cependant, ce n’est généralement pas Sa conduite constante.

Les croyants ont disparus
Il est vrai qu’il est aussi enseigné dans une Michna de Sota (48a) :
Depuis la destruction du Beit Hamikdach (Le Temple de Jérusalem), les gens croyants ont disparus. Comme il est dit :
... הוֹשִׁיעָה ה', כִּי-גָמַר חָסִיד: כִּי-פַסּוּ אֱמוּנִים, מִבְּנֵי אָדָם. (תהלים יב-ב)

Hachem ! Envoi la délivrance, car l’homme pieux n’est plus, les croyants ont disparus parmi les hommes. (Téhilim 12-2).
La Guémara (ibid. 48b) explique que le terme « croyants » désigne ceux qui ont totale confiance en Hachem pour leur Parnassa, comme on nous l’enseigne :
Rabbi Eli’ezer Ha-Gadol dit : Celui qui a du pain dans son panier (qui a de quoi se nourrir aujourd’hui), et qui se soucis de ce qu’il va manger demain, cet homme fait partie des gens « de petite confiance » en Hachem, car il se doit de placer toute sa confiance en Hachem, pour chaque jour.

Mais le MAHARCHA écrit dans son commentaire sur cette Guémara que cet  enseignement ne concerne qu’une élite spirituelle. Le devoir de ne pas se soucier du lendemain, tel que l’exprime Rabbi Eli’ezer Ha-Gadol, n’incombe qu’une catégorie d’individus d’un niveau de piété très élevé, qui croient de toute leur âme en la capacité d’Hachem à nourrir quiconque, de la plus grande à la plus insignifiante espèce animale, et qui - après un immense travail de leur personnalité - sont arrivés à un tel niveau de confiance en Hachem, qu’il ne leur est plus permis de s’interroger sur l’avenir. C’est d’ailleurs pour cette raison – fait remarquer le MAHARCHA – que le terme employé dans le verset qui sert de preuve à cet enseignement, est « ‘HASSID » qui veut dire « PIEUX », c'est-à-dire, une personne d’un niveau spirituel hors du commun.
Nous en déduisons qu’il n’y a pas d’interdit, d’un point de vue Halachique, à travailler pour obtenir plus que ce qui est nécessaire à notre Paranassa d’aujourd’hui.
Tout ceci à la condition bien sûr de ne pas écarter de notre esprit toute notre confiance en Hachem, et de ne surtout pas considérer que c’est notre effort personnel, notre force, notre sagesse et notre intelligence qui nous font obtenir notre Parnassa (« Ko’hi Ve’Otsem Yadi … »)

La conduite du Gaon ‘Hazon Ich
On raconte que le Gaon Rabbi Avraham Yéch’aya KARELITS z.ts.l, auteur du ‘Hazon Ich ne possédait jamais chez lui le moindre argent supplémentaire à sa Parnassa de la journée. Un jour, sa sœur lui demanda :
« Avec tout ce que tu investis comme efforts dans l’étude de la Torah, pourquoi Hachem ne te procure pas beaucoup d’argent ? »
Le Rav lui répondit :
« Mais que me manque-t-il ?! Je n’ai pas besoin d’un argent qui resterait posé sur un compte à la banque, mais chaque jour Hachem me fournit tout ce dont j’ai besoin ! »

Comme nous l’avons dit, une telle attitude n’est pas exigée du commun des mortels, mais seulement de grands Tsadikim très rares, qui représentent une élite, et qui ont placé toute leur confiance en Hachem, chacun selon son niveau spirituel et selon le travail qu’il a exercé sur sa personnalité.
Mais de façon générale, une personne qui met de l’argent de côté pour l’avenir, ne transgresse aucun interdit.

L’attitude naturelle
On enseigne dans une Baraïta de Bérah’ot (35a) sur le verset de la Torah :
... וְאָסַפְתָּ דְגָנֶךָ ... (דברים יא-יד)
Tu rassembleras ta récolte … (Dévarim 11-14).
Que veut nous enseigner ce verset ?
Parce qu’il est écrit :
לֹא-יָמוּשׁ סֵפֶר הַתּוֹרָה הַזֶּה מִפִּיךָ, וְהָגִיתָ בּוֹ יוֹמָם וָלַיְלָה ... (יהושע א-ח)

Ce livre de la Torah ne quittera pas ta bouche. Tu t’adonneras à son étude jour et nuit … (Yéhochoua’ 1-8)
Doit-on prendre le texte au sens propre ? (On pourrait penser qu’Hachem nous ordonne de ne jamais interrompre notre étude, même pour les besoins de notre Parnassa).
Le texte dit : « Tu rassembleras ta récolte ». Comporte toi naturellement (comporte-toi de façon naturelle vis-à-vis de ta subsistance). Ceci est l’opinion de Rabbi Ichma’el.
Rachi commente : Si tu ne te comporte pas naturellement vis-à-vis de ta subsistance, et que tu ne t’adonnes à aucun travail, mais que tu te contentes de vivre de la Tsédaka que te donnent les autres, tu en arriveras à cesser même l’étude de la Torah.

Même s’il est expliqué dans la Guémara que Rabbi Chim’on Bar Yo’haï contredit Rabbi Ichma’el sur ce point, et pense que celui qui étudie la Torah, ne doit s’adonner à aucune autre activité professionnelle, malgré tout, la Guémara démontre que la majorité des gens n’ont que le niveau de l’attitude conseillée par Rabbi Ichma’el, et que les propos de Rabbi Chim’on Bar Yo’haï ne s’adressent qu’à une élite spirituelle.

Les propos du Gaon YA’BETS
Cependant, ce sujet est beaucoup plus complexe, et il semble à partir de plusieurs références que le fait de manquer de confiance en Hachem à procurer à l’individu tout ce dont il a besoin, représente un grand défaut.
Malgré cela, le Gaon YA’BETS écrit que tout dépend de l’activité professionnelle de la personne. Par exemple : un agriculteur qui moissonne sa récolte au printemps, se doit de préserver son argent afin qu’il lui suffise pour toute l’année, et il est impossible de dire d’une telle personne qu’elle manque de foi ou de confiance en Hachem, car tel est le métier qu’Hachem lui a donné.
Selon cela, de notre époque où la plupart des gens touchent leurs salaires de manière mensuelle, et qu’il arrive parfois que l’on ait à réaliser une grosse dépense, il est certain que le fait d’épargner afin de trouver l’argent nécessaire le moment voulu, est un usage juste.

Le Gaon Rabbi Ya’akov SASSON Chlita (Directeur de notre site Halacha Yomit, et digne petit-fils de notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l) se souvient qu’il demanda à jour à son grand-père notre maître le Rav z.ts.l, s’il pouvait économiser de l’argent en vue des futurs mariages de ses filles.
Notre maître le Rav z.ts.l lui répondit qu’il n’y a aucune contre-indication à cela.
Il en ressort donc que c’est ainsi qu’il faut réellement se comporter, pour celui qui en a la possibilité.

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