Pour la totale et prompte guérison de ma maman Marcelle Simi Bat Rachel Lea, parmi tous les malades d'Israël.
Son fils David A. PITOUN
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Question : Il y a quelques mois, lorsque notre maitre Le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l tomba malade, tout Israël pria pour sa guérison, et chacun prit des engagements pour sa guérison, mais en définitif, notre maitre nous a quitté. Comment expliquer la chose ?
Réponse : Il est certain que les prières adressées à Hachem ont une utilité d’une puissance incommensurable. On ne peut mesurer la grandeur du mérite qui nous est donné du fait qu’Hachem écoute les prières de son peuple Israël. Il n’y a pas une seule prière qui revient sans réponse.
Malgré tout, il est probable que les prières peuvent ne pas être acceptées. Comme l’a dit notre maitre le Rav z.ts.l lui-même, quelques mois avant sa disparition, lorsqu’il a insisté dans sa prière devant Hachem pour qu’il envoi une totale guérison à son fils le Gaon Rav Ya’akov YOSSEF z.ts.l qui nous a finalement quitté. Notre maitre le Rav z.ts.l s’est alors exclamé : « Tu t'es entouré de nuages, pour empêcher les prières de passer » (Eh’a chap.3). Comme s’il y avait un écran séparateur qui recouvre les prières afin qu’elles ne soient pas acceptées. Comme nos maitres l’enseignent dans le Midrach (Eh’a Rabbati) :
Rav Chémouel Bar Nah’mani dit : les portes de la prière sont parfois ouvertes, parfois fermées. Mais les portes du repentir sont constamment ouvertes.
Nous ne connaissons pas avec précision les calculs du Ciel. Nous savons seulement que chaque prière possède sa place, et qu’elle réalise en définitif du bien à l’homme et à son univers, même si en apparence elle n’est pas acceptée.
La chose est particulièrement vraie lorsqu’on prie pour la guérison d’une personne se trouvant dans un état très grave, au point où sa guérison relève d’un véritable miracle.
Nos maitres enseignent dans la Guémara Yébamot (121a) que l’on ne doit pas faire mention de miracles dans la prière. Cela signifie que l’on ne doit pas prier pour obtenir un miracle. C’est pour cela qu’en général, une prière pour une personne malade lorsqu’elle est très âgée et subit des souffrances, n’est pas répondue. En particulier depuis que la mort a été décrétée sur le monde.
Et nous ne pouvons pas nous soustraire à ce décret, hormis par le biais d’un total repentir, qui apportera la rédemption finale. Lorsque la mort sera définitivement abolie, lorsqu’Hachem effacera les larmes de tous les visages.
Quoi qu’il en soit, concernant la disparition de notre saint maitre le Rav z.ts.l, il s’agit réellement d’une chose exceptionnelle, puisque plusieurs milliers de juifs ont adressés des supplications en versants de grosses larmes pour sa guérison, des milliers ont pris des engagements pour sa guérison, dans tous les centres de Torah à travers le monde, ceux qui craignent Hachem ont lu des Téhilim du plus profond de leur cœur pour sa guérison, et les larmes des yeux d’Israël ont coulées comme l’eau.
Cela rappelle les supplications d’Israël lorsque Rabbénou Ha-Kadoch Rabbi Yéhouda Ha-Nassi tomba malade, comme la Guémara Kétouvot (103b) le relate :
Les plus saints n’ont pas cessés d’adresser des prières dans la Maison d’Etude pour sa guérison, tellement Rabbénou Ha-Kadoch leur était cher, comme notre maitre le Rav z.ts.l dans notre génération, au point où – d’une certaine manière – le Ciel n’arrivait pas à lui reprendre son âme. Rabbi Yéhouda Ha-Nassi souffrait terriblement. Lorsque sa servante constata ses souffrances, elle prit un objet et se plaça derrière la Maison d’Etude. Elle brisa l’objet au sol. En entendant le bruit de l’objet pulvérisé à terre, tout le monde interrompit sa prière, et Rabbénou Ha-Kadoch fut convié immédiatement à la Yéchiva du Très Haut.
Il est expliqué dans la Guémara que Rabbi Yéhouda Ha-Nassi se dévoila plusieurs fois dans le monde après sa disparition, et réalisa des bontés et des bénédictions.
Le Gaon Rabbi Yossef H’aïm z.ts.l explique ce phénomène en disant que c’est en raison de la multiplication des prières pour sa guérison qu’il eut le mérite de continuer à prodiguer du bien même après sa disparition, et la prière ne revient jamais sans réponse. C’est pourquoi Rabbénou Ha-Kadoch n’a pas complètement disparu de ce monde. Rabbi Yossef H’aïm ajoute que l’âme de chaque grand dans sa génération est liée aux âmes des gens de sa génération, et il ne les quitte réellement que lorsqu’eux même disparaissent.
Il en est de même au sujet de notre grand maitre le Rav z.ts.l.
Même au-delà de sa disparition, il se tiendra en prière pour nous depuis le ciel, car il était notre berger.
Nos maitres enseignent dans la Guémara Péssah’im (92a) :
Tout dirigeant ayant mené son assemblée dans la douceur, méritera de les diriger dans les temps futurs, comme il est dit : « Celui qui les a pris en pitié les dirigera, et vers les sources d’eau il les conduira. ».
Il est certain que notre saint maitre le Rav z.ts.l – qui dirigeait son peuple avec patience et douceur – ne nous abandonnera pas et ne nous délaissera pas, et il se tiendra en prière pour nous devant le Trône de Gloire, afin de prendre en pitié le reste du peuple d’Israël. Qu’Hachem ait pitié de nous, qu’Il nous sauve de tout malheur et de toute détresse, de tout mal et de toute maladie, et que le mérite de notre maitre le Rav z.ts.l nous accompagne à la fin des temps, Amen.