Halacha pour mercredi 26 Adar 5784 6 mars 2024

La Halacha est dédiée
Pour la guérison totale de Gabriel Ben Sultana (Teboul), Max Mordé'haï Ben Oraïda (Mimouni) parmi tous les malades d'Israël

Séparation (hommes/femmes) lors d’un mariage (ou autre réjouissance)

Question : Dans notre famille, il y a un couple fiancé.
Actuellement, une importante discorde s’est éveillée, car la famille de la fiancée s’obstine à vouloir mettre une paroi séparatrice (entre les hommes et les femmes) dans la salle du mariage, alors que la famille du fiancé prétend qu’il n’y a aucune nécessité à le faire. Qui a raison selon le Din ?

Réponse : Avant tout, il est parfaitement clair qu’au moment des danses lors d’un mariage ou autre réjouissance, lorsque se trouvent des femmes qui dansent, il est une totale obligation de placer une séparation dans la salle, séparation qui empêchera les hommes de voir les femmes danser, puisque le fait de voir une femme danser représente un véritable interdit de la Torah, sans l’ombre d’un doute.

A présent, nous allons traiter du moment du repas.
Y a-t-il une obligation de placer une séparation entre les hommes et les femmes lors du repas, comme en ont l’usage les gens qui craignent Hachem, ou bien cela ne représente pas une véritable obligation selon le strict Din ?

Les propos du Séfer Ha-‘Hassidim
Rabbénou Yéhouda Hé-‘Hassid (Allemagne 12ème et 13ème siècle) écrit dans le Séfer Ha-‘Hassidim au sujet de la mention de « Chéhassim’ha Bim’ono » (« la joie réside dans Son palais) que l’on cite lors du Zimoun à un mariage :

Si le lieu du mariage est ouvert de sorte que les hommes et les femmes se voient, il ne faut pas mentionner « Chéhasimh’a Bim’ono », car il n’y a pas de joie devant Hachem lorsqu’il y a des pensées de faute.

Les propos du Lévouch
Cependant, Rabbenou Mordéh’aï YAFFE, auteur du Lévouch, écrit (fin de O.H section « usages » note 36) que l’on ne tient plus compte de cela de nos jours, car la présence des femmes auprès des hommes est fréquente dans la vie courante, et il n’y a plus de pensée de faute.
Cela signifie que même si dans les générations précédentes, il était une obligation selon le Din de séparer les hommes des femmes lors du repas d’une réjouissance, malgré tout, dans des lieux et des temps où la chose n’éveille pas le mauvais penchant puisqu’on y est habitué, il n’y a pas d’interdit selon le Din, et il est possible d’y citer la formule « Chéhasimh’a Bim’ono » lors du Zimoun à un mariage.

Les propos de notre maître le Rav z.ts.l
Dans son livre Chou’t Yabiya ’Omer (vol.6 sect. O.H chap.13), notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l cite les propos du Sefer Ha-‘Hassidim, ainsi que ceux du Lévouch, et il apporte un soutient au propos du Lévouch.

Du point de vue de la Halacha, notre maître le Rav z.ts.l tranche qu’il est certain qu’il faut placer une séparation lors du repas d’un mariage, car cela représente une grande barrière devant le mauvais penchant (lors d’un mariage, il est capital que tout se passe dans la pureté et la sainteté, car cela se répercutera sur l’avenir du jeune couple, afin qu’ils fondent leur foyer sur les bases de la Torah et que la Présence Divine puisse y résider).

Cependant, lorsque cela risque d’éveiller des discordes entre les parties, comme dans le sujet de notre question, il ne faut pas causer de différents pour cela, et l’on peut se fier au Gaon auteur du Lévouch sur ce point dans une telle situation de force majeure, en ne plaçant pas de séparation lors du repas.

A plusieurs occasions, notre maître le Rav z.ts.l fut consulté sur cette question précisément, où la famille du marié s’opposait à la séparation (lors des repas), et notre maître le Rav z.ts.l s’investissait lui-même afin d’influencer les parties à parvenir à un accord au sujet de la séparation, pour qu’elle ait la digne place qu’elle mérite. Mais lorsqu’on constate que l’on ne réussit pas à convaincre, il faut renoncer à la séparation lors du repas pour la paix entre les parties.

Comme nous l’avons précisé, tout ceci ne concerne que le repas, mais lorsque les femmes dansent, il est une totale obligation de placer une véritable séparation opaque entre les hommes et les femmes, dans la pureté et la sainteté.

Que les joies se multiplient au sein d’Israël !

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