Halacha pour jeudi 13 Av 5785 7 août 2025

Pour la guérison totale de :
Gabriel Ben Simha
Nissim Ben 'Hanna (Roubach)
Azar Ben Lisa Kamouna (Cohen)
Maxime Moché Ben Sarah (Amar)
Michelle Bat Daisy Esther (Amar, née Madar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Jacques Jacky Yaakov Ben Chalom (Ben Adiba) z''l
Alain Chélomo Ben Avraham (Sebban) z"l
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Yoël (Bouhnik) z"l
Ethan Eliyahou David Ben Fredj (Arfi) z"l
Georges Jojo Nissim Ben Moché (Hadjadj) z"l
Yvonne Ouarda Bat Sultana (Hadjadj, née Fitoussi) z"l

Donner un surnom humiliant à une personne

Nous avons expliqué dans les précédentes Halachot, qu’il y a une interdiction d’offenser quelqu’un par la parole.

Il est enseigné dans la Guémara Bava Métsi’a (58b) :
Rabbi ‘Hanina dit : Toutes les personnes qui descendent au Guéhinam, finissent par en remonter
(tous les mécréants que l’on a jugés dans le ciel et que l’on a condamnés au Guéhinam, au terme du temps qu’on leur a attribué selon leurs actes, finiront par remonter et sortir du Guéhinam, comme nous l’avons déjà mentionné dans les Halachot relatives au respect des parents, que l’on ne condamne pas une personne au Guéhinam pour plus de 12 mois), excepté 3 types de personnes qui eux descendent au Guéhinam en n’en remontent jamais :
Celui qui a commis l’adultère avec une femme mariée ; celui qui fait honte à son prochain en public ; celui qui donne un surnom humiliant à une personne.

La Guémara demande :
Celui qui donne un surnom humiliant à une personne c’est aussi celui qui lui fait honte ?!
Explication : Pourquoi nous enseigner le cas de celui qui fait honte à son prochain en public et aussi le cas de celui qui donne un surnom humiliant à une personne ? Toute personne qui donne un surnom humiliant à quelqu'un, lui fait automatiquement honte en public !

La Guémara répond elle-même :
Même lorsque la personne surnommée est habituée à se faire surnommée ainsi, et n’en ressent aucune honte, par exemple une personne habituée à se faire surnommée « le jaune » ou autre, malgré tout, il est interdit de surnommer cette personne ainsi, puisque toute l’intention de celui qui lui donne ce surnom n’est que de lui faire honte. Toute personne qui agit ainsi ne remontera jamais du Guéhinam.

Il est évident que cette interdiction de donner un surnom humiliant à quelqu'un prend sa source dans l’interdiction d’offenser par la parole, qui a été expliqué dans les précédentes Halachot.
Tel est l’opinion de MARAN dans le Choul’han ‘Arou’h où il s’exprime en ces termes :
« On doit être vigilant de ne pas donner de surnom humiliant à quelqu’un, même si la personne est habituée à cela, lorsqu’on à l’intention de lui faire honte, c’est interdit. »

À partir de là, il est nécessaire d’attirer l’attention sur ceux qui ont l’usage de donner différents surnoms à leurs amis, en particulier chez les jeunes dans les écoles ou autre, qui ont la mauvaise habitude d’enfreindre fréquemment cet interdit, lorsque le surnom d’un élève commence à s’enraciner au sein de la classe, ceci représente une grave interdiction comme on l’a expliqué.

Cela entraine souvent beaucoup de peine et de tristesse, et parfois de véritables dégâts aux personnes à qui l’on a donné des surnoms humiliants.

La faute est imputée aux premières personnes qui ont commencé cette chose répugnante. Heureux celui qui met fin à de telles choses.

Concernant ce que l’on a écrit au sujet de celui qui donne un surnom humiliant à quelqu’un, et qui n’a donc pas droit au monde futur pour une telle faute, notre maître le RAMBAM écrit que si nos maîtres ont tellement insisté sur le châtiment de celui qui donne un surnom humiliant à quelqu’un, cela ne concerne en réalité qu’une personne habituée à donner des surnoms humiliants.
Une telle personne n’a effectivement pas droit au monde futur.

Mais s’il s’agit de quelqu’un qui s’est heurté occasionnellement à cette faute, même si sa faute n’en reste pas moins grave, cette personne a quand même droit au monde futur.

Il est évident que même dans ce cas-là, on doit demander pardon à la personne surnommée, et se repentir pour cela, comme nous l’avons expliqué dans les Halachot relatives au repentir.

8 Halachot Les plus populaires

La période du ‘Omer

Les jours de la période du ‘Omer sont des jours d’une très grande sainteté, comme l’écrit le RAMBAN dans son commentaire sur la Paracha de Emor, car ces jours du compte du ‘Omer – depuis la fête de Péssa’h jusqu’&agra......

Lire la Halacha

Vaygach

Nous sommes aujourd’hui à la date du 10 Tévet, jour de jeûne public pour tout le peuple d’Israël. Vous pouvez consulter les règles relatives à un jour de jeûne ici, dans une Halacha antérieure consacrée au jeûne du 17 Ta......

Lire la Halacha

Propos en l’honneur de Pourim, prononcés par notre maître - le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l

Il est dit dans la Méguila (après l’ordre donné par Esther à tout le peuple de jeûner durant 3 jours, et en ayant décidé de se présenter devant le roi A’hachvéroch au bout de ces 3 jours afin de l’inviter au festin qu&rs......

Lire la Halacha

Les produits alimentaires pour Péssa’h à notre époque

A partir de 30 jours avant Péssa’h, entre en vigueur le devoir de « destruction du ‘Hamets ». Cela signifie que le nettoyage et la surveillance afin de ne pas trébucher sur l’interdit du ‘Hamets, entrent eux-aussi dans le cadre du devoir de dé......

Lire la Halacha


Bo - Un mauvais comportement et ses conséquences dramatiques

Commentaires rédigés par le Rav David PITOUN, pour Halacha Yomit Il est dit dans notre Paracha : וּמוֹשַׁב בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, אֲשֶׁר יָשְׁבוּ בְּמִצְרָיִם--שְׁלֹשִׁים שָׁנָה, וְאַרְבַּע מֵאוֹת שָׁנָה. (שמות יב-מ) Le séjour des Béné Israël, depuis qu'......

Lire la Halacha

« Le symbole du demi-Chékel » (année 5786)

Le demi-Chékel Dans la Paracha de Ki Tissa que nous avons lue récemment lors du Chabbat Chékalim, nous avons reçu l’ordre d’offrir « le demi-Chékel » que tout Israël offrait à l’époque du Temple. Cette Mitsva ava......

Lire la Halacha

La lecture de la Méguilat Esther – Les bénédictions pour les femmes

Toute personne – homme ou femme - a le devoir d’écouter la Méguila le jour de Pourim. Il faut la lire le soir, et la répéter le lendemain, comme il est dit dans le chapitre de Téhilim que nous lisons à Pourim : אֱלֹקי--אֶקְרָא יוֹמָם, וְלֹא תַע......

Lire la Halacha

Le Don de le Torah : Israël et les Anges

Commentaires rédigés par Rav David PITOUN, pour Halacha Yomit A partir du livre « Kol Yéhouda » de notre maître le Roch Yéchiva de Porat Yossef, le Gaon et Tsaddik Rabbi Yéhouda TSADKA z.ts.l, au nom de notre maître le Gaon et Tsaddik Rab......

Lire la Halacha