Halacha pour mercredi 15 Adar 5782 16 février 2022

Pour la guérison totale de:
Jean-Luc Chélomo Ben Zéhira (Azoulay)
Yossef Avraham ‘Haïm Ben Frédérique Léa (Arfi)
Charles Chalom ben Sultana (Nakache)
Noa’am Avraham Chimchon ben Dalia (Ouaknin)
Ariella Téhila Bat Aviva Myriam
Parmis tous les malades d’Israël  

Pour l’élévation de l’âme de:
Mordé’haï (Ma’ha) Ben Avraham (SELLAM) z’’l
Gilbert Sassi Ben Yéhouda (Hadjadj) z’’l

Lorsqu’on prie la ‘Amida et que l’on entend la Kédoucha

Question: Lorsqu’on se trouve encore dans la ‘Amida, et que le H’azan (l’officiant) entame la répétition, lorsque le H’azan arrive à la Kédoucha (Nakdichah’ Vé-Na’aritsah’), doit-on répondre alors qu’on se trouve encore dans la ‘Amida?

Réponse:
Prier la ‘Amida et écouter la Kédoucha
Lorsqu’une personne arrive en retard à la prière, ou qu’elle prie avec lenteur, si elle se trouve encore dans la ‘Amida et que l’assemblée arrive à la Kédoucha, cette personne n’a pas le droit de répondre avec l’assemblée. Elle doit se taire, marquer un arrêt dans sa prière, et avoir la pensée de s’acquitter de l’obligation de la Kédoucha de l’officiant. Comme nous l’avons appris plusieurs fois, la personne qui écoute une chose de la bouche de l’officiant qui a la pensée de l’acquitter, la personne est quitte de son devoir, par le principe de « Choméa’ Ké-’Oné ».
La personne est considérée comme avoir dite elle-même la Kédoucha. Dans un tel cas, la personne ne doit pas faire les 3 petits sauts lorsque l’assemblée dit « Kaddoch, Kaddoch, Kaddoch », car elle ne dit pas elle-même ces termes.

Lorsque l’officiant n’est pas fixe
Malgré tout, dans son livre ‘Od Yossef H’aï, le Gaon Rabbi Yossef H’AÏM précise que lorsque les décisionnaires tranchent que la personne doit se taire et penser à s’acquitter de son devoir de la bouche de l’officiant, cela ne concerne qu’un officiant fixe, qui maitrise la Halacha, et qui a donc conscience qu’il se doit d’acquitter toute personne qui l’écoute. Par contre, s’il s’agit d’un officiant occasionnel qui ne maitrise pas la Halacha, il est probable qu’il n’aura pas la pensée d’acquitter les autres de leur obligation. De ce fait, il n’y a pas de réelle utilité d’arrêter la ‘Amida et d’écouter en silence, car de toute façon, on ne s’acquittera pas de son devoir. Dans de telles conditions, on doit continuer la ‘Amida sans accorder d’importance à l’officiant et à l’assemblée.

Notre maitre le Rav z.ts.l apporte un soutien à ses propos à partir du Sefer Ha-H’assidim où il est mentionné qu’un sage était assez lent dans sa ‘Amida. Il dit que même si l’assemblée répond Amen Yéhé Chémé Rabba (il fait un parallèle avec notre cas), je ne veux pas interrompre ma ‘Amida et penser à m’acquitter, car ceux qui répondent Amen Yéhé Chémé Rabba ne pensent pas à m’acquitter de mon devoir, et selon la règle, le récitant doit penser à acquitter l’auditeur de son devoir.
Il résulte également des propos des décisionnaires que si l’officiant ne pense pas explicitement à acquitter tous les auditeurs, ils ne peuvent donc pas s’acquitter de leur devoir par son intermédiaire, et il n’est pas nécessaire d’interrompre la ‘Amida pour écouter la Kédoucha dans de telles conditions.

Lorsque la voix de l’officiant n’est pas audible durant la Kédoucha
Notre maitre le Rav z.ts.l ajoute que même si l’officiant est fixe et maitrise la Halacha, malgré tout, si sa voix n’est pas correctement audible durant toute la Kédoucha, en raison de l’assemblée qui répond, il n’est également pas nécessaire d’interrompre la ‘Amida pour écouter la Kédoucha de sa bouche, car dans de telles conditions, il est impossible de s’acquitter par son intermédiaire, puisqu’on n’entend pas la Kédoucha par sa voix. Ce n’est que lorsque la voix de l’officiant est suffisamment forte, et qu’elle est correctement audible au dessus de la voix de l’assemblée, qu’il faut attendre et écouter la Kédoucha sortant de sa bouche.

Lorsque l’on se trouve à la fin de la bénédiction de « Méh’ayé Ha-Métim »
Tout ceci seulement lorsqu’on se trouve au milieu de la ‘Amida.
Mais si lorsqu’on prie la ‘Amida, on termine la bénédiction de « Méh’ayé Ha-Métim » et l’on entend à ce moment-là l’officiant entamer la Kédoucha, on doit répondre l’intégralité de la Kédoucha avec l’assemblée, puisque c’est l’endroit exact de la Kédoucha.

En conclusion: Lorsqu’on se trouve au milieu de la ‘Amida et que l’assemblée arrive à la Kédoucha lors de la répétition de la ‘Amida, on doit s’interrompre pour écouter l’officiant durant toute la Kédoucha et penser à s’acquitter de son devoir par l’officiant. Si l’officiant ne maitrise pas la Halacha, et ne pense pas à acquitter les auditeurs de leur obligation, ou bien si sa voix n’est pas correctement audible durant toute la Kédoucha, il n’est pas nécessaire d’attendre et d’écouter sa voix, car de toute façon, il est impossible de s’acquitter de son obligation, puisque sa voix n’est pas correctement audible.

Tout ceci seulement lorsqu’on se trouve au milieu de la ‘Amida. Mais si l’assemblée a entamé la Kédoucha au moment où l’on termine la bénédiction de « Méh’ayé Ha-Métim », on doit répondre la Kédoucha avec l’assemblée.

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