Halacha pour jeudi 16 Tevet 5781 31 décembre 2020

Pour l'élévation des âmes de:
Mme Carlotta (Cathy) FASSI z’’l (de Netanya, et anciennement de Lyon) 
Avraham Ben Avraham FUNK z’’l (de Lyon)
Désiré Ya’akov Ben Sa’ida BENSOUSSAN z’’l anciennement de Lyon 
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l
Odelia Bat Esther (DRAY, fille de Mme MARCIANO z’’l de Lyon
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba EL BAZ z"l de Lyon
Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna Ha-Cohen z’’l
Dan Shlomo Ben Joël Yossef KTORZA z’’l de Sarcelles
Rabbi Its’hak Ben Yehouda (Rabbin ELHADAD) de Lyon z’’l
Mme Frewa’h Bat ‘Hanna BENSAID de Lyon z’’l 
Richard Amram Ben Chélomo AMAR z’’l de Lyon
Betty Rivka Bat Sultana PEREZ (GHOZLAND WEILL) z’’l anciennement de Lyon et Paris

Pour la guérison totale et rapide de:
Sylvie Mazal Esther Bat Régine 'Haya Sim'ha (PITOUN)
Ethan Chlomo Ben Yoni
Jacques Jacky Yaakov ‘Haïm Ben Odette Esther (BENADIBA) de Lyon
Alain Moché Ben Myriam (STEBOUN) de Lyon
parmi tous les malades d'Israël Amen.

Lorsqu’on a le doute si l’on a récité les Birkot Ha-Chah’ar ou non

Dans la précédente Halacha, nous avons expliqué de façon générale l’obligation de réciter les Birkott Ha-Chah’ar (bénédictions du matin), ainsi que les Birkott Ha-Torah (bénédictions sur l’étude de la Torah).
Nous avons précisé qu’il n’y avait absolument aucune différence entre un homme et une femme sur ce point, excepté pour la bénédiction de « Chélo ‘Assani Icha », à la place de laquelle, les femmes disent « Che’assani Kirtsono », sans prononcer le nom d’Hachem (Elles disent « Barouh’ Ché’asani Kirtsono »).

« En cas de doute, on ne récite pas une bénédiction »
Il existe un grand principe de Halacha:
SAFEK BERAH’OT LEHAKEL – lorsqu’on a un doute sur la récitation d’une bénédiction, nous allons vers la souplesse, et nous ne la récitons pas.
En effet, du fait de la gravité de la faute de prononcer le nom d’Hachem en vain, toute situation dans laquelle il y a un doute s’il faut réciter une bénédiction ou non, nous considération qu’il ne faut pas la réciter, puisque si nous nous imposons la rigueur de réciter une bénédiction dans une situation de doute, nous provoquons le risque de la prononciation du nom d’Hachem en vain, car celui qui récite une bénédiction inutilement, transgresse le redoutable interdit de prononcer le nom d’Hachem en vain.
C’est pourquoi, lorsqu’une personne boit un verre d’eau, et au milieu de la consommation le doute lui vient à l’esprit si elle a récité la bénédiction ou pas, elle ne doit pas la récitée dans le doute, car « en cas de doute, on ne récite pas de bénédiction ».

Un doute sur le Birkat Ha-Mazon
Cependant, en ce qui concerne le Birkat Ha-Mazon, la règle est différente.
Si un homme a le doute s’il a récité le Birkat Ha-Mazon ou non, il a le devoir de le recommencer (uniquement jusqu’à « Boné Yérouchalaïm Amen », sans la bénédiction de « …Laad Hael Avinou Malkenou… »), car le Birkat Ha-Mazon est un commandement ordonnée par la Torah, et nous avons le principe:
SEFEKA DEORAÏTA LA’HOUMRA – lorsqu’on a un doute sur un commandement ordonné par la Torah, nous allons vers la rigueur.
Ce qui n’est pas le cas des autres bénédictions, puisqu’elles ne sont instituées que par nos maitres, chaque fois que nous avons un doute s’il faut les réciter ou pas, nous allons vers la souplesse, et nous ne les récitons pas.

La règle pour les bénédictions du matin
Nous en déduisons que lorsqu’on a un doute si l’on a récité les bénédictions du matin ou pas, on ne doit pas les réciter dans le doute, car les bénédictions du matin ne sont pas ordonnées par la Torah mais uniquement pas nos maitres, et dans toute situation de doute sur de telles bénédictions, nous allons à la souplesse et on ne les récite pas.

La règle pour les bénédictions de la Torah
Pour ce qui est de Birkot Ha-Torah (les bénédictions de la Torah),  il existe une divergence d’opinion Halachique dans la Guémara Béra’hot (21a) afin de déterminer si leur obligation est ordonnée par la Tora ou par nos maitres.
Selon Rav Yéhouda, c’est une obligation Min Hatorah (ordonnée par la Torah), ce qui implique - à la lueur de ce que l’on a dit – qu’il faudrait recommencer Birkot HaTorah lorsqu’on a un doute.
Mais la Guémara réfute les arguments de Rav Yéhouda, et nous ne voyons pas que Rav Yéhouda répond à la réfutation par la suite.
C’est la raison pour laquelle, la majorité des Poskim (décisionnaires) tranchent que les Birkot Hatorah sont Miderabbanan (ordonnées par nos maitres).
C’est l’opinion essentiel de la Halacha sur ce point.

Par conséquent, une personne qui a le doute si elle a récité les Birkot Ha-Torah ou non, elle ne les recommence pas, puisque l’essentiel selon la Halacha est que les Birkot Ha-Torah sont Miderabbanan (ordonnées par nos maitres).
Cependant, notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l écrit qu’il serait juste dans ce cas là, de demander à une personne qui n’a pas encore récité ses Birkot HaTorah, de les réciter en sa présence, et de penser à l’acquitter. Grâce à ce procédé, nous sortons de toute crainte.
Si l’on ne trouve pas de personne qui n’a pas encore récité ses Birkot Ha-Torah, on pourra les dire mentalement, en veillant à ne pas prononcer les mots, et ce sera suffisant.
Mais cette personne devra veiller dans l’avenir à réciter les précieuses Birkot Ha-Torah avec beaucoup d’attention, pour ne pas en arriver à de telles situations de doute.

Questionner Le Rav


8 Halachot Les plus populaires

Le sel sur la table – L’usage de notre maitre le Rav z.ts.l

Question: Y a-t-il une obligation selon le DIN, de mettre le sel à table avant de réciter la bénédiction de Ha-Motsi? Cette obligation est-elle aussi en vigueur durant les jours de semaine? Réponse: Il est enseigné dans la Guémara Bérah&rsqu......

Lire la Halacha

Règles relatives à la sortie du 9 Av et au 10 Av

Après la sortie des étoiles le jour du 9 Av, il est permis de manger et de boire. Nous avons l’usage de réciter Birkat Ha-Lévana (la bénédiction à la vision de la lune) après l’office de ‘Arvit à la sortie du 9 Av. Il ......

Lire la Halacha

« Acher Yatsar » et bénédiction finale

Question: Une personne consomme des aliments en quantité suffisante (Kazaït – 27g) pour réciter la bénédiction finale. Avant de réciter cette bénédiction, la personne ressent l’envie d’aller aux toilettes. Lorsqu’elle so......

Lire la Halacha

Manger sans se laver les mains (Nétilatt Yadaïm)

Nous avons expliqué dans la Halah’a précédente qu’il n’est pas permis de manger du pain sans se laver les mains (Nétilatt Yadaïm), et cela, même dans le cas où l’on ne touche pas le pain avec ses mains, comme lorsqu......

Lire la Halacha


Règles de la Nétilat Yadaïm ablution des mains) pour le repas

L’institution de la Nétilat Yadaïm  La Nétilat Yadaïm avant de consommer un repas accompagné de pain, est une institution de nos maîtres. Il est enseigné dans une Mishna du traité ‘Edouyot (chap.5) que l’on a excommuni&eacut......

Lire la Halacha

Havdala le samedi soir où tombe le 9 Av – Règle pour un malade qui mange le jour du 9 Av

Pour une année où le 9 Av tombe un samedi soir – comme cette année 5781 – nos maitres les Richonim (décisionnaires de l’époque médiévale) débattent afin de définir comment faut-il procéder en ce qui concerne la H......

Lire la Halacha

Est-il permis de consommer du pain sans se laver les mains(Nétilatt Yadaïm), lorsqu’on le consomme sans le toucher, par l’intermédiaire d’une serviette ou autre?

La Guémara dans H’oulinn (107b) nous dit: « Les H’ah’amim ont autorisé la serviette ( manger du pain s’en se laver les mains, mais simplement en les entourant d’un tissu) uniquement pour ceux qui consommaient la ......

Lire la Halacha

« Acher Yatsar ou Birkat Ha-Mazon?

Question: Une personne consomme du pain en quantité suffisante (Kazaït – 27g) pour réciter Birkat Ha-Mazon. Avant de réciter Birkat Ha-Mazon, la personne ressent l’envie d’aller aux toilettes. Lorsqu’elle sort des toilettes et qu’elle se lave......

Lire la Halacha