Halacha pour jeudi 23 Tevet 5785 23 janvier 2025

Pour la guérison totale de :
Gabriel Ben Simha
Nissim Ben 'Hanna (Roubach)
Azar Ben Lisa Kamouna (Cohen)
Maxime Moché Ben Sarah (Amar)
Michelle Bat Daisy Esther (Amar, née Madar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Jacques Jacky Yaakov Ben Chalom (Ben Adiba) z''l
Alain Chélomo Ben Avraham (Sebban) z"l
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Yoël (Bouhnik) z"l
Ethan Eliyahou David Ben Fredj (Arfi) z"l
Georges Jojo Nissim Ben Moché (Hadjadj) z"l
Yvonne Ouarda Bat Sultana (Hadjadj, née Fitoussi) z"l

Formuler correctement sa prière devant Hachem

Il y a environ 6 ans, nous avons expliqué qu’il est permis d’ajouter des demandes personnelles au milieu de la ‘Amida, en particulier dans la bénédiction de « Choméa’ Téfila ».
De même, après le verset « Ihyou Lé-Ratson » qui se trouve après la bénédiction de « Sim Chalom ».
Nous avons mentionné dans nos propos qu’il est une obligation pour chaque personne de veiller lorsqu’on prie devant Hachem, en particulier dans les bénédictions de la ‘Amida, à ne pas se multiplier vainement en paroles, à fortiori à ne pas sortir de sa bouche des propos incorrects au moment de la prière.
Au contraire, il faut faire preuve d’un zèle qui sera récompensé, en préparant à l’avance la forme correcte de la demande que l’on désire adresser à Hachem, en veillant à choisir les mots justes que l’on sortira de sa bouche, qu’ils soient d’une extrême précision et appropriés à la demande adressée.

Le Zohar Ha-Kadoch (Vaychlah’) enseigne :
La prière nécessite d’être exprimée de façon correcte.
Le RAMAK (Rabbi Moché KORDOVERO) cite ces propos du Zohar.

Le livre Yalkout Yossef (chap.119) cite lui aussi une preuve à cela à partir d’un verset de la Torah :
וַיִּשְׁמַע הַכְּנַעֲנִי מֶלֶךְ-עֲרָד, יֹשֵׁב הַנֶּגֶב, כִּי בָּא יִשְׂרָאֵל, דֶּרֶךְ הָאֲתָרִים; וַיִּלָּחֶם, בְּיִשְׂרָאֵל, וַיִּשְׁבְּ מִמֶּנּוּ, שֶׁבִי. (במדבר כא-א)
« Le Cananéen, roi de ‘Arad, habitant le Néguev, entendit qu’Israël arrivait par ces régions. Il fit la guerre à Israël et en rapporta un butin. » (Bamidbar 21-1)

Rachi commente : Ce « Cananéen » n’est autre que le peuple de ‘Amalek. Pourquoi est-il donc désigné ici sous le terme de « Cananéen » ? Car Il changea sa langue en langage Cananéen lorsqu’Israël se trouvait dans sa proximité, afin qu’Israël pense qu’il s’agit du peuple Cananéen, et ainsi Israël priera pour vaincre le « Cananéen », alors qu’en réalité il s’agissait de ‘Amalek. Ainsi, Israël ne prierait pas pour la bonne chose, et leur prière serait inefficace.

Nous voyons à partir de là que même si la personne prie avec une intention claire, si elle ne prie pas en exprimant la bonne chose, sa prière restera inefficace, puisque l’on doit exprimer la demande de façon précise.

Il est également expliqué dans la Guémara Bava Métsi’a (106a) au sujet de celui qui loue son champ à une personne, afin que celle-ci y plante du blé. Mais voilà qu’au lieu d’y planter du blé, la personne y plante de l’orge, et le champ se détériore. Le propriétaire du champ peut dire à cette personne : « Je ne t’ai jamais dit de planter de l’orge mais seulement du blé. Tu as - de ta propre initiative - planté de l’orge, tu es donc aussi responsable de la détérioration du champ, car si tu avais planté du blé, Hachem aurait peut être accepté ma prière dans laquelle j’ai demandé la réussite du blé, et non celle de l’orge. »
Nous voyons de nouveau que l’on doit être vigilent dans la précision de ce que l’on demande.

Le Yalkout Yossef cite également un fait qui s’est produit il y a quelques années, au sujet d’un père dont le fils était gravement malade.
Le père alla trouver plusieurs Rabbanim afin qu’ils prient pour la guérison de son fils, et c’est ce qu’ils firent. Le fils guérit de sa maladie, mais décéda quelques jours après, des suites d’un accident de la route, car les Rabbanim devaient prier de façon plus générale en demandant à Hachem une longue vie pour ce malade, et dans ces conditions, il est possible que le malade n’aurait pas guérit seulement pour quelques jours, mais pour de nombreuses années, et pour une vie en bonne santé.

A fortiori, il faut veiller particulièrement à ne pas s’étendre dans la prière par des propos futiles, et par des longueurs superflus, en s’exprimant de façon libre et en répétant indéfiniment ses propos, car cette manière n’est pas juste. Il faut prier avec des termes concis et dans un langage propre.
Ainsi, Hachem acceptera nos prières.

Si une personne constate que le fait de s’étendre dans sa prière lui fera perdre la Mitsva de répondre au Kaddich ou à la Kédoucha dans la répétition de l’officiant ou autre, il est préférable qu’elle abrège ses demandes personnelles, afin de ne pas perdre le fait de répondre aux choses sacrées.
En effet, au sujet du passage de « ‘Al Ha-Nissim » que l’on dit à ‘Hanouka et à Pourim, selon un certain avis, il faudrait sauter ce passage en cas de risque de perdre le Kaddich ou la Kédoucha. Même si la Halacha n’est pas ainsi, ceci est vrai pour des passages instaurés par nos maîtres (comme « ‘Al Ha-Nissim »).
Mais lorsqu’il s’agit de demandes personnelles, il est préférable de les sauter, afin de répondre la Kédoucha.
Il sera toujours temps de formuler des demandes personnelles après le verset de « Ihyou Lé-Ratson » (si la Kédoucha n’est pas encore arrivée).

8 Halachot Les plus populaires

La période du ‘Omer

Les jours de la période du ‘Omer sont des jours d’une très grande sainteté, comme l’écrit le RAMBAN dans son commentaire sur la Paracha de Emor, car ces jours du compte du ‘Omer – depuis la fête de Péssa’h jusqu’&agra......

Lire la Halacha

Vaygach

Nous sommes aujourd’hui à la date du 10 Tévet, jour de jeûne public pour tout le peuple d’Israël. Vous pouvez consulter les règles relatives à un jour de jeûne ici, dans une Halacha antérieure consacrée au jeûne du 17 Ta......

Lire la Halacha

Propos en l’honneur de Pourim, prononcés par notre maître - le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l

Il est dit dans la Méguila (après l’ordre donné par Esther à tout le peuple de jeûner durant 3 jours, et en ayant décidé de se présenter devant le roi A’hachvéroch au bout de ces 3 jours afin de l’inviter au festin qu&rs......

Lire la Halacha

Les produits alimentaires pour Péssa’h à notre époque

A partir de 30 jours avant Péssa’h, entre en vigueur le devoir de « destruction du ‘Hamets ». Cela signifie que le nettoyage et la surveillance afin de ne pas trébucher sur l’interdit du ‘Hamets, entrent eux-aussi dans le cadre du devoir de dé......

Lire la Halacha


Bo - Un mauvais comportement et ses conséquences dramatiques

Commentaires rédigés par le Rav David PITOUN, pour Halacha Yomit Il est dit dans notre Paracha : וּמוֹשַׁב בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, אֲשֶׁר יָשְׁבוּ בְּמִצְרָיִם--שְׁלֹשִׁים שָׁנָה, וְאַרְבַּע מֵאוֹת שָׁנָה. (שמות יב-מ) Le séjour des Béné Israël, depuis qu'......

Lire la Halacha

« Le symbole du demi-Chékel » (année 5786)

Le demi-Chékel Dans la Paracha de Ki Tissa que nous avons lue récemment lors du Chabbat Chékalim, nous avons reçu l’ordre d’offrir « le demi-Chékel » que tout Israël offrait à l’époque du Temple. Cette Mitsva ava......

Lire la Halacha

La lecture de la Méguilat Esther – Les bénédictions pour les femmes

Toute personne – homme ou femme - a le devoir d’écouter la Méguila le jour de Pourim. Il faut la lire le soir, et la répéter le lendemain, comme il est dit dans le chapitre de Téhilim que nous lisons à Pourim : אֱלֹקי--אֶקְרָא יוֹמָם, וְלֹא תַע......

Lire la Halacha

Le Don de le Torah : Israël et les Anges

Commentaires rédigés par Rav David PITOUN, pour Halacha Yomit A partir du livre « Kol Yéhouda » de notre maître le Roch Yéchiva de Porat Yossef, le Gaon et Tsaddik Rabbi Yéhouda TSADKA z.ts.l, au nom de notre maître le Gaon et Tsaddik Rab......

Lire la Halacha