Halacha pour lundi 11 Sivan 5784 17 juin 2024

Pour la guérison totale de :
Gabriel Ben Simha
Nissim Ben 'Hanna (Roubach)
Azar Ben Lisa Kamouna (Cohen)
Maxime Moché Ben Sarah (Amar)
Michelle Bat Daisy Esther (Amar, née Madar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Jacques Jacky Yaakov Ben Chalom (Ben Adiba) z''l
Alain Chélomo Ben Avraham (Sebban) z"l
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Yoël (Bouhnik) z"l
Ethan Eliyahou David Ben Fredj (Arfi) z"l
Georges Jojo Nissim Ben Moché (Hadjadj) z"l
Yvonne Ouarda Bat Sultana (Hadjadj, née Fitoussi) z"l

Suite des explications sur la Kétouba

2 questions :

  1. Il a été mentionné dans la précédente Halacha que la femme n’est pas « acquise » au mari. Cette idée est-elle réellement juste, puisqu’à maintes reprises nos maîtres utilisent le terme « acquisition » au sujet de la femme vis-à-vis de son mari ?
  2. Il a été également mentionné que selon la Halacha, l’homme est tenu de (faire) rédiger une Kétouba à sa femme avant le mariage. Quel est donc le Din si la Kétouba a été perdue au fil des années ? Le mari doit-il (faire) rédiger une nouvelle Kétouba ?

Réponses : Au sujet de la 1ère question, même s’il est certain que nos maîtres utilisent le terme « acquisition » au sujet de la femme vis-à-vis de son mari, par exemple au début du traité Kiddouchin : La femme est « acquise » de 3 façons…. Ou bien : La femme s’acquiert elle-même …, ainsi que d’autres exemples, malgré tout, il ne s’agit pas du terme « acquisition » dans son sens le plus simple, car le mari ne peut pas faire tout ce qu’il veut de sa femme, il ne peut pas la vendre comme on vend un esclave par exemple.
Le véritable sens du mot « acquisition » dans ce contexte signifie « acquisition matrimoniale ». Cela signifie que le geste de passer la bague au doigt de la mariée lui fait changer de statut. Elle passe de femme célibataire à celui de femme mariée.
Le sens d’acquisition de ce terme ne vise bien évidemment qu’à préciser le fait que la femme devient très sévèrement interdite à quiconque, et permise exclusivement à son mari.

Même si le mariage possède des points communs aux acquisitions matérielles, comme le droit du mari sur tout ce que la femme trouvera, malgré tout, il n’y a pas de relation entre ces acquisitions et celle de la femme, car le mari a lui aussi de nombreux engagements envers sa femme lors du mariage. Or, il n’est pas concevable que le mari soit « acquis » à sa femme. Il ne s’agit là que d’engagements.

Concernant la 2ème question, si la Kétouba a été perdue, il faut (faire) rédiger une nouvelle Kétouba, dans une version spéciale que l’on appelle « Kétouba Dé-Arkassa ».
Il est interdit de rester avec sa femme sans Kétouba.
Par conséquent, il faut veiller à aller trouver un véritable Talmid ‘Ha’ham (érudit dans la Torah), expert dans le domaine matrimonial du point de vue Halachique et dans celui des Kétoubot en particulier, afin qu’il leur rédige une nouvelle Kétouba sur laquelle ils signeront correctement.

Ce problème arrive particulièrement chez des couples qui étaient éloignés de la Torah et qui se sont ensuite rapprochés d’elle.
En général, la Kétouba rédigée le jour du mariage a été perdue sans la moindre trace.

Ces couples doivent se tourner vers un véritable Talmid ‘Ha’ham comme précisé précédemment, afin qu’il constate de quelle façon se sont déroulées les choses, et en cas de nécessité, il leur rédigera une nouvelle Kétouba, comme on l’a expliqué.

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