Halacha pour jeudi 19 Nissan 5781 1 avril 2021

Pour l'élévation des âmes de:
Mess’od ben Ra’hel Vé-Yossef
Mme Carlotta (Cathy) FASSI z’’l (de Netanya, et anciennement de Lyon) 
Avraham Ben Avraham FUNK z’’l (de Lyon)
Désiré Ya’akov Ben Sa’ida BENSOUSSAN z’’l anciennement de Lyon 
Mordé’haï Ben Sim’ha OHAYON z’’l
Odelia Bat Esther (DRAY, fille de Mme MARCIANO z’’l de Lyon
Mme Sarah Bat Ra'hma AMAR z"l de Lyon
Mme Esther Bat 'Hassiba EL BAZ z"l de Lyon
Louis Avraham Ben Israël SAURA z''l (de Lyon)
Marco Its’hak Ben Dolly Dandouna Ha-Cohen z’’l
Dan Shlomo Ben Joël Yossef KTORZA z’’l de Sarcelles
Rabbi Its’hak Ben Yehouda (Rabbin ELHADAD) de Lyon z’’l
Mme Frewa’h Bat ‘Hanna BENSAID de Lyon z’’l 
Richard Amram Ben Chélomo AMAR z’’l de Lyon
Betty Rivka Bat Sultana PEREZ (GHOZLAND WEILL) z’’l anciennement de Lyon et Paris

Pour la guérison totale et rapide de:
Le Tsaddik Rabbi David ‘Hananya Ben Mazal PINTO
Sylvie Mazal Esther Bat Régine 'Haya Sim'ha (PITOUN)
Ethan Chlomo Ben Yoni
Jacques Jacky Yaakov ‘Haïm Ben Odette Esther (BENADIBA) de Lyon
Alain Moché Ben Myriam (STEBOUN) de Lyon
parmi tous les malades d'Israël Amen.

Lorsqu’on a le doute si l’on a compté le ‘Omer ou non

Nous avons déjà eu l’occasion d’expliquer le cas de celui qui a oublié de compter un jour du ‘Omer, et nous avions précisé que cette personne n’est pas autorisée à poursuivre son compte avec la bénédiction pendant les jours suivants. Ceci en raison de la divergence d’opinions parmi les décisionnaires médiévaux sur le fait de considérer la Mitsva de compter le ‘Omer comme une seule Mitsva qui se déroule sur 49 jours, ou bien comme plusieurs Mitsvot indépendantes qui s’accomplissent pendant les 49 jours du compte.

En effet, si l’on considère le compte de chaque jour comme une Mitsva indépendante, dans ce cas, celui qui a oublié de compter un jour peut poursuivre son compte, puisque le compte de chaque jour est une Mitsva indépendante qui n’a aucun lien avec le compte de la veille. Au même titre que celui qui n’a pas mis les Téfilines un jour (qu’à D. ne plaise !), doit de façon certaine continuer à les mettre le lendemain, puisqu’il n’y a aucun lien entre l’omission de la Mitsva de Téfilines durant un jour et la poursuite de l’accomplissement de cette Mitsva durant les jours suivants.

Par contre, si l’on considère la Mitsva du compte du ‘Omer comme une seule Mitsva qui s’étend sur plusieurs jours, dans ce cas, celui qui a oublié de compter un jour ne peut plus poursuivre son compte, car en perdant le compte durant un seul jour, il a en même temps perdu l’accomplissement de la Mitsva dans son intégralité, et de ce fait, il ne peut plus compter. Telle est l’opinion du Ba’al Halah’ot Guédolot, selon qui celui qui n’a pas compté le ‘Omer durant un seul jour, ne peut plus poursuivre son compte durant les jours suivants.

Du point de vue de la Halah’a, puisque les décisionnaires médiévaux réfutent majoritairement l’opinion du Ba’al Halah’ot Guédolot sur ce point, par conséquent, celui qui a oublié de compter le ‘Omer durant un jour, doit continuer à compter durant les jours suivants. Cependant, puisque l’interdiction de prononcer une bénédiction en vain est un grave interdit, car il contient la mention du Nom d’Hachem en vain, nous préférons opter pour une attitude qui protège le risque de prononcer une bénédiction en vain, et de ce fait, celui qui a oublié de compter le ‘Omer durant un jour, doit poursuivre son compte les jours suivants, mais sans réciter la bénédiction de « ‘Al Séfirat Ha-‘Omer », afin de prendre en considération l’opinion du Ba’al Halah’ot Guédolot, et en application du principe de « Safek Bérah’ot Lé-Hakel ».

À présent, concernant notre sujet, puisqu’il a été expliqué que nous prenons en considération l’opinion du Ba’al Halah’ot Guédolot au moins vis-à-vis de la bénédiction, il semblerai apparemment qu’un homme qui a le doute s’il a oui ou non compté le ‘Omer (ou bien qui doute s’il a oui ou non compté correctement, par exemple, dans le cas où il a prié seul et qu’il doute à présent s’il a oui ou non compté le compte juste), même s’il doit poursuivre son compte chaque jour, malgré tout, il n’est pas autorisé à réciter la bénédiction sur son compte, car nous devons prendre en considération l’opinion du Ba’al Halah’ot Guédolot selon qui, lorsqu’un homme a oublié de compter un jour, il ne peut plus poursuivre son compte du ‘Omer.

Mais du point de vue de la Halah’a, le Din n’est pas tranché ainsi, car c’est seulement lorsqu’on sait de façon certaine que l’on n’a pas compté le ‘Omer, que l’on doit poursuivre le compte sans réciter la bénédiction, afin de prendre en considération l’opinion du Ba’al Hala’hot Guédolot.
Mais lorsqu’on n’est pas certain de cet oubli et qu’on n’en a seulement le doute, il n’y a pas à prendre en considération l’opinion du Ba’al Halah’ot Guédolot dans ce cas, car de toute façon, la majorité des décisionnaires médiévaux ne tranche pas selon son opinion sur ce point.
Par conséquent, de façon essentielle selon la Halah’a, lorsqu’on a le doute si l’on a oui ou non compté le ‘Omer la veille, on poursuit le compte de façon ordinaire en récitant la bénédiction.

En conclusion:
Lorsqu’on a le doute si l’on a oui ou non compté le ‘Omer la veille, on poursuit le compte de façon ordinaire les jours suivants en récitant la bénédiction. Par contre, si l’on est certain de ne pas avoir compté la nuit précédente, ou que l’on a compté de façon incorrecte, on ne peut plus réciter la bénédiction sur le compte.

Questionner Le Rav


8 Halachot Les plus populaires

« Machiv Ha-Rouah’ Ou-Morid Ha-Guechem »

On commence à mentionner la formule de « Machiv HaRouah’ » « Machiv HaRouah’ OuMorid HaGuechem » (« qui fait souffler le vent et descendre la pluie ») est une formule de louange à Hachem que l’on dit durant......

Lire la Halacha

A partir de quand la sainteté de la 7ème entre-t-elle en vigueur sur les fruits et légumes? – Précisions supplémentaires sur le « Héter Méh’ira »

Dans des précédentes Halachot, nous avons expliqué que tous les végétaux qui poussent en Israël cette année (5782) - qui est une année de Chémita - dans des terrains appartenant à des juifs, sont soumis à la sainteté d......

Lire la Halacha

La demande des pluies (Barèh’ ‘Alénou) – La pluie inclue tous les domaines matériels

Hier soir, mardi 12 octobre au soir (soir du 7 H’echvan) – nous avons commencé (en Erets Israël) à demander les pluies dans la ‘Amida de ‘Arvit. De ce fait, nous allons revenir sur les règles relatives à ce point, avec quelques ajouts. L&rs......

Lire la Halacha

L’interdit de manger et de se laver le jour de Yom Kippour

Quelques règles de Yom Kippour Tout le monde a le devoir de jeûner pour Yom Kippour, y compris les femmes enceintes ou celles qui allaitent. Toute femme qui craint que le jeûne risque de porter atteinte à sa santé, doit consulter une autorité Halachique comp......

Lire la Halacha


La règle de la 7ème année pour un jardin en commun

Cette année (5782), est une année de Chémita, et nous avons déjà expliqué dans les précédentes Halachot les principes du devoir de Chémita. Parmi ces principes, l’interdiction d’ensemencer ou de travailler d’une quelcon......

Lire la Halacha

Lorsqu’on oublie de dire Barèh’ ‘Alénou

Dans la une précédente Halacha, nous avons expliqué de façon générale le Din selon lequel nos maîtres ont instauré de demander les pluies dans la bénédiction de Birkatt Ha-Chanim de la prière quotidienne, depuis le 7 Mar- H&......

Lire la Halacha

Les travaux agricoles permis et interdits pendant la 7ème année

Dans cette Halacha ainsi que dans la suivante, nous expliquerons les principales règles qui touchent le traitement des jardins esthétiques pendant la 7ème année. Nous n’expliquerons pas tous les cas pratiques sur ce point, car les habitants de l’étrang......

Lire la Halacha

Faire germer un noyau d’avocat, ainsi que la bénédiction sur des végétaux qui poussent sur l’eau

Question: Quelle est la bénédiction sur des légumes qui ne poussent pas sur le sol mais seulement sur l’eau? De même, est-il permis de planter des végétaux qui poussent sur l’eau pendant la Chémita? Réponse: La béné......

Lire la Halacha