Halacha pour mardi 13 Nissan 5786 31 mars 2026

Pour la guérison totale de :
Gabriel Ben Simha
Nissim Ben 'Hanna (Roubach)
Azar Ben Lisa Kamouna (Cohen)
Maxime Moché Ben Sarah (Amar)
Michelle Bat Daisy Esther (Amar, née Madar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Jacques Jacky Yaakov Ben Chalom (Ben Adiba) z''l
Alain Chélomo Ben Avraham (Sebban) z"l
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Yoël (Bouhnik) z"l
Ethan Eliyahou David Ben Fredj (Arfi) z"l
Georges Jojo Nissim Ben Moché (Hadjadj) z"l
Yvonne Ouarda Bat Sultana (Hadjadj, née Fitoussi) z"l

L’accomplissement des obligations religieuses exige une pensée précise –  Les propos de notre maître lme Rav z.ts.l

Une Kavana (pensée précise) dans toutes les Mitsvot
Nous avons un grand principe fondamental concernant toutes les obligations religieuses (Mitsvot) :
Lorsque l’individu les accomplit, il est tenu de penser de façon précise lors de l’accomplissement de la Mitsva qu’il est en train de réaliser telle Mitsva précise, comme le tranche MARAN dans le Choul’han ‘Arou’h (chap.60-4) :
« Selon certains avis, les Mitsvot ne nécessitent pas de Kavana (pensée précise), mais selon d’autres avis, elles nécessitent une Kavana pour s’acquitter de la Mitsva, et telle est la Halacha. » Fin de citation.
Par exemple : Le jour de Roch Ha-Chana, lorsqu’un homme sonne du Chofar sans l’intention de s’acquitter de la Mitsva d’écouter le Chofar mais uniquement pour écouter le son du Chofar, cet homme n’est pas quitte de la Mitsva.
Ou bien lorsqu’un homme lit le Chéma’ le matin ou le soir, sans l’intention de s’acquitter de la Mitsva de lire le Chéma’, il est tenu de le lire de nouveau.

Les Mitsvot exigent une Kavana pour les Mitsvot du soir du Séder
A partir de là, nous en déduisons de façon évidente qu’il en est de même pour la Mitsva de consommer la Matsa le soir de Péssa’h, où l’on est tenu de penser lors de la consommation de la Matsa que l’on consomme « pour l’accomplissement de la Mitsva de consommer la Matsa ».
Malgré tout, Bédi’avad (à posteriori), si l’on a consommé sans avoir eu la pensée que cette consommation est pour accomplir la Mitsva de consommer la Matsa, selon le strict Din, on est quitte de cette Mitsva.

Si l’on est quitte à postériori lorsqu’on a oublié d’avoir la Kavana lors de la consommation de la Matsa, c’est parce que l’on tire profit de la Mitsva de consommer la Matsa. Cette notion possède plusieurs sources très riches dans les propos des décisionnaires. En particulier, lorsqu’on a récité la bénédiction « ‘Al A’hilat Matsa » avant de consommer la Matsa, car les décisionnaires écrivent que le fait de réciter la bénédiction est la plus grande expression de Kavana, puisque l’on dit verbalement que l’on consomme pour accomplir la Mitsva (« … qui nous a ordonné de consommer la Matsa »).

Nous en déduisons également qu’il en est de même pour la consommation du Maror (herbes amères), qui nécessite de façon certaine la pensée que l’on est en train d’accomplir la Mitsva de consommer le Maror le soir de Péssa’h.
Cependant, si malgré tout on a omis cette pensée lors de la consommation du Maror, on est quitte à posteriori de son obligation.
Et même si l’on ne tire pas réellement profit de la consommation du Maror, malgré tout, du fait que la consommation du Maror à notre époque (en l’absence du Beit Ha-Mikdach et du Sacrifice de Péssa’h) est instituée par nos maîtres et non par la Torah, et du fait que l’exigence de Kavana (pensée) lors de l’accomplissement des Mitsvot fait – à l’origine - l’objet d’une divergence d’opinions Halachiques, lorsqu’il s’agit d’une Mitsva instaurée par nos maîtres, il y a matière à la souplesse à posteriori.

Que signifie « avoir une pensée précise » ?
L’obligation d’avoir une pensée précise à l’accomplissement de chaque Mitsva lors de son accomplissement n’implique pas d’exprimer cette pansée verbalement mais uniquement dans le cœur.
Par conséquent, il n’y a pas d’obligation de dire le texte du « Léchem YI’houd » avant l’accomplissement de chaque Mitsva.
Au contraire, certains décisionnaires tranchent qu’il n’est pas juste que chacun dise ce texte, car les propos exprimés dans ce texte ne sont pas de la portée de tout le monde. Même notre grand maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l ne disait pas ce texte avant les prières quotidiennes ou l’accomplissement des Mitsvot (excepté le 1er soir du compte du ‘Omer, ainsi qu’avant de consommer le Kazaït de pain sous la Soukka le 1er soir de Soukkot, et avant de mettre les Téfilin).
Cependant, de nombreuses personnes ont l’usage de dire ce texte avant l’accomplissement de chaque Mitsva.

Un fait qui s’est produit avec notre maître le Rav z.ts.l
Nous citerons simplement un fait qui s’est produit en l’année 5712 (1952).
Cette année là, notre maître le Rav z.ts.l publia son premier ouvrage Halachique, Chou’t ’Hazon Ovadia sur les règles de Péssa’h (il était alors âgé de seulement 31 ans). Dans cet ouvrage, notre maître le Rav z.ts.l écrit qu’il n’y a pas d’obligation à dire la formule du « Léchem YI’houd » avant l’accomplissement de chaque Mitsva.
Dès la parution du livre, de nombreux contestataires d’origine irakienne s’élevèrent contre notre maître le Rav z.ts.l, sous prétexte que personne au monde n’est autorisé à contredire les propos du Ben Ich ‘Haï (le Gaon Rabbénou Yossef ‘HAÏM de Bagdad z.ts.l) qui a instauré des formules pour chaque Mitsva, en disant la formule du « Léchem YI’houd » avant son accomplissement, et il est donc impossible de dire que ce texte n’est pas une obligation.
Notre maître le Rav z.ts.l leur répondit que le Ben Ich ‘Haï n’avait pas écrit cela du point de vu de la Halacha mais seulement par mesure de piété.
De plus, il est permis à un sage de la Torah de contredire les propos d’un autre sage (avec des preuves et des arguments valides), même s’il est plus grand que lui.
En particulier, du fait que certains décisionnaires comme le Gaon auteur du Noda’ Bihouda et le Gaon Rabbi ‘Haïm de Tsanz tranchent qu’il ne faut pas dire la formule de « Léchem YI’houd », pour différentes raisons.

Mais ces gens restèrent sur leurs positions.
Ils tourmentèrent notre maître le Rav z.ts.l au point qu’il tomba malade et que son état devint inquiétant.

A ce moment là, la plupart des Grands Rabbanim de la génération vinrent soutenir notre maître le Rav z.ts.l, et à leur tête le Gaon Rabbi Tsévi Péssa’h FRANCK z.ts.l qui réprimanda sévèrement les Rabbanim opposés à notre maître le Rav z.ts.l, ainsi que le Gaon Rabbi ‘Ezra ATTIE z.ts.l, qui était le Roch Yéchiva de Porat Yossef (il était aussi le maître de notre maître le Rav z.ts.l), qui s’adressa ainsi aux Rabbanim opposés à notre maître le Rav z.ts.l :
« Malgré toute votre vieillesse et votre sagesse, aucun d’entre vous n’arrive à la cheville de Rabbi ‘Ovadia YOSSEF, alors quelle est cette effronterie avec laquelle vous osez vous élever contre lui ?!!! »

Même le plus grand des Kabbalistes de l’époque à Jérusalem, le Gaon Rabbi Efraïm Ha-COHEN z.ts.l, qui avait lui-même étudié auprès du Ben Ich ‘Haï à Bagdad, apporta lui aussi son soutient à notre maître le Rav z.ts.l.
Il alla trouver le doyen des Rabbanim irakiens à Jérusalem en le convainquant d’apaiser le conflit.
Il parla en termes élogieux à l’égard de notre maître le Rav z.ts.l, en affirmant que de lui sortirait la sagesse de la Halacha pour tout Israël.

L’homme qui était à la tête du conflit contre notre maître le Rav z.ts.l, commit un acte très grave à l’encontre de notre maître le Rav z.ts.l.
En effet, un jour où notre maître le Rav z.ts.l marchait sur la place Tsion (Kikar Tsion) à Jérusalem, cet opposant lança un légume en direction de notre maître le Rav z.ts.l pour l’humilier.

Des années plus tard, en l’année 5735 (1975), les arabes commirent un grave attentat sur la place Tsion, et très exactement à l’endroit précis où cet homme avait humilié notre maître le Rav z.ts.l, le fils de cet homme fut tué par l’attentat.
Depuis ce jour, il semble que cet homme mit fin à ces mauvaises actions, et s’occupa de distribuer des chapitres de Téhilim dans les synagogues.

Que le miséricordieux pardonne la faute … (dans le livre Avir Ha-Ro’im volume 2, le Gaon Rabbi Ya’akov SASSON Chlita apporte plus de précisions sur cette histoire).

De nos jours, le fait qu’il ne soit pas une obligation de dire la formule de « Léchem YI’houd » est parfaitement accepté, et ce n’est que par mesure de piété que certains ont l’usage de le dire.
« Qu’Hachem ne prive pas de bien ceux qui marchent dans la naïveté. »

8 Halachot Les plus populaires

La période du ‘Omer

Les jours de la période du ‘Omer sont des jours d’une très grande sainteté, comme l’écrit le RAMBAN dans son commentaire sur la Paracha de Emor, car ces jours du compte du ‘Omer – depuis la fête de Péssa’h jusqu’&agra......

Lire la Halacha

Vaygach

Nous sommes aujourd’hui à la date du 10 Tévet, jour de jeûne public pour tout le peuple d’Israël. Vous pouvez consulter les règles relatives à un jour de jeûne ici, dans une Halacha antérieure consacrée au jeûne du 17 Ta......

Lire la Halacha

Propos en l’honneur de Pourim, prononcés par notre maître - le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l

Il est dit dans la Méguila (après l’ordre donné par Esther à tout le peuple de jeûner durant 3 jours, et en ayant décidé de se présenter devant le roi A’hachvéroch au bout de ces 3 jours afin de l’inviter au festin qu&rs......

Lire la Halacha

Les produits alimentaires pour Péssa’h à notre époque

A partir de 30 jours avant Péssa’h, entre en vigueur le devoir de « destruction du ‘Hamets ». Cela signifie que le nettoyage et la surveillance afin de ne pas trébucher sur l’interdit du ‘Hamets, entrent eux-aussi dans le cadre du devoir de dé......

Lire la Halacha


Bo - Un mauvais comportement et ses conséquences dramatiques

Commentaires rédigés par le Rav David PITOUN, pour Halacha Yomit Il est dit dans notre Paracha : וּמוֹשַׁב בְּנֵי יִשְׂרָאֵל, אֲשֶׁר יָשְׁבוּ בְּמִצְרָיִם--שְׁלֹשִׁים שָׁנָה, וְאַרְבַּע מֵאוֹת שָׁנָה. (שמות יב-מ) Le séjour des Béné Israël, depuis qu'......

Lire la Halacha

« Le symbole du demi-Chékel » (année 5786)

Le demi-Chékel Dans la Paracha de Ki Tissa que nous avons lue récemment lors du Chabbat Chékalim, nous avons reçu l’ordre d’offrir « le demi-Chékel » que tout Israël offrait à l’époque du Temple. Cette Mitsva ava......

Lire la Halacha

La lecture de la Méguilat Esther – Les bénédictions pour les femmes

Toute personne – homme ou femme - a le devoir d’écouter la Méguila le jour de Pourim. Il faut la lire le soir, et la répéter le lendemain, comme il est dit dans le chapitre de Téhilim que nous lisons à Pourim : אֱלֹקי--אֶקְרָא יוֹמָם, וְלֹא תַע......

Lire la Halacha

Le Don de le Torah : Israël et les Anges

Commentaires rédigés par Rav David PITOUN, pour Halacha Yomit A partir du livre « Kol Yéhouda » de notre maître le Roch Yéchiva de Porat Yossef, le Gaon et Tsaddik Rabbi Yéhouda TSADKA z.ts.l, au nom de notre maître le Gaon et Tsaddik Rab......

Lire la Halacha