Halacha pour dimanche 28 Shevat 5786 15 février 2026

Pour la guérison totale de :
Gabriel Ben Simha
Nissim Ben 'Hanna (Roubach)
Azar Ben Lisa Kamouna (Cohen)
Maxime Moché Ben Sarah (Amar)
Michelle Bat Daisy Esther (Amar, née Madar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Jacques Jacky Yaakov Ben Chalom (Ben Adiba) z''l
Alain Chélomo Ben Avraham (Sebban) z"l
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Yoël (Bouhnik) z"l
Ethan Eliyahou David Ben Fredj (Arfi) z"l
Georges Jojo Nissim Ben Moché (Hadjadj) z"l
Yvonne Ouarda Bat Sultana (Hadjadj, née Fitoussi) z"l

L’emballage de gélules pendant Chabbat

Cette Halacha est dédiée à l’élévation de la Néchama d’un grand homme
qui nous a quitté,
Mr Alain Chélomo Ben Avraham SEBBAN z’’l
Il était un véritable soutien du Monde de la Torah et des Yéchivot.
Il avait un amour profond envers les Rabbanim et envers les saintes paroles de la Torah.
Il a consacré sa vie et son argent à développer et à renforcer les institutions juives authentiques en France et au-delà.
Que ses nombreux mérites lui ouvrent les portes du Gan ‘Eden, Amen.

Question : Est-il permis de déchirer pendant Chabbat l’emballage aluminium qui enveloppe une gélule ou un comprimé ?

Réponse : Les gélules ou comprimés fabriqués de notre époque, sont enveloppés à l’usine sur un de leurs côtés d’une matière plastique, et sur l’autre côté d’une matière aluminium sur laquelle sont écrites plusieurs choses, comme le nom du médicament et du laboratoire de fabrication.
Or, lorsqu’on désire extraire la gélule, il faut déchirer l’emballage aluminium qui l’entoure.
L’une des activités interdites pendant Chabbat (enseignées dans la Guémara Chabbat (chapitre 7) est celle d’effacer (« Mo’hek »), et puisque le nom du médicament est inscrit sur l’emballage aluminium, si l’on déchire cet emballage, cela entrainera l’impossibilité de lire ce qui était écrit. Il y a là une crainte de l’interdiction d’effacer pendant Chabbat.
C’est pourquoi, nous devons définir s’il est oui ou non permis de déchirer pendant Chabbat l’emballage qui entoure la gélule ou le comprimé.    
En réalité, l’interdiction d’effacer une écriture pendant Chabbat est un interdit de la Torah, mais ceci à la condition que l’on efface afin de réécrire à la place du texte effacé, comme quelqu’un qui efface une écriture écrite sur un cahier par exemple, l’effacement permet de réécrire sur le papier.
Mais lorsque l’on n’efface sans intention de réécrire, cela ne représente qu’un interdit érigé par nos maîtres (Midérabbanan), qui ont décrété qu’un tel effacement est également interdit pendant Chabbat.
Il est certain que l’effacement d’une écriture se trouvant derrière l’emballage de gélules n’est pas considéré comme un effacement dans l’intention de réécrire.
Le sujet de notre question ne concerne donc que l’interdit d’effacer érigé par nos maîtres, mais il n’y a absolument pas le moindre risque de transgression du véritable interdit d’effacer selon la Torah.

Nous devons donc débattre à partir d’un principe cité de nombreuses fois par notre grand maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l à travers ses différents ouvrages, principe selon lequel lorsqu’une personne enfreint pendant Chabbat un interdit érigé par nos maîtres sans avoir de pensée particulière visant cet interdit (dans le langage des décisionnaires « Lo Mitkavène »), et aussi lorsque la conséquence de cette transgression lui est complètement égale (« Lo I’hpate Lé »), dans ces conditions, il y a matière à autoriser.

Voici un exemple :
Lorsqu’une personne marche sur la neige pendant Chabbat, malgré le fait qu’elle écrase la neige en marchant, puisque l’interdit d’écraser la neige n’est qu’érigé par nos maîtres, il est permis de marcher sur la neige pendant Chabbat car la marche entraine uniquement un interdit érigé par nos maîtres
(écraser de la neige ressemble à l’interdit de « Sé’hita » - presser un fruit), interdit qui – en l’occurrence – « n’apporte aucune satisfaction à la personne », et de plus « ça lui est égale ».
Cela reste donc permis pendant Chabbat. (‘Hazon Ovadia-Chabbat vol.4 page 171).

Il en est de même concernant le fait de déchirer l’emballage de comprimés ou autres médicaments. Puisque la personne qui déchire l’emballage ne vise strictement pas l’effacement des lettres, et de plus, cette conséquence lui est complètement égale, il semble donc qu’il y a matière à autoriser la déchirure d’emballages de médicaments afin de pouvoir les utiliser pendant Chabbat.

C’est ainsi que tranche le Gaon Rabbi Chlomo Zalman OYERBACH z.ts.l comme le rapporte le livre Chémiratt Chabbat Ké-Hil’hata (page 519) où il est ajouté que même selon l’opinion des décisionnaires qui interdisent un cas similaire, malgré tout, en situation de maladie (même sans danger) où l’on doit prendre des médicaments pour guérir, l’essentiel est qu’il faut autoriser.

Malgré tout, la personne qui s’impose la rigueur de déchirer l’emballage depuis la veille de Chabbat en préparant le nombre exact de comprimés ou de gélules qu’elle aura besoin pendant Chabbat, cette personne est digne de la Bénédiction.
En particulier, lorsqu’il s’agit de gélules ou comprimés qui ne sont pas nécessairement destinés à un véritable malade.

En conclusion : Il est permis selon le strict Din de déchirer l’emballage de comprimés ou gélules pendant Chabbat, même si le fait de déchirer l’emballage va engendrer l’effacement de l’écriture qui se trouve sur l’emballage.
Toutefois, la personne qui s’impose la rigueur de déchirer depuis la veille de Chabbat, cette personne est digne de la Bénédiction.

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