Halacha pour lundi 3 Tishrei 5787 14 septembre 2026

Pour la guérison totale de :
Nissim Ben 'Hanna (Roubach)
Mickaël Ben Louise Emouna
Oria Malka Bat Linda Suzanne
Michelle Bat Daisy Esther (Amar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Clotilde Lucienne Messaouda Ora Bat Myriam
Rav Ron Moché Ben Aviva (Chaya) z''l
Ra'hamim Ben David (Abi'hsira) z"l
Jacques Jacky Yaakov Ben Chalom (Ben Adiba) z''l
Alain Chélomo Ben Avraham (Sebban) z"l
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Yoël (Bouhnik) z"l
Georges Jojo Nissim Ben Moché (Hadjadj) z"l
Yvonne Ouarda Bat Sultana (Hadjadj, née Fitoussi) z"l
Ichaï Ben Sa'adya (Levi) z''l
Mordé'haï Ben Moché (Bensadoun) z''l
Germaine Rivka Bat Rachel Léa (Atlani) z''l

Ha-Méle’h Ha-Kadoch

  מרן זצ"ל בעריכת הכפרות

Aujourd’hui, nous sommes à la date du 3 Tichri qui est le jeûne de Guédalya, et les règles relatives à ce jeûne ont déjà été développées à plusieurs reprises sur notre site, dans les règles relatives aux jeûnes du 10 Tévet et du
17 Tamouz.

Il est enseigné dans la Guémara Béra’hot (12b) :
Rabba Bar ‘Hinnana dit au nom de Rav :
Durant toute l’année, nous disons dans la ‘Amida quotidienne « Ha-El Ha-Kadoch », et « Méle’h Ohev Tsédaka Oumichpatt », mais durant les 10 jours, depuis Roch Ha-Chana jusqu’à Yom Kippour, nous disons « Ha-Méle’h Ha-Kadoch », et « Ha-Méle’h Ha-Michpatt ».

Explication : Durant toute l’année, nous terminons la 3ème bénédiction de la ‘Amida quotidienne, par les termes « Ha-El Ha-Kadoch » (« le D.ieu Saint »), ainsi que la 11ème bénédiction de la ‘Amida des jours de semaine par les termes, « Méle’h Ohev Tsédaka Oumichpatt » (« le Roi qui aime la justice et le jugement »).
Mais durant les 10 jours, depuis Roch Ha-Chana jusqu’à Yom Kippour, nous modifions ces deux terminaisons par les termes « Ha-Méle’h Ha-Kadoch » (« le Roi Saint »), et « Ha-Méle’h Ha-Michpatt » (« le Roi du jugement »).
Rachi explique que durant cette période, Hachem montre Sa Royauté en jugeant le monde. Cela signifie que la conduite d’Hachem durant cette période est davantage celle d’un Roi qui juge l’univers, et c’est pourquoi nous devons Le mentionner sous ce qualificatif dans la prière.

En cas d’erreur
Si l’on a dit par erreur « Ha-El Ha-Kadoch » au lieu de « Ha-Méle’h Ha-Kadoch », et que l’on a enchaîné avec la bénédiction suivante, on n’est pas quitte de la ‘Amida, et l’on doit obligatoirement la recommencer depuis le début (« Hachem, Séfataï Tifta’h »).
A fortiori si l’on s’en rend compte après avoir terminé la ‘Amida.

Si l’on a dit par erreur « Ha-El Ha-Kadoch », mais que l’on a immédiatement corrigé en disant « Ha-Méle’h Ha-Kadoch » - c'est-à-dire avant que ne s’écoule le laps de temps que l’on appelle « TO’H KEDE DIBOUR » qui représente le temps moyen qu’il faut pour dire les mots « CHALOM ‘ALE’HA RABBI » (environs 2 secondes) - on est quitte et on ne doit pas recommencer la ‘Amida depuis le début.
On poursuit simplement la ‘Amida.

L’usage pour les Séfaradim en cas d’erreur sur « Ha-Méle’h Ha-Michpatt »
Si l’on a dit par erreur « Méle’h Ohev Tsédaka Oumichpatt » au lieu de « Ha-Méle’h Ha-Michpatt », et que l’on a enchaîné avec la bénédiction suivante, on doit impérativement reprendre depuis la bénédiction de « Hachiva Chofeténou ».
Si l’on s’en rend compte après avoir terminé la ‘Amida - c'est-à-dire après avoir dit le dernier IHYOU LERATSON IMRE FI, même si l’on n’a pas encore reculé les 3 pas de « ‘Ossé Chalom » - on n’est pas quitte de la ‘Amida, et l’on doit obligatoirement la recommencer depuis le début. (Choul’han ‘Arou’h O.H 582-1)
Si l’on a dit par erreur « Méle’h Ohev Tsédaka Oumichpatt » comme d’ordinaire, mais que l’on a immédiatement corrigé en disant « Ha-Méle’h Ha-Michpatt », c'est-à-dire avant que ne s’écoule le laps de temps de « TO’H KEDE DIBOUR » mentionné précédemment, on est quitte, et ne doit pas reprendre la ‘Amida depuis le début de la bénédiction de « Hachiva Chofétenou », mais simplement poursuivre la ‘Amida jusqu’à la fin.

L’usage pour les Achkénazim en cas d’erreur sur « Ha-Méle’h Ha-Michpatt »
Les Achkénazim - conformément à l’opinion du RAMA citée dans l’une de ses notes sur le Choul’han Arou’h (O.H chap.118) - n’ont pas l’usage de reprendre la ‘Amida en cas d’erreur sur « Ha-Méle’h Ha-Michpatt », aussi bien lorsqu’on s’en rend compte au milieu de la ‘Amida, aussi bien lorsqu’on s’en rend compte après avoir terminé la ‘Amida.

En cas de doute
Si au milieu de la ‘Amida, ou même après l’avoir terminée, on a le doute si on a dit «
Ha-El Ha-Kadoch » ou « Ha-Méle’h Ha-Kadoch », selon l’opinion de notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l, on doit dans ce cas recommencer la ‘Amida depuis le début (« Hachem, Séfataï Tifta’h »), puisqu’il est plus que probable que l’on a dit « Ha-El Ha-Kadoch », selon l’habitude de toute l’année, et dans ce cas, la Halacha considère que l’on n’a absolument pas prié la ‘Amida, puisque l’on a omis de citer les termes exacts de la ‘Amida, exigés en cette période.

Il en est de même pour les Séfaradim en cas de doute sur « Ha-Méle’h Ha-Michpatt » : Si le doute survient au milieu de la ‘Amida, il faut impérativement reprendre depuis la bénédiction de « Hachiva Chofeténou » ; si le doute survient après avoir terminé la ‘Amida (après avoir dit le dernier IHYOU LERATSON IMRE FI, même si l’on n’a pas encore reculé les 3 pas de « ‘Ossé Chalom »), on doit obligatoirement recommencer la ‘Amida depuis le début.

Cependant, même pour un Séfaradi - qui doit reprendre la ‘Amida depuis le début s’il l’a terminée et se rend compte qu’il n’a pas dit « Ha-Méle’h Ha-Michpatt » ou qu’il en a le doute, comme nous l’avons expliqué plus haut - il est bon qu’avant de reprendre la ‘Amida depuis le début, il émette la condition suivante :
« Si je suis réellement tenu de reprendre la ‘Amida, je prie en tant qu’obligation, mais si je ne suis pas tenu de reprendre la ‘Amida, qu’elle soit considérée comme NEDAVA (une prière offerte à Hachem) ».

« Zo’hrénou Lé-‘Haïm »
Durant les 10 jours de Téchouva, nous avons l’usage d’ajouter dans la ‘Amida les phrases « Zo’hrénou Lé-’Haïm », « Mi ‘Hamo’ha », Ou’htov Lé’haïm Tovim », et « Ouvséfer ‘Haïm Béra’ha Véchalom », comme imprimé dans les rituels de prières. Si l’on a omis d’ajouter la phrase « Zo’hrénou Lé-’Haïm » (« Souviens-toi de nous pour la Vie ») et que l’on s’en rend compte au milieu de la bénédiction de « Chéma’ Kolénou », on est autorisé à l’incérer dans cette bénédiction avant de conclure par « Ki Ata Choméya’ Téfilatt Kol Pé, Barou’h Ata … », car dans cette bénédiction précise on est autorisé à exprimer des demandes personnelles, et « Zo’hrénou Lé-’Haïm » est aussi considéré comme une demande pour la personne.
Par contre, si l’on a omis la phrase « Mi ‘Hamo’ha » (« Qui est comparable à Toi »), on n’est pas autorisé à l’incérer dans la bénédiction de Chéma’ Kolénou, car cette phrase est une glorification d’Hachem et non une demande.

8 Halachot Les plus populaires

Roch Ha-Chana

Extrait de propos de notre grand maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l Rédigé par son petit-fils, le Rav Ya’akov SASSON Chlita Nous nous trouvons à l’approche des jours de Roch Ha-Chana, des 10 jours de repentir et de Yom Kippour. Nos maitres enseignent dans la Gu&......

Lire la Halacha

Ki Tavo - « Ce ne sont pas les apparences qui comptent ! »

Commentaires rédigés par le Rav David PITOUN, pour Halacha Yomit Les prémices ... וְשַׂמְתָּ בַטֶּנֶא ... (דברים כו-ב) …Tu [les] mettras dans une corbeille… » (Dévarim 26, 2 Début de notre Paracha) Contexte La Torah nous ordonne la Mi......

Lire la Halacha

‘Ekev

Commentaires rédigés par le Rav David PITOUN pour Halacha Yomit וְהָיָה עֵקֶב תִּשְׁמְעוּן, אֵת הַמִּשְׁפָּטִים הָאֵלֶּה, וּשְׁמַרְתֶּם וַעֲשִׂיתֶם, אֹתָם--וְשָׁמַר ה' אֱלֹקֶיךָ לְךָ, אֶת-הַבְּרִית וְאֶת-הַחֶסֶד, אֲשֶׁר נִשְׁבַּע, לַאֲבֹתֶיךָ. (דברים ז-יב) Pour prix de votre ......

Lire la Halacha

Les personnes soumises et exemptes du jeûne du 9 Av

Un malade sans danger Un malade (véritablement malade, qui est alité du fait de sa maladie, même s’il n’est pas en danger) est exempt de jeûner le 9 Av, car la sévérité du jeûne du 9 Av est moins importante que celle de Yom Kippour su......

Lire la Halacha


Chabbat ‘Hazon

Commentaires rédigés par le Rav David PITOUN pour Halacha Yomit Dans notre Haftara : הוֹי גּוֹי חֹטֵא, עַם כֶּבֶד עָו‍ֹן ... (ישעיה א-ד) « Malheur à toi peuple pêcheur, peuple lourd de fautes… » (Yécha’ya 1-4) Le prophète ......

Lire la Halacha

Ki Tétsé

Commentaires rédigés par le Rav David PITOUN, pour Halacha Yomit Le sceau du peuple d’Israël : Les qualités humaines ... לֹא-תְתַעֵב מִצְרִי, כִּי-גֵר הָיִיתָ בְאַרְצוֹ. (דברים כג-ח) « … n'aie pas en horreur l'Egyptien, car tu as séjou......

Lire la Halacha

Règles relatives au jour du 9 Av (5786)

Les 5 mortifications Le jour de Tich’a Bé-Av (le jeûne du 9 Av), 5 interdits sont en vigueur : Manger et boire ; Se laver ; S’enduire (le corps avec des huiles ou des crèmes corporelles de bien-être) ; Porter des chaussures en cuir ; Pratiquer l’intimit&......

Lire la Halacha

La période du ‘Omer

Les jours de la période du ‘Omer sont des jours d’une très grande sainteté, comme l’écrit le RAMBAN dans son commentaire sur la Paracha de Emor, car ces jours du compte du ‘Omer – depuis la fête de Péssa’h jusqu’&agra......

Lire la Halacha