Question : Doit-on répondre « Amen » à une bénédiction prononcée par une personne qui n’observe pas Chabbat ?
Réponse : Cette question prend sa source dans les écrits du Gaon Rabbi El’hanan WASSERMAN z.ts.l dans son livre Kovets Chi’ourim (vol 2 chap.47) [Le Rav El’hanan WASSERMAN était l’élève du ‘Hafets ‘Haïm z.ts.l, et il a été assassiné avec ses propres élèves par les Nazis durant la Shoah. Qu’Hachem venge leur sang !] que lorsqu’un homme est un véritablement renégat, il n’y a aucun sens aux actes de Mitsva qu’il accomplit, car même lorsqu’il consomme la Matsa le soir de Péssa’h, s’il ne valorise pas la Emouna (foi), et qu’il ne croit pas qu’il est en train d’accomplir un devoir ordonné par Hachem, il n’accomplit aucune Mitsva. De même au sujet des bénédictions, lorsqu’un tel homme – qui renie véritablement notre foi limpide – récite une bénédiction, il n’est pas dans son intention de bénir Hachem, et il ne croit pas qu’Hachem est notre D.ieu, ni qu’Il est le Roi de l’univers, ni non plus que toute chose a été créée par Sa parole, et il ne faut donc pas répondre « Amen » à ses bénédictions.
Une bénédiction prononcée par un « rabbin » réformé (libéral)
C’est pourquoi, le Gaon Rabbi Moché FEINCHTEIN z.ts.l écrit (Chou’t Iguérott Moché sect. O.H vol.2 chap.50) que si l’on entend une bénédiction de la bouche d’un « rabbin » réformé ou conservateur – dont il est de notoriété qu’ils sont de véritables renégats envers Hachem et Sa Torah, et qu’ils falsifient les fondement de la Emouna – il est interdit de répondre « Amen » à leurs bénédictions, car la mention de la bénédiction dans leurs bouches équivaut à une parole profane, et elle n’a aucune connotation de sainteté.
Le statut d’une personne qui n’observe pas Chabbat
Concernant le Mé’halel Chabbat, le Gaon Rabbénou Yossef ‘HAÏM z.ts.l écrit dans son livre Chou’t Rav Pé’alim (vol.2 chap.61), que si l’on a fait monter à la Torah un homme qui transgresse Chabbat, il ne faut pas compter sa montée à la Torah dans le nombre obligatoire de personnes à appeler à la Torah, « car ces gens qui profanent Chabbat n’ont pas foi en la Sainte Torah, et ils renient tous les fondements de la Emouna. Leur montée à la Torah est considérée comme inexistante. » Fin de citation des propos de Rabbénou Yossef ‘HAÏM.
Mais notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l – dans son livre Halichot ‘Olam (vol.3 page 121) – débat longuement sur les propos de Rabbénou Yossef ‘HAÏM, et il cite les propos de plusieurs décisionnaires selon qui, même si tout ceci est très juste à propos de ceux qui renient véritablement la Torah, malgré tout, au sujet d’une personne qui transgresse Chabbat, il y a matière à dire que lorsqu’elle récite une bénédiction, son intention est dirigée vers Hachem, comme toutes les personnes qui récitent des bénédictions. Le fait que cette personne transgresse Chabbat provient de sa faiblesse vis-à-vis de l’influence de son Yétser Ha-Ra’ (mauvais penchant), mais il ne s’agit pas forcément d’un véritable renégat.
En réalité, on peut faire remarquer que dans la ville de Bagdad – lieu où vivait Rabbénou Yossef ‘HAÏM – la plupart des gens qui transgressaient Chabbat à cette époque, avaient reçu une bonne éducation religieuse, et malgré cela, ils abandonnèrent toutes ces valeurs et commencèrent à transgresser Chabbat.
Les propos de Rabbénou Yossef ‘HAÏM concernent de telles personnes, dont la montée à la Torah n’a effectivement aucune valeur.
Mais à notre époque, les choses ont changé du point de vue de la réalité.
Notre maître le Rav z.ts.l cite sur ce point les propos de plusieurs décisionnaires A’haronim (des derniers siècles) parmi les éminents Rabbanim des Etats-Unis à la génération précédente, qui écrivent au nom du Gaon auteur du Chou’t Choel Ou-Méchiv et d’autres décisionnaires, que les gens qui vivent aux Etats-Unis et qui transgressent Chabbat, sont considérés comme des « Enfants qui ont été captifs parmi les non-juifs », et il ne faut pas traiter leur cas avec toute la sévérité du jugement sur leurs actes, car ils ne sont pas conscients de leur gravité.
Par conséquent, notre maître le Gaon & Richon Létsion Rabbi Its’hak YOSSEF Chlita écrit dans son livre Yalkout Yossef-Béra’hot (vol.3 nouvelle édition de l’année 5786, chap.215 page 377) qu’en général il faut répondre « Amen » à la bénédiction prononcée par un Mé’halel Chabbat à notre époque. Ce n’est que lorsqu’on a la certitude que cette personne est aussi un véritable renégat, qui ne croit ni en Hachem ni en Sa Torah, qu’il ne faut pas répondre « Amen ».
En conclusion : Il ne faut pas répondre « Amen » à une bénédiction prononcée par un renégat ou par un « rabbin » réformé ou autre catégorie similaire.
Mas concernant les personnes qui transgressent Chabbat à notre époque, dans la plupart des cas il faut répondre « Amen » à leurs bénédictions, car ils ne sont pas de véritables renégats envers Hachem ‘Hass Véchalom, mais seulement inconscients de la gravité de leurs actes. Si l’on a la certitude qu’il s’agit aussi d’une personne renégate, il ne faut pas répondre « Amen » à sa bénédiction.