Halacha pour vendredi 15 Av 5779 16 août 2019

Pour la guérison totale de :
Nissim Ben 'Hanna (Roubach)
Mickaël Ben Louise Emouna
Oria Malka Bat Linda Suzanne
Michelle Bat Daisy Esther (Amar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Clotilde Lucienne Messaouda Ora Bat Myriam
Rav Ron Moché Ben Aviva (Chaya) z''l
Ra'hamim Ben David (Abi'hsira) z"l
Jacques Jacky Yaakov Ben Chalom (Ben Adiba) z''l
Alain Chélomo Ben Avraham (Sebban) z"l
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Yoël (Bouhnik) z"l
Georges Jojo Nissim Ben Moché (Hadjadj) z"l
Yvonne Ouarda Bat Sultana (Hadjadj, née Fitoussi) z"l
Ichaï Ben Sa'adya (Levi) z''l
Mordé'haï Ben Moché (Bensadoun) z''l
Germaine Rivka Bat Rachel Léa (Atlani) z''l

Questions/Réponses Halacha Yomit - « Méfibochète » - « Abayé Hava » - Réclamer de l’argent au père de la Kala

Recueil de réponses données ces derniers temps

Question: Nous avons appris qu’il est interdit à un disciple d’appeler son maitre par son prénom. Comment se fait-il donc que le Roi David appela son maitre Méfibochète par son prénom « Méfibochète »?

Réponse: Effectivement, il est interdit à un disciple d’appeler son maitre par son prénom. C’est ce que nous enseignent nos maitres (Sanhédrin 100a):
Pour quelle raison Gué’hazi fut-il châtié (de mort) ? Parce qu’il appela Elicha’ (son maitre) par son prénom.
Cela signifie que même en l’absence du maitre, il est interdit au disciple de l’appeler par son prénom, sans titre honorifique (« mon maitre Rabbi untel »), comme le tranche MARAN dans le Choul’han ‘Arou’h (Yoré Dé’a chap.242-16).

Et il est effectivement exact que nos maitres enseignent (Béra’hott 4a) que le Roi David prenait conseil pour toute chose auprès de son maitre Méfibochète, et il lui disait : « Mon maitre Méfibochète, Ais-je bien jugé ? Ais-je purifié à juste titre ? Ais-je statué à juste titre que c’était impur ? »
Il semble donc nécessaire de comprendre, comment le Roi David appela Méfibochète par son prénom?

Mais dans son livre « Or Ha-Haïm » (livre de Darouchim édité à la fin du livre Chou’t Mahari Katsbi Darouch 7), le Gaon Rabbi ‘Haïm AL FANDERI z.ts.l (il était un des grands Rabbanim de la ville de Istanbul, et auteur du livre « Ech Datt ») explique qu’en réalité, « Méfibochète » n’était pas son vrai prénom, mais seulement un surnom honorifique donné par David à son maitre, afin de l’honorer, tel que nous l’enseignent nos maitres (Béra’hott ibid.) : Méfibochète n’était pas son vrai nom, mais « Ich Bochète », et si David le nommait « Méfibochète » c’est parce qu’il « faisait honte (par l’immensité de ses connaissances dans la Torah) à David dans la Halacha. C’est pour cela que « Kil’av » sorti de David, et on l’appela Kil’av car (en retour) il « humiliait » Méfibochète dans la Halacha, et c’est à lui que le Roi Salomon dédiera le verset : « Mon fils, si ton cœur est sage, mon cœur se réjouit lui aussi. Nous apprenons donc que « Méfibochète » n’était que le surnom (honorifique) de Ich Bochète, qui était tellement sage dans la Torah au point « d’humilier tout le monde par ses connaissances », et de ce fait, il n’y avait pas d’interdit à lui attribuer ce surnom.

 

Question: Dans les Siddourim, il est écrit au début de l’office de Cha’harit que lorsqu’on prononce les mots « Abbayé Hava Méssader Séder Hama’ara’ha … », on doit marquer un arrêt entre le mot « Abbayé » et le mot « Hava ». Quelle en est la raison?

Réponse: Lorsqu’on lit rapidement les mots « Abbayé Hava », cela peut s’entendre comme ci l’on prononçait le Nom Divin tel qu’il est écrit (le Nom constitué des 4 lettres qui sont « Youd » et « Hé » Vav » et « Hé » et de leurs voyelles).
C’est pour cette raison que certains ont la vigilance de ne pas coller ces deux mots de manière continue, afin de ne pas se heurter à l’interdit de la mention du Nom Divin tel qu’il est écrit.
Même s’il y a matière à se montrer souple sur cette question - car les Tossafot écrivent (Chévou’ott 35a) que si l’on ne pense pas à mentionner le Nom Divin, il n’y a pas d’interdit, et telle est l’opinion de notre maitre le Rav z.ts.l dans Chou’t Yabiya’ Omer (vol.8 chap.11-7) – malgré tout, le Gaon auteur du Ben Ich ‘Haï (Mikets) écrit qu’il faut être vigilant sur ce point. Notre maitre le Rav z.ts.l approuve lui aussi qu’il faut être vigilant sur ce point.

 

Question: Quelle était la position de notre maitre le Rav z.ts.l concernant des jeunes-hommes fiancés qui exigent de fortes sommes d’argent à leurs futurs beaux-parents pour la survie matérielle de leur futur couple?

Réponse: Ce sujet est constitué de cas où la réponse n’est pas toujours la même, mais de manière générale, notre maitre le Rav z.ts.l critiqua de tels jeunes-hommes (et idem pour les parents de ces jeunes-hommes), qui – avant d’accepter le Chiddou’h (présentation du jeune-homme à la jeune-fille), ou lors du « Wort » (les fiançailles) – pratiquent une véritable et terrible pression morale sur le père de la jeune-fille (et parfois dans le sens inverse, la jeune-fille ou ses parents sur le père du jeune-homme) afin de le contraindre à prendre sur lui des engagements financiers qu’il ne pourra supporter, et insistent auprès de lui afin qu’il contracte des emprunts d’argent bien au-delà des ses forces, au point où celui qui a plusieurs filles à marier ne pourra quasiment pas les marier de notre époque d’une manière raisonnable.

Notre maitre le Rav z.ts.l a dit qu’en réalité, il est une très bonne qualité pour des parents d’aider financièrement leurs enfants selon leurs possibilités, mais il ajouta : « Où est donc la morale de ces étudiants en Yéchiva qui imposent une telle charge à leurs parents ? » Il est vrai – ajouta notre maitre le Rav z.ts.l – que les plus belles merveilles de ce monde reviennent aux érudits de la Torah, mais de là à surcharger les parents, qui – par honte – se forceront à marier leurs filles, ceci n’est pas de la Torah ! »

Notre maitre le Rav z.ts.l ajouta encore que dans les générations passées, les érudits de la Torah vivaient dans la difficulté, dans des appartements étroits, avec peu à manger, dans un ameublement très modeste et vieux, et ils n’ont pourtant rien imposé aux autres.
Notre maitre le Rav z.ts.l raconta que notre maitre le Gaon Rabbi Ya’akov ‘ADESS z.ts ;l emprunta un costume le jour de son propre mariage ! Il habitait une cabane délabrée, et tout ceci malgré le fait qu’il était le fils de l’un des plus illustres grands de la génération (son père était le Gaon Rabbi Avraham ‘Haïm ‘ADESS, l’un des grands Rabbanim originaires de la ville d’Alep, à Jérusalem), et il était aussi l’un des meilleurs érudits de la Torah à cette époque. (Voir le livre « Avir Ha-Ro’im » vol.1 page 181).
Puisse Hachem nous donner le mérite de la richesse et de l’honneur, et de voir la joie de tous nos fils et filles, dans la quiétude et la satisfaction.

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