Halacha pour lundi 15 Cheshvan 5787 26 octobre 2026

Dédicaces
Merci de nous signaler par mail si un nom de cette liste n'a plus lieu d'y figurer (malade guéri, défunt dont les 12 mois sont achevés).
Pour une Azakara, merci de nous prévenir une semaine avant la date.

Pour la guérison totale de :
Nissim Ben 'Hanna (Roubach)
Mickaël Ben Louise Emouna
Oria Malka Bat Linda Suzanne
Michelle Bat Daisy Esther (Amar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Clotilde Lucienne Messaouda Ora Bat Myriam
Rav Ron Moché Ben Aviva (Chaya) z''l
Ra'hamim Ben David (Abi'hsira) z"l
Jacques Jacky Yaakov Ben Chalom (Ben Adiba) z''l
Alain Chélomo Ben Avraham (Sebban) z"l
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Yoël (Bouhnik) z"l
Ichaï Ben Sa'adya (Levi) z''l
Mordé'haï Ben Moché (Bensadoun) z''l
Germaine Rivka Bat Rachel Léa (Atlani) z''l

Visiter un malade contagieux – Accomplir ce devoir par téléphone

Suite à ce que l’on a appris précédemment au sujet du devoir de rendre visite aux malades, nous devons débattre d’une question : Est-il possible de s’acquitter de son devoir de « Bikour ‘Holim » (rendre visite aux malades), en parlant au malade par téléphone, et en lui souhaitant Réfoua Chéléma (une totale guérison), ou bien faut il exclusivement aller soi-même le visiter pour s’acquitter de son devoir ?

Notre maître, le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l écrit, qu’il est évident que par le fait d’aller visiter personnellement le malade, nous nous imprégnions profondément de son état, puisqu’ « entendre n’est pas comparable à voir », et grâce à cela, nous sommes davantage stimulés à prier Hachem pour le prompt rétablissement du malade. Comme nous l’enseignent nos maîtres dans la Guémara Nédarim (40a) : « Celui qui rend visite au malade, priera pour lui, et celui qui ne rend pas visite au malade, ne priera pas pour lui ».

Explication
Par le fait de visiter le malade, l’homme se stimule à prier Hachem afin qu’Il envoie Sa Parole guérisseuse, et qu’Il inspire les médecins de la Sagesse, de la Compréhension et du Discernement, afin qu’ils puissent formuler leurs propos de façon équilibrée, et afin qu’aucun incident n’arrive du fait de leur intervention. Comme le verset des Téhilim nous le dit :
יִשְׁלַח דְּבָרוֹ, וְיִרְפָּאֵם; וִימַלֵּט, מִשְּׁחִיתוֹתָם. (תהלים קז-כ)

Il envoi Sa parole et Il les guérit, Il les sauve de leurs destructions. (Téhilim 107-20).
Il est certain que dans ces conditions, la prière du visiteur a plus de chances d’être acceptée, comme nous l’enseignent nos maîtres dans la Guémara Chabbat (12a) : « D’où sait-on que la Ché’hina (la Présence Divine) se trouve à la tête du malade ? Parce qu’il est dit :
ה' יִסְעָדֶנּוּ עַל-עֶרֶשׂ דְּוָי ... (שם מא-ד)
Hachem le soutiendra sur le lit de ses souffrances … (Ibid.41-4)
Toutes ses explications sont mentionnées par le RAMBAN dans son livre Toratt Ha-Adam, au sujet de la Mitsva de Bikour ‘Holim, et il conclut :
« C’est pourquoi, celui qui rend visite à un malade mais ne prie pas pour lui, n’a pas accompli la Mitsva ».

Par téléphone
Nous avons déjà expliqué que le sens principal de la Mitsva de Bikour ‘Holim est de donner au visiteur la possibilité de prendre connaissance de l’état du malade, afin de pouvoir l’aider dans tous ce qu’il a besoin, chose difficilement réalisable lorsqu’on ne se déplace pas, et que l’on se contente de prendre de ses nouvelles par téléphone.

Par conséquent, notre maître, le Rav z.ts.l écrit (Chou’t Yé’havé Da’at vol.3 chap.83) que lorsqu’on a la possibilité d’aller visiter le malade, nous ne sommes pas quitte de notre devoir de Bikour ‘Holim de façon intégrale, au moyen du téléphone, ou par une lettre. Cela, même si nous savons que le malade n’attend aucune aide de notre part, ni d’ordre matérielle, ni d’ordre moral, car le but de visiter le malade, c’est de prier pour lui.

L’efficacité de la prière lorsqu’elle est dite en présence du malade
Il est vrai que la prière pour le rétablissement d’un malade peut se faire en son absence, par exemple en réunissant un Minyan (10 hommes), et en récitant un Mi Chébéra’h pour sa prompte guérison - qui est une prière d’une grande valeur - car là où se trouvent 10 hommes qui prient, la Ché’hina (Présence divine) réside, comme il est rapporté dans la Guémara Sanhédrin (39a).

Cependant, il semble que la prière, lorsqu’elle est faite en présence du malade, a beaucoup plus d’effets dans le ciel, selon ce que nous enseignent nos maîtres dans la Guémara Béra’hot (34a) : « Celui qui prie pour un malade, n’a pas besoin de mentionner son nom, comme il est dit dans le verset (au sujet de la prière que Moché Rabbénou adressa à Hachem pour qu’Il guérisse sa sœur Miryam de la lèpre) :
... אֵל, נָא רְפָא נָא לָהּ. (במדבר יב-יג)

Hachem ! De grâce, guéris-la ! (Bamidbar 12-13)
Nous voyons donc qu’il n’est pas nécessaire de mentionner le nom du malade.

Cependant, selon le Zohar Ha-Kadoch, il est nécessaire de mentionner des noms dans la prière.
En effet, il est écrit :
הַצִּילֵנִי נָא מִיַּד אָחִי, מִיַּד עֵשָׂו ... (בראשית לב-יב)

Sauve-moi de la main de mon frère, de la main de ‘Essav … (Bérechit 32-12),
(Prière que Ya’akov Avinou a adressé à Hachem la veille de sa rencontre avec son frère ‘Essav qui désirait le tuer depuis de nombreuses années).
Le Zohar Ha-Kadoch en déduit qu’il est nécessaire de mentionner des noms dans la prière.

Mais le Maguen Avraham résout cette contradiction en disant que lorsqu’on prie pour le malade en sa présence, il n’est pas nécessaire de mentionner son nom, mais lorsque nous prions pour lui en son absence, il est nécessaire de mentionner son nom.
La prière pour le malade qui est dite sans la mention de son nom, c'est-à-dire, lorsque nous prions pour lui en sa présence, est beaucoup plus efficace, car il arrive que ce soit le propre prénom du malade qui provoque sa maladie, et la mention de son nom appelle le Din (la rigueur Divine) sur le malade.
Par conséquent, la prière pour le malade en sa présence, possède une qualité supérieure à une prière dite pour lui en son absence, puisque la mention du nom du malade peut parfois éveiller la rigueur Divine envers le malade, comme nous l’avons expliqué.

La règle dans la pratique
C’est pourquoi, lorsqu’on prend des nouvelles d’un malade par téléphone, nous n’accomplissons pas la Mitsva de Bikour ‘Holim dans son intégralité, puisqu’une grande partie de cette Mitsva est basée sur la prière en présence du malade, prière qui a beaucoup plus de poids qu’une prière sur le malade, récitée en son absence. C’est ainsi que tranche également le Gaon Rabbi Moché FEINCHTEIN, ainsi que d’autres décisionnaires.

Une maladie contagieuse
Cependant, lorsqu’il s’agit d’une maladie contagieuse, on ne peut pas rendre visite soi-même au malade, et il est préférable dans un tel cas de lui téléphoner afin de le renforcer et de lui souhaiter une totale guérison, car en définitif, certaines parties de la Mitsva s’accomplissent également de cette manière.

C’est ce que nous avons constaté à plusieurs occasions sur notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l, lorsque sa digne épouse la Rabbanite z’’l tomba malade, même si elle n’était plus consciente, malgré tout notre maître le Rav z.ts.l se libérait de toutes ses occupations et venait lui rendre visite afin de prier pour elle en sa présence. Et lorsque d’autres de ses proches furent malades et qu’il ne pouvait pas leur rendre visite, il se contenta de les bénir en leur souhaitant une totale guérison par téléphone.

Même si certains écrivent qu’il n’y a pas lieu de craindre une contagion lorsqu’on veille à garder des distances avec le malade ou autres mesures, malgré tout, notre maître le Rav z.ts.l a réfuté leurs propos, car en réalité, même dans une situation où le danger ne représente qu’un doute, nous devons adopter la rigueur, et ne pas se montrer souple sur ce point, ‘Hass Véchalom.
C’est ainsi que se sont comporté les Grands des générations en période d’épidémie qui se sont abattues dans les générations passées.

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