La prière
Il faut s’efforcer au maximum de prier l’intégralité des prières de Yom Kippour avec la plus grande concentration, car il s’agit des prières les plus importantes de l’année.
En effet, comment l’homme pourrait-il se tenir devant le Roi des rois et Lui adresser ses demandes personnelles, alors que ses pensées sont ailleurs ?!
Le « Viddouy » (l’aveu verbale des fautes)
Lors du « Viddouy » (« Achamnou, Bagadnou » …), il faut se tenir debout, comme stipulé dans la Guémara Yoma (87a).
Il faut également se courber légèrement lors du Viddouy, en signe de soumission.
A chaque fois que le ‘Hazzan (l’officiant) dit le Viddouy lors des répétitions des ‘Amidott (ainsi que dans les Séli’hott de ‘Arvit), toute l’assemblée doit se lever et dire le Viddouy avec lui.
Le Séfer Torah de « Kol Nidré »
Il est une très grande Mitsva et un très puissant mode de réparation d’acheter soi-même le port du Séfer Torah de « Kol Nidré ». Il est une Mitsva de l’enlacer avec ses deux bras lors de la récitation du texte de Kol Nidré.
Selon les enseignements de notre maître le ARI Zal, cela représente une très grande réparation à une faute notoire …
C’est pourquoi, il est bénéfique de dépenser une grosse d’argent, afin de mériter le port de ce Séfer Torah spécifique.
« Barou’h, Chem Kévod Mal’houto »
A Yom Kippour – aussi bien le soir que la journée – nous disons la phrase « Barou’h, Chem Kévod Mal’houto, Lé’olam Va’ed » à haute voix.
Il est vrai que durant toute l’année nous disons cette phrase à voix basse, car il s’agit d’un éloge que les Anges du Service Divin adressent à Hachem.
Mais le jour de Yom Kippour – où nous sommes comparables aux Anges du Service Divin – nous disons cette phrase exclusivement à haute voix. (Tour O.H chap.619).
Il faut également avoir la vigilance de marquer un léger temps d’arrêt entre le mot « Barou’h » et le mot « Chem », ainsi qu’entre le mot « Mal’houto » et les derniers mots « Lé’olam Va’ed », comme stipulé dans les propos des Guéonim Rabbi Tséma’h et Rabbi Chim’on DORAN (Algérie, il y a environ 600 ans) auteurs du Chou’t Ya’hinn Oubo’az (vol.2 chap.42) (Ils font partie des Richonim, les décisionnaires médiévaux, et ils étaient les petits-fils du Rachbets).
Leurs propos à ce sujet sont cités par notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l dans son livre Chou’t Yabiya’ Omer (vol.8 sect. O.H chap.11).
Il faut donc dire cette phrase ainsi :
Barou’h, Chem Kévod Mal’houto, Lé’olam Va’ed.
Les 5 mortifications
A Yom Kippour, sont en vigueur 5 mortifications :
Manger et boire ; Se laver, S’enduire d’huiles ou de crèmes de bien-être ; Porter des chaussures en cuir ; Pratiquer l’intimité conjugale.
Réaliser un travail
Toute activité interdite le jour de Chabbat, est interdite le jour de Yom Kippour.
La seule différence se situe au niveau du châtiment :
L’activité interdite réalisée pendant Chabbat est passible de lapidation, alors qu’elle est passive de condamnation par « Karett » (retranchement de ce monde et du monde futur) si elle est réalisée pendant Yom Kippour.
Respirer un bon parfum
Il est une Mitsva de sentir des bons parfums végétaux le jour de Yom Kippour, afin de compléter les 100 Béra’hott obligatoires au quotidien.
Le Matté Efraïm écrit (chap.622) qu’l ne faut pas sentir la bonne odeur d’un fruit le jour de Yom Kippour, par crainte d’en arriver à le consommer.
Cependant, notre maître le Rav z.ts.l écrit qu’il est permis de prendre un citron le jour de Yom Kippour et de réciter la Béra’ha « … Ha-Noten Réya’h Tov Ba-Pérott » avant de sentir sa bonne odeur, car selon tous les avis, il n’y a pas à craindre dans un tel cas d’en arriver à le consommer, puisqu’il n’est pas dans les usages fréquents de consommer un citron tel qu’il est.
L’office de « Né’ila »
L’office de « Né’ila » est très précieux, et il faut s’efforcer ardemment à rester éveillé, à se renforcer dans la concentration de la prière, et à prier des profondeurs de son cœur, car cette prière a été ajoutée à Yom Kippour par institution de nos maîtres, en tant qu’aide et utilité pour nous tous, de sorte que même à la clôture de ce jour saint, nous puissions trouver grâce aux yeux d’Hachem, afin qu’Il annule pour nous tous les mauvais et durs décrets, et qu’Il ne promulgue que de bonnes choses pour nous tous.
Nous souhaitons à tous nos chers abonés et à tous nos chers lecteurs, que vos soyez tous accueillis devant Hachem dans la joie le jour de Yom Kippour, et que vos actions soient agréées par Hachem, qu’Il exauce toutes vos prières.
Tizkou Lé-Chanim Rabbott, Né’imott Vétovott !