Halacha pour mardi 4 Tishrei 5787 15 septembre 2026

Pour la guérison totale de :
Nissim Ben 'Hanna (Roubach)
Mickaël Ben Louise Emouna
Oria Malka Bat Linda Suzanne
Michelle Bat Daisy Esther (Amar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Clotilde Lucienne Messaouda Ora Bat Myriam
Rav Ron Moché Ben Aviva (Chaya) z''l
Ra'hamim Ben David (Abi'hsira) z"l
Jacques Jacky Yaakov Ben Chalom (Ben Adiba) z''l
Alain Chélomo Ben Avraham (Sebban) z"l
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Yoël (Bouhnik) z"l
Georges Jojo Nissim Ben Moché (Hadjadj) z"l
Yvonne Ouarda Bat Sultana (Hadjadj, née Fitoussi) z"l
Ichaï Ben Sa'adya (Levi) z''l
Mordé'haï Ben Moché (Bensadoun) z''l
Germaine Rivka Bat Rachel Léa (Atlani) z''l

La veille de Yom Kippour – Les usages personnels de notre maître le Rav z.ts.l

Le devoir de consommer la veille de Yom Kippour
Il est écrit dans la Torah :
וְעִנִּיתֶם אֶת נַפְשֹׁתֵיכֶם בְּתִשְׁעָה לַחֹדֶשׁ, בָּעֶרֶב מֵעֶרֶב עַד עֶרֶב תִּשְׁבְּתוּ שַׁבַּתְּכֶם. (ויקרא כג-לב)
« …Vous jeûnerez le 9 du mois, au soir … » (Vaykra 23-32)

Ce qui veut dire que, dès le soir du 10 Tichré, entre en vigueur l’obligation de jeûner à Yom Kippour.

Nos maîtres font remarquer, dans la Guémara Béra’hot (8a), que les termes du verset sont ambigus, car il aurait été plus juste d’écrire « le 10 du mois », et implicitement, nous aurions sut que le jeûne débute depuis la veille au soir, puisque dans toutes les lois de la Torah, une date débute toujours la veille au soir, comme le Chabbat par exemple, qui entre dès le coucher du soleil du vendredi, et non pas samedi matin.
Nos maîtres répondent à leur propre question en disant que les termes employés par le verset - « Vous jeûnerez le 9 du mois, au soir… » - indiquent en réalité un enseignement supplémentaire, qui est le suivant :
Toute personne qui mange et boit la veille de Yom Kippour, sera considérée comme quelqu’un qui a jeûné le 9 et le 10 Tichré.

Ce devoir de manger et de boire la veille de Yom Kippour est un devoir ordonné par la Torah.

Il est convenable de diminuer le travail la veille de Yom Kippour, afin de pouvoir accomplir cette Mitsva de manger et de boire.
Toute personne qui travaille la veille de Yom Kippour, ne verra jamais de Béra’ha (de bénédiction, de réussite) du fruit de ce travail.

Plusieurs raisons ont été données à cette Mitsva de manger et de boire la veille de Yom Kippour :
Le ROCH écrit que puisqu’Hachem - dans Son amour pour nous - nous a ordonné de jeûner le jour de Yom Kippour, afin de prendre conscience de nos fautes et de demander leur expiation, Il nous a donc également ordonné de nous fortifier physiquement en mangeant et en buvant avant Yom Kippour, afin que nous puissions jeûner le lendemain.
Le Chibolé Ha-Leket écrit qu’au contraire, le fait de manger et de boire de manière abondante la veille de Yom Kippour, provoque de plus grandes difficultés à jeûner le lendemain, et par cela, nous accomplissons les termes du verset « Vous jeûnerez le 9 du mois, au soir… » (Vous serez considérés comme ayant jeûné 2 jours).

Le Séfatt Emett ajoute une explication supplémentaire à la Mitsva de manger et de boire la veille de Yom Kippour :
Lorsque l’on mange et que l’on boit, nous sommes - de façon naturelle - remplis d’une certaine forme de joie et de bonne humeur, et donc plus enclins à aller demander pardon aux personnes que l’on a offensé, ou plus enclins à accorder le pardon aux personnes qui nous ont offensé.

Notre saint maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l écrit que les femmes sont également soumises à l’obligation de manger et de boire la veille de Yom Kippour, bien que c’est une « Mitsvatt ‘Assé Chéhazéman Guérama » (une obligation positive dépendante d’un moment précis), et que selon la règle, les femmes sont exemptes de toute Mitsvatt ‘Assé Chéhazéman Guérama, mais cependant, puisque selon l’explication du ROCH citée plus haut, la raison à ce devoir réside dans le fait de se fortifier physiquement afin de pouvoir jeûner, les femmes étant elles aussi soumises à l’obligation de jeûner le jour de Yom Kippour, elles sont donc également concernées par le devoir de manger et de boire la veille de Yom Kippour afin de se fortifier avant le jeûne.

Les usages et traditions de la veille de Yom Kippour
Rabbénou Yossef ‘HAÏM z.ts.l, auteur du Ben Ich ‘Haï, écrit que chacun est tenu de demander pardon à son père et à sa mère la veille de Yom Kippour, pour toutes les fautes commises envers eux et pour toutes les atteintes à leur respect. Celui qui n’agit pas ainsi est qualifiable de fauteur et dédaigne le respect de son père et de sa mère, car si nos maîtres nous ont imposé de demander pardon à notre prochain, à fortiori envers les parents, puisqu’il est quasiment impossible de ne pas se heurter à cette faute au quotidien. (Fin de citation).

De même, il est juste que le couple se demande mutuellement pardon pour toutes les attitudes incorrectes qu’ils ont eu l’un envers l’autre durant toute l’année.

Les usages personnels de notre maître le Rav z.ts.l
La veille de Yom Kippour, notre maître le Rav z.ts.l pénétrait dans la cuisine de son foyer, et disait à son épouse la Rabbanit z’’l : « Margalitt ! Les fautes commises par l’homme envers son prochain, Yom Kippour ne les pardonne pas. Je te demande pardon si je me suis comporté envers toi de manière incorrecte durant l’année. »
Bien évidemment, la Rabbanit z’’l lui répondait des propos similaires, de sorte qu’ils étaient certains de ne laisser aucun différent entre eux à l’approche du Saint Jour.

Le Gaon Rabbi Ya’akov SASSON Chlita (directeur de notre site Halacha Yomit, Roch Kolel de Birkatt Avraham, et digne petit-fils de notre maître le Rav z.ts.l) raconte que durant toutes les dernières années du vivant de notre maître le Rav z.ts.l, de nombreuses personnes venaient le trouver afin de demander le pardon de notre maître le Rav z.ts.l, pour avoir parlé ou agi envers lui avec un manque de respect. Notre maître le Rav z.ts.l se montrait toujours clément et ne tenait jamais rigueur, excepté lorsqu’il estimait que la demande de pardon n’était pas sincère, ou autre. Mais envers la plupart des personnes, il accordait son pardon.

En l’année 5768 (Yom Kippour 2007), le Rav SASSON Chlita informa son illustre grand-père notre maître le Rav z.ts.l qu’il y avait des gens « ordinaires » qui demandaient son pardon (il s’agissait de simples personnes, et non de gens qui avaient heurté notre maître le Rav z.ts.l de façon particulière).
Notre maître le Rav z.ts.l répondit au Rav SASSON Chlita en ces termes :
« Dis-leur que je pardonne à tout le monde, et que je ne garde d’animosité envers personne. Je pardonne à tous, et ils auront tous une expiation totale. »

Chacun se doit d’apprendre de l’attitude de notre maître le Rav z.ts.l à se hâter d’accorder son pardon, et ne pas garder rancune envers aucun juif, afin que personne ne soit puni à cause de lui.
[Toutefois, si un Talmid ‘Ha’ham estime que l’offense qui lui a été faite, porte atteinte à l’honneur de la Torah qu’il représente, même si à son niveau personnel il est disposé à pardonner sa propre offense, il est malgré tout autorisé à ne pas pardonner le déshonneur de la Torah …]

L’office de Min’ha
La veille de Yom Kippour, nous avons l’usage de prier l’office de Min’ha très tôt, en début d’après-midi.

A la fin de la ‘Amida de Min’ha la veille de Yom Kippour, après avoir dit le 1er Yhyou Lératson Imré Fi, nous disons le Viddouï ainsi que le « ‘Al ‘Hett » (voir rituel de Yom Kippour).
Ensuite, nous allons prendre la Séouda Ha-Mafseket (le dernier repas avant le jeûne).

5 interdits sont en vigueur le jour de Yom Kippour (hormis tous les interdits en vigueur Chabbat) :
Manger et boire
Se laver
S’enduire (huiles, crèmes, pommades de bien être)
Porter des chaussures en cuir
Pratiquer l’intimité conjugale
Tous ces interdits entrent en vigueur dès l’entrée de la fête.
A Yom Kippour, la Mitsva de Tossefet (le devoir d’avancer l’heure d’entrée de la fête) est ordonnée par la Torah.
C’est pour cette raison qu’il faut cesser toute activité interdite à Yom Kippour, un peu avant l’heure réelle de la Chki’a (le coucher du soleil).
Il est bon de cesser ces activités environ ¼ d’heure avant la Chki’a.
(Ce qui correspond généralement à l’horaire d’entrée de la fête indiqué dans les calendriers et les applications).

Il est d’usage dans certains endroits de mettre les Téfilin lors de la prière de Min’ha de la veille de Yom Kippour. Cet usage s’explique par le fait que dans ces endroits, même les gens éloignés de la Torah et de la pratique des Mitsvot se rendent à la synagogue la veille de Yom Kippour, et ils mettent eux aussi les Téfilin.
Ainsi, ces gens ont le mérite de prier l’office de Min’ha en mettant les Téfilin au moins ce jour-là.

L’allumage des Nérott
Il est un devoir d’allumer des Nérott la veille de Yom Kippour, comme nous le faisons la veille de Chabbat et la veille de chaque Yom Tov.

Avant d’allumer les Nérot la veille de Yom Kippour, Il faut réciter la Béra’ha suivante :
BAROU’H ATA A.D.O.N.A.Ï ELO-HENOU MELE’H HA’OLAM ACHER KIDDECHANOU BEMITSVOTAV VETSIVANOU LEHADLIK NER CHEL YOM HA-KIPPOURIM.

Une femme qui ne se rend pas à la synagogue le soir de Yom Kippour, et qui n’entendra pas la Béra’ha de Chéhé’héyanou de la bouche du ‘Hazzan (l’officiant) lors du Kol Nidré, doit réciter 2 Béra’hot lors de l’allumage des Nérott :
Avant d’allumer : BAROU’H … ACHER KIDDECHANOU BEMITSVOTAV VETSIVANOU LEHADLIK NER CHEL YOM HA-KIPPOURIM. (Mentionnée précédemment)

Après l’allumage (et exclusivement après avoir terminé d’allumer toutes les Nérott qu’elle désire allumer !) : BAROU’H ATA A.D.O.N.A.Ï ELO-HENOU MELE’H HA’OLAM CHEHE’HEYANOU VEKIYEMANOU VEHGUI’ANOU LAZEMANN HAZE.

Mais attention !!!
Avant de réciter la Béra’ha de Chéhé’héyanou, elle doit également veiller à retirer ses chaussures en cuir et à cesser toute activité interdite à Yom Kippour, car dès l’instant où elle va dire la Béra’ha de Chéhé’heyanou, elle accepte la sainteté de Yom Kippour, et doit se soumettre à tous les interdits de Yom Kippour.

Nous avons l’usage de prier les 5 Téfilot de Yom Kippour enveloppés du Talitt.
C’est pourquoi nous avons l’usage de s’envelopper du Talitt la veille de Yom Kippour avant l’heure de la Chki’a (avant le coucher du soleil), afin de pouvoir encore réciter la Béra’ha sur le Talitt.

ספר אביר הרועים - בית מידות
ספר אביר הרועים
לפרטים לחץ כאן

הלכה יומית מפי הראש"ל הגאון רבי יצחק יוסף שליט"א

דין ברכת שפטרנו מעונשו של זה
לחץ כאן לצפייה בשיעורים נוספים

Les dernières Halachot publiées

"תנא דבי אליהו כל השונה הלכות בכל יום מובטח לו שהוא בן העולם הבא"

נדה ע"ג א'

8 Halachot Les plus populaires

Roch Ha-Chana

Extrait de propos de notre grand maitre le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l Rédigé par son petit-fils, le Rav Ya’akov SASSON Chlita Nous nous trouvons à l’approche des jours de Roch Ha-Chana, des 10 jours de repentir et de Yom Kippour. Nos maitres enseignent dans la Gu&......

Lire la Halacha

Ki Tavo - « Ce ne sont pas les apparences qui comptent ! »

Commentaires rédigés par le Rav David PITOUN, pour Halacha Yomit Les prémices ... וְשַׂמְתָּ בַטֶּנֶא ... (דברים כו-ב) …Tu [les] mettras dans une corbeille… » (Dévarim 26, 2 Début de notre Paracha) Contexte La Torah nous ordonne la Mi......

Lire la Halacha

‘Ekev

Commentaires rédigés par le Rav David PITOUN pour Halacha Yomit וְהָיָה עֵקֶב תִּשְׁמְעוּן, אֵת הַמִּשְׁפָּטִים הָאֵלֶּה, וּשְׁמַרְתֶּם וַעֲשִׂיתֶם, אֹתָם--וְשָׁמַר ה' אֱלֹקֶיךָ לְךָ, אֶת-הַבְּרִית וְאֶת-הַחֶסֶד, אֲשֶׁר נִשְׁבַּע, לַאֲבֹתֶיךָ. (דברים ז-יב) Pour prix de votre ......

Lire la Halacha

Les personnes soumises et exemptes du jeûne du 9 Av

Un malade sans danger Un malade (véritablement malade, qui est alité du fait de sa maladie, même s’il n’est pas en danger) est exempt de jeûner le 9 Av, car la sévérité du jeûne du 9 Av est moins importante que celle de Yom Kippour su......

Lire la Halacha


Chabbat ‘Hazon

Commentaires rédigés par le Rav David PITOUN pour Halacha Yomit Dans notre Haftara : הוֹי גּוֹי חֹטֵא, עַם כֶּבֶד עָו‍ֹן ... (ישעיה א-ד) « Malheur à toi peuple pêcheur, peuple lourd de fautes… » (Yécha’ya 1-4) Le prophète ......

Lire la Halacha

Ki Tétsé

Commentaires rédigés par le Rav David PITOUN, pour Halacha Yomit Le sceau du peuple d’Israël : Les qualités humaines ... לֹא-תְתַעֵב מִצְרִי, כִּי-גֵר הָיִיתָ בְאַרְצוֹ. (דברים כג-ח) « … n'aie pas en horreur l'Egyptien, car tu as séjou......

Lire la Halacha

Règles relatives au jour du 9 Av (5786)

Les 5 mortifications Le jour de Tich’a Bé-Av (le jeûne du 9 Av), 5 interdits sont en vigueur : Manger et boire ; Se laver ; S’enduire (le corps avec des huiles ou des crèmes corporelles de bien-être) ; Porter des chaussures en cuir ; Pratiquer l’intimit&......

Lire la Halacha

La période du ‘Omer

Les jours de la période du ‘Omer sont des jours d’une très grande sainteté, comme l’écrit le RAMBAN dans son commentaire sur la Paracha de Emor, car ces jours du compte du ‘Omer – depuis la fête de Péssa’h jusqu’&agra......

Lire la Halacha