Halacha pour jeudi 6 Cheshvan 5774 10 octobre 2013

Dédicaces
Merci de nous signaler par mail si un nom de cette liste n'a plus lieu d'y figurer (malade guéri, défunt dont les 12 mois sont achevés).
Pour une Azkara, merci de nous prévenir une semaine avant la date.

Pour la guérison totale de :
Nissim Ben 'Hanna (Roubach)
Mickaël Ben Louise Emouna
Oria Malka Bat Linda Suzanne
Michelle Bat Daisy Esther (Amar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Clotilde Lucienne Messaouda Ora Bat Myriam
Rav Ron Moché Ben Aviva (Chaya) z''l
Ra'hamim Ben David (Abi'hsira) z"l
Jacques Jacky Yaakov Ben Chalom (Ben Adiba) z''l
Alain Chélomo Ben Avraham (Sebban) z"l
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Yoël (Bouhnik) z"l
Ichaï Ben Sa'adya (Levi) z''l
Mordé'haï Ben Moché (Bensadoun) z''l
Germaine Rivka Bat Rachel Léa (Atlani) z''l

Lorsqu’on oublie de dire Barèh’ ‘Alénou

Pour l'élévation de la sainte âme de notre maître , couronne et gloire de notre génération, qui a tant donné pour la diffusion de la Torah dans le monde, qui a œuvré toute sa vie pour que cette Torah ne disparaisse jamais, qui a redoré l'identité du judaïsme Séfarade, notre maître Rabbenou Ovadia YOSSEF Ben Gorgié z.ts.l qui nous a quitté dans de rudes souffrances.

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Dans la précédente Halah’a, nous avons expliqué de façon générale le Din selon lequel nos maîtres ont instauré de demander les pluies dans la bénédiction de Birkatt Ha-Chanim de la prière quotidienne, depuis le 7 H’echvann.
Chacun doit donc être vigilant dans sa prière afin de ne pas oublier de mentionner la demande des pluies.
Nous allons à présent expliquer le statut de celui qui oublie de dire Barèh’ ‘Alénou dans sa prière.
 
Il est enseigné dans la Guémara Bérah’ot (29a) :
Lorsqu’on s’est trompé et que l’on n’a pas demandé les pluies dans la bénédiction de Birkat Ha-Chanim, on doit recommencer.
C'est-à-dire : une personne qui se trompe et qui ne dit pas Barèh’ ‘Alénou, a le statut de quelqu’un qui a omis une bénédiction de la prière, et qui est donc considéré comme quelqu’un qui n’a pas prié et qui doit recommencer sa prière s’il a achevé sa prière sans avoir dit Barèh’ ‘Alénou. Telle est la décision Halah’ique du RAMBAM (chap. 10 des Halah’ot relatives à la prière) ainsi que celle de MARANN l’auteur du Choulh’ann ‘Arouh’ (chap.117). 

Mais plusieurs cas de figure se présentent :

  • On se rend compte de l’oublie de Barèh’ ‘Alénou lorsqu’on se trouve encore dans la Birkat Ha-Chanim (la 9ème bénédiction de la ‘Amida de la semaine, qui est Baréh’énou en été, et Barèh’ ‘Alénou en hiver), et que l’on n’a pas encore conclu cette bénédiction : dans ce cas, on retourne au début de Barèh’ ‘Alénou, puis on poursuit la ‘Amida. 
  • On se rend compte de l’oublie de Barèh’ ‘Alénou lorsqu’on a déjà prononcé les mots de « Barou’h Ata A.D.O.N.A.Ï » de la conclusion de la bénédiction de Mévareh’ Ha-Chanim, mais sans avoir dit « Mévarè’h Hachanim » : dans ce cas, on dit les mots « Lamédéni H’oukéh’a », et on retourne au début de Barèh’ ‘Alénou, puis on poursuit la ‘Amida.
    (EXPLICATION : Les mots « Barouh’ Ata A.D.O.N.A.Ï Lamédéni H’oukéh’a » forment un verset des Téhilim (119). De cette façon, on n’aura pas prononcé le Nom d’Hachem en vain. 
  • On se rend compte de l’oublie de Barèh’ ‘Alénou lorsqu’on a déjà conclu la bénédiction de Mévareh’ Ha-Chanim par les mots « Mévareh’ Ha-Chanim », mais sans avoir entamé la prochaine bénédiction, qui est celle de « Téka’ Béchofar Gadol » : dans ce cas, on insert entre Mévareh’ Ha-Chanim et Téka’ Béchofar Gadol, la phrase suivante : « Vétene Tal Ou-Matar Livrah’a », puis on poursuit la ‘Amida. (Dans ce cas précis, il est bon de redire cette phrase une nouvelle fois dans la bénédiction de Chéma’ Kolénou, juste avant de conclure par « Ki Ata Chomé’a Téfilatt Kol Pé Barouh’ Ata… ») 
  • On se rend compte de l’oublie de Bare’h ‘Alénou lorsqu’on a déjà entamé la bénédiction de Téka’ Béchofar Gadol : dans ce cas, on poursuit la ‘Amida, et lorsque l’on arrive à la bénédiction de Chéma’ Kolénou, juste avant de conclure cette bénédiction par la formule « Ki Ata Chomé’a Téfilatt Kol Pé », on insert la phrase « Véeten Tal Ou-Matar Livrah’a ‘Al Kol Péné Ha-Adama ». 
  • On se rend compte de l’oublie de Barèh’ ‘Alénou lorsqu’on a déjà prononcé les mots de « Barouh’ Ata A.D.O.N.A.Ï » de la conclusion de la bénédiction de Chéma’ Kolénou, mais sans avoir dit « Chomé’a Téfila » : dans ce cas, on dit les mots « Lamédéni H’oukéh’a » (voir plus haut), puis on reprend au début de la bénédiction de Chéma’ Kolénou en insérant la phrase « Vétene Tal Ou-Matar Livrah’a ‘Al Kol Péné Ha-Adama ». 
  • On se rend compte de l’oublie de Barèh’ ‘Alénou lorsqu’on a déjà conclu la bénédiction de Chéma’ Kolénou, en ayant déjà prononcé les mots « Barouh’ Ata A.D.O.N.A.Ï  Choméa Téfila », mais sans avoir entamé la prochaine bénédiction, qui est celle de Rétsé : dans ce cas, on insert entre Choméa Téfila et Rétsé, la phrase suivante : « Vétene Tal Ou-Matar Livrah’a », puis on poursuit la ‘Amida. 
  • On se rend compte de l’oublie de Barèh’ ‘Alénou lorsqu’on a déjà entamé la bénédiction de Rétsé, ou bien lorsqu’on se trouve dans les bénédictions suivantes, ou même lorsqu’on se trouve dans le paragraphe de « Elokaï Nétsor » : tant que l’on n’a pas encore dit le 2ème Yihyou Lératsone, on retourne à la bénédiction de Barèh’ ‘Alénou, puis on poursuit la ‘Amida. 
  • On se rend compte de l’oublie de Barèh’ ‘Alénou lorsqu’on a déjà dit le 2ème Yihyou Lératsone, même si l’on n’a pas encore reculé (les 3 pas) : on recommence la ‘Amida depuis le début.

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