Halacha pour mardi 11 Cheshvan 5785 12 novembre 2024

Pour la guérison totale de :
Nissim Ben 'Hanna (Roubach)
Mickaël Ben Louise Emouna
Oria Malka Bat Linda Suzanne
Michelle Bat Daisy Esther (Amar)

Pour l'élévation de l'âme de :
Clotilde Lucienne Messaouda Ora Bat Myriam
Rav Ron Moché Ben Aviva (Chaya) z''l
Ra'hamim Ben David (Abi'hsira) z"l
Jacques Jacky Yaakov Ben Chalom (Ben Adiba) z''l
Alain Chélomo Ben Avraham (Sebban) z"l
Eliyahou El'hanan Its'hak Ben Yoël (Bouhnik) z"l
Georges Jojo Nissim Ben Moché (Hadjadj) z"l
Yvonne Ouarda Bat Sultana (Hadjadj, née Fitoussi) z"l
Ichaï Ben Sa'adya (Levi) z''l
Mordé'haï Ben Moché (Bensadoun) z''l
Germaine Rivka Bat Rachel Léa (Atlani) z''l

Le respect des parents après leur disparition

Au même titre qu’un homme est soumis au devoir d’honorer ses parents de leur vivant, ainsi il est soumis au devoir de les honorer après leur disparition.
Il est certain qu’il lui est interdit de les mépriser après leur disparition.

Il est rapporté dans une Baraïta citée dans le traité Kiddouchin (31b) :
Si un fils cite un enseignement prononcé par son défunt père, il doit dire : « Ainsi a dit mon père. Haréni Kaparatt Michkavo (Que je serve d’expiation à sa place, c'est-à-dire, que l’on m’inflige tous les châtiments que son âme devrait subir) ».
Le fils exprime ainsi une volonté de prendre sur lui quelques souffrances à la place de son père, afin que le mal ne le touche pas dans l’Autre Monde.

Quel est le sens de cette phrase ?
Il est vrai que les commentateurs ont débattu sur le sens de cette phrase, mais notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l écrit que le véritable sens de cette phrase n’est pas d’exprimer que s’abattent sur le fils des souffrances à la place du père, et il cite des preuves à ses propos.
Le véritable sens est uniquement une marque de respect, et aussi le fait que lorsque le fils prononce cette phrase, il aide le père à ne pas souffrir dans l’autre monde.

Dans son e livre « Avir Ha-Ro’im » (début du vol.2), le Rav Ya’akov SASSON Chlita (directeur de notre site Halacha Yomit, et digne petit-fils de notre maître le Rav z.ts.l) explique que le sens de la phrase « Haréni Kaparatt Michkavo » est d’exprimer la volonté que le mal n’atteigne pas le défunt lorsqu’il est dans la tombe, car – comme on le sait – c’est essentiellement durant la 1ère année après le décès qu’aucun mal ne doit atteindre le défunt dans sa tombe. C’est pourquoi, on mentionne « Michkavo » (le lieu où il repose) exclusivement durant toute la 1ère année, car c’est à ce moment qu’il faut prier pour qu’il ne souffre pas dans sa tombe.           

Dans quelle situation précise le fils doit prononcer cette phrase ?
Le fils ou la fille du défunt doivent dire cette phrase exclusivement pendant les 12 mois de deuil, mais après les 12 mois de deuil, ils devront dire simplement « Mon père, Zi’hrono Livra’ha (que son souvenir soit une bénédiction) ».
En effet, au-delà des 12 mois de deuil, il n’est pas nécessaire de dire la formule « Haréni Kaparatt Michkavo », car le jugement dans le Guéhinam dure seulement 12 mois, et au-delà de cette période, cette phrase n’a plus de sens, puisque aucun mal ne peut être infligé à l’âme de son défunt père (même si certains Récha’im subissent un jugement plus long dans le Guéhinam, en général, le jugement ne dure que 12 mois).

Malgré tout, notre maître le Rav Ovadia YOSSEF z.ts.l écrit que l’on est tenu de dire la formule « Haréni Kaparatt Michkavo » ou d’autres phrases honorifiques comme celle-ci, uniquement lorsqu’on cite un enseignement Halachique au nom de son défunt père, comme les termes de la Baraïta le précisent : « Si quelqu’un cite un enseignement prononcé par son défunt père… ».
Or, le terme « enseignement » désigne exclusivement des paroles de Torah.
Mais lorsqu’on mentionne de simples paroles prononcées par son défunt père, qui ne sont pas des paroles de Torah mais uniquement des propos profanes, il n’est pas nécessaire d’ajouter ces mots.
De même, lorsqu’on fait mention d’une bonne attitude adoptée par sa défunte mère, il faut ajouter ces mots (« Haréni Kaparatt Michkava »).
Par exemple, lorsqu’on raconte qu’elle avait l’usage de réciter la bénédiction des Nérot de Chabbat avant l’allumage – conformément à l’opinion de l’ensemble des Richonim (décisionnaires médiévaux) et de MARAN l’auteur du Choul’han ‘Arou’h’ - ou d’autres exemples comme celui-ci.

Dans une prochaine Halacha, nous traiterons du devoir de dire le Kaddich après la disparition des parents.

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